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 Un nouveau départ. [PV: Mugetsu & Sakura]

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Zoë Itagaki

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MessageSujet: Un nouveau départ. [PV: Mugetsu & Sakura]   Mer 23 Mar - 18:17


La mer occupait l'horizon. Enfin, pas tout l'horizon, car les pointes des deux grandes îles qu'était Hokkaido et Honshu se dessiner au-delà de l'horizon plat. D'un côté, Hokkaido avec tout mon passé, plus ou moins heureux, de l'autre Honshu, que j'allais traverser dans la journée afin d'attendre mon futur, l'île Mahora. Il était 7 h 00 et j'allais atteindre dans quelques minutes la ville portuaire d'Aomori, à l'extrême nord d'Honshu.

J'étais partie à 21 h 30 de mon internat, enfin je devrais dire maintenant mon ancien internat. Ce jour-la, la journée de cours m'avais été dispensée afin que je prépare mes baguages et que je termine les derniers préparatifs. Cela faisait déjà plusieurs jours que j'avais fini ma valise, j'avais donc passé ma journée à traînasser dans les longs couloirs du bâtiment dédié au dortoir. J'avais fait le tour des endroits où j'avais des souvenirs importants ; la salle de chimie où je m'étais faite agressée, le réfectoire, les allées du jardin puis la chambre que j'avais partagée avec ma seule et unique amie, ma chambre depuis de longues années. À 21 h, heure habituelle de couvre-feu, j'avais été appelée à me préparer afin de partir. Un homme du personnel de l'internat vient récupérer ma valise, je mis mon sac sur mon épaule et je montai dans le bus qui s'arrêtait juste devant les grilles de l'internat. L'homme me rendit ma valise, les portes battantes du bus se fermèrent. Je vis au loin les lueurs de l'internat s'effaçaient dans l'obscurité de cette nuit d'hiver. Un mélange de mélancolie naissaient en moi. Peut-être parce que ce lieu avait été ma maison depuis l'âge de six ans.

Au bout d'une demi heure, j'atteins la ville de Sapporo. J'y étais déjà allée quand j'étais petite avec mes parents mais également en sortie scolaire avec ma classe à l'internat. Je connaissais un peu cette ville et je me rendis sans me servir du plan que mon frère m'avait remise. J'arrivai à la gare où je pris un train jusqu'à Hakodate. Je montai dans le train qui arriva à l'heure et me prépara à 4 h 30 de rail. Un casque sur les oreilles, je fermais les yeux et commençai à dormir. Une douce mélodie folk me réveillai vers 3 h 00. Le train était arrivé. Là arrive le moment le plus comique du voyage. Au contraire de Sapporo, je ne connaissais strictement pas la ville de Hakodate même si on peut dire que trouver un port, d'habitude, n'est pas vraiment un casse-tête. Oui, mais sauf à 3 h 00 du mat, réveillée de force de sa courte nuit de sommeil, là, tout de suite, c'est un peu plus compliqué. Au bout d'un quart d'heure, j'atteignis le port d'Hakodate et je montai avec cinq minutes d'avances dans le ferry qui devait m'amener à Aomori.

J'avais réussi à rattraper un peu de sommeil dans le ferry. La douce brise ainsi que le bruit des vagues m'avaient servi de berceuse. Je me réveillai vers 6 h 30, un peu plus éveillée que la première fois. Je descendis du pont et trouvai un coin tranquille afin de déplier ma carte. Je ne mis pas beaucoup de temps à trouver la gare d'Aomori puis je montai dans mon shinkansen et reparti pour 3 h 00 de route. Après avoir rangé ma valise, je partis acheter deux barres de chocolat. Je mangeai la première comme petit-déjeuner et je gardai la deuxième au cas ou. C'était la seule chose que je n'avais pas prévue ; la nourriture. Avec mon frère, on avait réussi à sortir de l'argent du compte où étais stocké l'héritage de mes parents. La famille de mon frère me paya la moitié des frais des transports et mes frères m'offrirent mon tout premier portable, soit disant qu'il était obligatoire qu'ils puisse me joindre à tous moments. Je ne savais vraiment pas comment les remercier. Je me promis intérieurement de faire tout mon possible pour me faire accepter dans mon nouvel environnent et de les rassurer le plus vite possible.

Le train entrât en gare d'Ueno. Je n'étais jamais allée à Tokyo, ni sur toute l'île Honshu en fait. Je sortis de la gare afin de manger un peu et de passer le temps avant de prendre ma correspondance pour Osaka. Dès que je mis le pied dehors, la foule intense me déstabilisa. Avant d'arriver, je m'étais dit que ça serait bien de visiter un peu et de trouver un bon petit resto pas cher, mais la fatigue du voyage me fis changer d'avis. Je fis route vers une petite échoppe de ramen près de la gare. Après mettre rempli l'estomac, je repris le train en direction d'Osaka. Il était 12 h 00.

Le voyage entre Tokyo et Osaka se passa sans problème. Le trajet était long et ennuyant. J'avais encore passé la majeure partie du trajet à dormir, d'un sommeil sans rêve. Après 3 h 00 de shinkansen, j'avais prévu de rester deux heures sur Osaka, afin de faire un peu de tourisme. J'avais entendu dire qu'Osaka était une ville intéressante, c'est pour cela que je pris une longue pause, afin de me remettre sur patte avant de découvrir l'île Mahora. Je partis en premier vers un conbini, m'acheter quelques trucs à grignoter. En effet, la barre de chocolat de la matinée n'avait pas fait long feu et j'avais un peu faim. Après avoir fait mes emplettes, je commençai ma visite.

Il était 17 h 00. Cela faisait plus de 10 minutes que j'étais arrivée au niveau du port d'Osaka, afin d'attendre ma navette qui m'amènerait à l'île de Mahora. J'avais les jambes un peu engourdies d'avoir marché à travers les rues d'Osaka. Je me rendis compte que je connaissais à peu près rien sur ma destination, seulement que j'allais me rendre dans le district d'Eruden, celui du port et que je devais me rendre dans le district consacré à la pension. Il commençait à faire nuit ; le bateau entra au port. Je pris place à bord de la navette. Le trajet n'était pas très long. Je restai sur le pont et je perdis mon regard dans les flots. Malgré le calme qui régnait, je ne restai pas longtemps dehors, car il commençait à faire froid. Je relus toutes les informations que l'on m'avait fournie sur l'île et je m'assoupis pour la énième fois de la journée. Quand je me réveillai ; le port d'Eruden était proche. De loin, on aurait dit un port banal, rien ne pouvait indiquer que les habitants de cette île n'étaient pas normaux. Le bateau accostait. J'étais arrivée.

Je descendis la passerelle et j'atteignis le sol. Une sensation bizarre me parcourus le corps. De mémoire, j'identifiai que ce choc devait être lié à la barrière protectrice de l'île, appelée MIYU. Cette barrière était des plus particulière car elle protégeait l'ensemble de l'île aux regards des personnes non concernées. J'avais également entendu dire qu'il semblait qu'elle avait une âme. Cette île était définitivement pas normale. Je venais d'entrée dans un monde magique. Cette pensée me fis sourire. Bien que je ne sois pas totalement humaine, j'ai été pendant longtemps élevé comme et tout me semblait nouveau. Je ne pus m'arrêtais un moment pour contempler les bâtiments qui m'entouraient. Ma nouvelle vie commençait.





Dernière édition par Zoë Itagaki le Dim 3 Avr - 16:27, édité 1 fois
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Mugetsu Nakahara

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MessageSujet: Re: Un nouveau départ. [PV: Mugetsu & Sakura]   Ven 1 Avr - 19:06

Le bruit des vagues sur le sable est l’un des plus reposant que je connaisse. Le flux et le reflux, ce son mouillé et étouffé, c’est vraiment relaxant. Et… Ça donne envie de pisser, aussi. Ouais, bon, je me vois mal mettre ça dans ma future chanson. Parce que si je me balade sur les côtes de Mahora, c’est pour trois raisons : de un, marcher sur la plage c’est bon pour l’inspiration. De deux, l’air salé est excellent pour mes poumons en décomposition. De trois, il faut que je me vide la tête après la scène que j’ai faite quand Yasu m’as présenté sa nouvelle conquête, une espèce de Lilith blondasse avec des yeux dorés et des seins aussi gros que des melons. Bah. J’ai vraiment du mal à comprendre en quoi ce genre de filles intéresse les mecs. Les mecs norm… Hétéros. Je shoote dans un petit tas de sable pour évacuer ma colère. Qu’est-ce que je peux être con !

Ce matin, je me suis levé aux aurores pour mes trois heures de soins quotidiens. Aérosols, médocs, massages, exercices respiratoires, rechargement du pentacle, la totale. J’en suis sorti crevé et éreinté, mais bon, au moins je respirais comme une personne saine. Je supporte mieux les hôpitaux depuis que ces nouveaux médecins ont pris du service, plus sympas et branchés que les vieux qui exerçaient avant. Et puis des fois je croise Itami-chan, et rien que ça me met du baume et de cœur et du soleil dans ma journée. Mais ce matin, pas de Shinigami aux cheveux bleus pour discuter de la pluie et du beau temps. Bref, après l’épisode « Hôpital », je suis allé déjeuner au restaurant avec le groupe. Enfin, je dis restaurant, c’est plus le genre brasserie familiale qui servent des supers bons petits plats comme des soupes miso, des nouilles aux légumes, ou alors des repas européens comme des croques-monsieurs ou des lasagnes. Yasu, Omi et Shiki étaient déjà là, et Iku nous rejoint assez rapidement, profitant d’heures de permanence pour sortir de la Pension.

Ce repas m’as mis de meilleure humeur, c’est toujours agréable de manger avec ses potes, surtout quand lesdits amis forment avec vous un des groupes les plus connus de l’île. YOMI’S Day avait de plus en plus de succès, c’est dommage qu’on ne puisse se produire qu’à Mahora pour ne pas ébruiter l’existence des mutants dans le monde entier. Après le déjeuner, séance de répétitions pour le prochain concert. Tout allait bien, l’ambiance était géniale, la musique était bonne et on se débrouillait pas trop mal avec le nouveau morceau jusqu’à ce que mademoiselle Mikuru Uotani débarque avec sa poitrine planétaire et son sourire de poupée Barbie.

Bon, au début, on pensait juste que c’était une fan comme les autres qui venait pour un autographe, ou une fille qui voulait rejoindre la bande, jusqu’à ce que Yasuki la prenne dans ses bras et lui roule une pelle magistrale qui devrait figurer au patrimoine immatériel de l’Unesco tant sa réalisation tenait de l’œuvre d’art. Non, stop, il faut que j’arrête de penser au don pour les patins de Yasu, sinon je vais repartir dans des fantasmes qui ne se réaliseront jamais et ça va me faire du mal. Les fans de mon meilleur ami m’insupportent et m’horripilent, mais c’est parce qu’elles sont justes collantes et ridicules et tout et tout. Mais les femmes qu’il met dans son lit ! Ces espèces de chiennes, ces traînées qui pensent avoir son amour, me donnent envie de vomir. Elles le connaissent à peine mais couchent avec lui. Ça m’écoeure, ça me révolte, ça me rend terriblement jaloux.

J’ai réussi à prendre sur moi, mais Mikuru était tellement dégoulinante, tellement hypocrite que j’ai fait une crise de nerfs. La moutarde au nez et les larmes aux yeux, j’ai vaguement grommelé une excuse parlant de manque de sommeil et je suis parti en claquant la porte. J’ai couru au hasard et, me retrouvant à la gare, j’ai pris le premier train pour Mizurei. J’ai pleuré un bon coup pendant le trajet, puis je suis descendu, dévalant les dunes jusqu’à la grève, et me voilà. J’entre à présent dans le port d’Eruden, très calme pour la première fois depuis que j’ai ouvert les yeux. Je me met à fredonner en me bladant dans les docks et j’arrive sur le quai à temps pour voir le bâteau qui fait la liaison entre Mahora et le Japon lever l’ancre et partir. Des nouveaux arrivants ont-ils posés le pied sur l’île ? Tiens, j’ai vu juste, il y a une jeune fille à l’air un peu perdu, debout au milieux de ses valises, le visage surpris, ses sentiments formant une tapisserie d’impatience, d’anxiété et de curiosité. Le vent chargé d’embruns fait voler ses longs cheveux bruns tandis qu’elle cherche quelque chose des yeux. Sûrement un panneau indiquant le chemin vers la Pension ; elle a l’air d’une collégienne. Ou d’une lycéenne. D’une élève quoi. Je m’avance vers elle, un sourire de bienvenue aux lèvres :


« Bonsoir. Vous êtes une nouvelle arrivante ? Alors bienvenue sur Mahora ! Je me présente, Mugetsu Nakahara, je fais parti d’un groupe assez connu, YOMI’S Dawn. Vous avez l’air un peu perdue… Si vous cherchez le Bureau d’Intégration pour vous rescencer et recevoir toutes les infos nécéssaires, c’est dans cette direction. Voulez-vous que je vous aide à porter vos valises ? »



Dernière édition par Mugetsu Nakahara le Sam 7 Mai - 14:52, édité 1 fois
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Sakura Kaori

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MessageSujet: Re: Un nouveau départ. [PV: Mugetsu & Sakura]   Mer 6 Avr - 20:02

Je me tenais, là, face à la mer, assise dans le sable. Je sais que c'est quelquechose de courant, d'apprécié, plaisir parmi les plaisirs. La plage, endroit béni des dieux, lieu mille fois chéri par les gens de tout âge, pour y bronzer, jouer, se baigner, glander. Mais moi, là, qui regardait cette énorme étendue toute bleue, et bien je faisais pas la fière. J'essayais de m'y habituer, et je m'étais dit que si je la voyais souvent, je n'en aurai plus peur.

C'est fou comme on peut se tromper parfois, non ?

J'étais donc là, tremblante, secouée de cauchemards éveillés, où j'étais aspirée dans les pronfondeurs glacées de ce monstre difforme, hideux. J'avais toujours eu peur de l'eau. Un peu comme certains ont peur des insectes, ou du vide. Moi j'ai peur de ce vide là, sans personnes, où rien n'est solide et où rien ne peut lutter.
Avoir peur d'un truc qui est même pas vivant, c'est stupide quand même, aussi je m'efforçais de surmonter ma terreur.

Je regardais ma montre. Une demi-heure que je fixai sans but l'infamie, graine de mes plus grandes frayeurs. A vrai dire, s'il faisait chaud, j'était quand même frissonnante et au bord de la crise nerveuse. Je me levai, et m'éloignai enfin de cette saloperie. Fiouuuuu, ça fait du bien ! J'avoue que j'avais vraiment la dalle, et malgré ce que disent les diététiciens, je pris le risque et mon paquet de bonbons. Gout pomme. Je croquai le premier, passant mes nerfs dessus, laissant le doux parfum envahir ma bouche et mes sens. J'en pris un second, et décidai de le laisser durer. Le gout, délice voluptueux et entêtant, se diffusa dans mon corps, en même temps que le bien être. Je souris, laissant derrière moi l'ignoble souvenir, pourtant proche, du grand bleu.

"Hey, la vie continue ! Voyons voir ce qu'elle me réserve cette fois là !"

Oui, j'aime parler seule. D'ailleurs, je l'était un peu trop... Il fallait que je trouve des gens avec qui m'ennuyer. C'est toujours plus drôle. Plus y'a de fous, plus on rit. Ou comme le disais son frêre, plus y'a de fous, moins y'a de riz. J'ai pouffé toute seule, comme une dérangée, au souvenir lointain de mon frêre.
Je notai distraitement que le bateau-navette repartai et... Là ! Un groupe de deux ! Mugestu-san, que je connaissais de loin, et une personne que je remettai pas. Je décidai de leur faire une blague. J'vous ai dit que j'adorais les blagues ? Mugestu ne me connaissait pas assez pour me reconnaitre, quand à l'autre, si elle était nouvelle, on pouvait s'autoriser une petite frayeur...

Je remontai mon écharpe sur mon visage, crochettait une gouttière et me hissai sur le toit d'un entrepôt. Je pris mon élan, avant de bondir devant le maigre troupeau, tombant du ciel, avec ma vitesse légendaire.. Je sais, la formule est démodée, et elle fait grossier dans la bouche d'un maître ninja, mais bon. On s'amuse comme on peut.

"La bourse ou la vie !"

Existe t'il meilleur moment que celui où on découvre la surprise absolue sur le visage des autres ?
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Zoë Itagaki

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MessageSujet: Re: Un nouveau départ. [PV: Mugetsu & Sakura]   Mer 13 Avr - 10:49

[Désolé du retard ! >>]

« Bonsoir. Vous êtes une nouvelle arrivante ? Alors bienvenue sur Mahora ! Je me présente, Mugetsu Nakahara, je fais parti d’un groupe assez connu, YOMI’S Day. Vous avez l’air un peu perdue… Si vous cherchez le Bureau d’Intégration pour vous rescencer et recevoir toutes les infos nécéssaires, c’est dans cette direction. Voulez-vous que je vous aide à porter vos valises ? »

Quelqu'un venait de s'approcher de moi. Cette aide était providentielle, je ne perdrais pas de temps inutilement pour atteindre la Pension. De plus, le temps s'assombrissait à vu d'œil, laissant place à une froide nuit d'hiver et franchement, j'avais envie de me reposer dans un vrai lit bien confortable au plus vite.

L'inconnu qui venait de s'approcher était mince, pas très grand et avait des cheveux d'un très joli blond. De loin, j'avais cru voir quelqu'un qui avait à peu près mon âge, ou tout au plus cinq années d'écart. Mais le ton de sa voix et sa démarche m'avait donné l'impression qu'il était beaucoup plus vieux que moi. C'était vraiment déroutant. Mais bon, je venais d'arriver sur une ile de mutants et si je ne croisais pas quelques personnes bizarres, c'était que je m'étais trompée d'endroit.

Nakahara-san (car l'inconnu c'était présenté) venait de me confirmer que j'étais à bon port. Le ''jeune homme'' (vu que je n'avais aucune idée de son âge) avait également ajouté à sa présentation le fait qu'il jouait dans un groupe assez connu. Je me demandais de quel instruments il jouait. Mais, il me vient soudain à l'esprit que je ne m'étais toujours pas présenté et que ce n'était pas un comportement des plus poli.


« Oui, je viens juste d'arriver. Je m'appelle Zoë Itagaki, enchanté. Pour mes valises, ce n'est pas de refus. »

Je me souvins alors d'avoir lu quelque chose sur ce « Bureau d’Intégration ». Je me tournai dans la direction indiquée par Nakahara-san. Le bâtiment en question m'avait paru familier, est-ce mon frère qui avait trouvé une photo et qui me l'avait montré ? Probable. Mais c'était quand même bizarre d'oublier une information aussi importante. Tant pis, de toute façon je n'étais pas sur une ile déserte et mon guide avait l'air de bien connaître les lieux. J'empoignai la hanse d'un de mes sacs, laissant l'autre à portée de Nakahara-san quand un mouvement indistincts m'interpelais. En effet, une jeune fille venait d'atterrir devant notre petit groupe. Oui, atterrir. Je me demandais bien d'où elle avait pris son envol, mais là n'étais pas la question.

« La bourse ou la vie ! »

Ah. Ok. Je ne savais pas si c'était la fatigue, mais la situation présente était invraisemblable. La jeune fille semblait être une kunoichi. Je crois que je l'avais compris grâce à sa démarche, souple et forte, comme dans les comtes. Quand j'étais petite, j'étais assez fan de ce genre de comtes ancestraux, d'histoires légendaires de samurais et de ninjas dans un Japon féodal. Sauf que là, je n'étais pas dans un comte et ma bourse ne semblait pas être en sécurité.

Ni ma vie d'ailleurs. Un magnifique fourreau rouge pendait tranquillement dans le dos de la jeune fille, laissant apercevoir le manche d'un katana. Certes, le katana était bien réel, mais je n'avais pas entendu dire que Mahora était une île dangereuse. Je regardais la kunoichi avec un mélange d'admiration, de suspicion et d'étonnement. Une mauvaise blague. Cela devait surement être une mauvaise blague. Je me tournai lentement vers Nakahara-san avec un visage sérieux.


« Euh, qu'est-ce que c'est ? »

Certes, la formulation n'était pas des plus polie, surtout envers la kunoichi, mais elle résumait bien en quelques mots la situation.
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ. [PV: Mugetsu & Sakura]   Sam 7 Mai - 15:24

Zoë Itagaki ? Ça sonnait bien ! Un joli nom pour une jolie fille, comme dirait Yasuki. Tiens, en parlant de lui... Ma colère était retombée, au final. Je m'en voulais vraiment de m'être emporté comme ça. Quand on y pense, je suis vraiment à bout de nerfs ces temps-ci... Un peu de repos me ferait du bien. Et de la musique aussi. Et un petit ami, haha. Bref, la gente demoiselle était en détresse et apparemment en plein combat avec une montagne de vilaines valises. Je me penchais pour saisir la plus grosse malle quand un bruit sourd et une paire de jolies gambettes apparurent (oui, les bruits n'apparaissent pas, mais c'es une licence poétique, sinon tout mon texte est gâché).

« La bourse ou la vie ! »

I beg your pardon ? Depuis quand y a-t-il des détrousseurs à Mahora ? Surtout dans un district comme Eruden, très surveillé et fréquenté. La kunoichi qui nous menaçait avait pourtant l'air sérieuse, derrière son écharpe relevée. Toutefois, lorsque sa toile d'émotions se peingnit dans mon oeil intérieur, je poussais un soupir mi-fatigué mi-amusé. Essentiellement de l'amusement. C'était donc une blague... Je me tournais vers la nouvelle pour la rassurer, mais elle me prit de cours en se tournant vers moi avec un air empreint de flegme et lâcha sur un ton fatigué et incrédule :

« Euh, qu'est-ce que c'est ? »

J'éclatais de rire. Un vrai, bon, gros rire chaleureux et jovial qui acheva de chasser les derniers germes de colère et de tristesse. Zoë ne se laissait pas démonter et c'était tant mieux, elle risquait d'en voir de toutes les couleurs pendant son premier mois sur Mahora.

« Il me semble que c'est une jeune demoiselle qui veuille vous faire peur, Itagaki-san. Quand à vous, mystérieuse ninja masquée, pourriez-vous m'aider à accompagner cette petite nouvelle à la Pension ? Le BIM est fermé à cette heure-ci, autant qu'elle s'installe. »

Requête un peu précipitée mais le soleil déclinait rapidement et la nuit, je n'aimais pas trop me rendre à la Pension au vu des bestioles qui traînaient dans le coin. Je soulevai la malle et me mit en route, dans une direction que j'espérais la bonne. Ça faisait une dizaine (voir une vingtaine) d'années que je n'étais plus scolarisé et le chemin s'étais un peu estompé dans mon esprit... Une quinte de toux m'étrangla et je courbais un peu plus ; ma gorge était un peu plus obstruée qu'avant. Et je n'avais plus de Ventoline sur moi. Ô dieux, faites que je ne fasse pas une crise...
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Sakura Kaori

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MessageSujet: Re: Un nouveau départ. [PV: Mugetsu & Sakura]   Mer 11 Mai - 17:11

Ahah... De la surprise, j'avais dit, non ? J'ai eu le droit à un sourcil froncé et un éclat de rire. Ah. Ca faisait toujours plaisir, d'être prise au sérieux comme ça. J'aurai peut être du faire semblant de trucider le garçon. Je retirais mon écharpe de mon visage et poussai un petit soupir attristé.

"Je suis pas crédible à ce point là ? Dans ce cas, excusez moi tout les deux pour cette farce qui ne fût même pas drole - sauf pour un. J'admire aussi votre calme."

Je détournai mon attention de Mugestu, et plantais mon regard dans celui de la jeune fille. Elle était nouvelle ? Je ne me souvenais pas de l'avoir déjà croisé sur la pension ou pendant les cours. Il me semblait d'ailleurs avoir vu une note à ce sujet, mais impossible de me souvenir du sujet du-dit circulaire.

« Il me semble que c'est une jeune demoiselle qui veuille vous faire peur, Itagaki-san. Quand à vous, mystérieuse ninja masquée, pourriez-vous m'aider à accompagner cette petite nouvelle à la Pension ? Le BIM est fermé à cette heure-ci, autant qu'elle s'installe. »


Ah, c'était ça ! La note de ce matin, annonçant l'arrivée proche d'une nouvelle pensionnaire, qui devait partager la même chambre qu'Itami, Alyss et moi. C'était même une des raisons pour laquelle j'étais venu ici. Ma mémoire n'est plus ce qu'elle était. L'âge, sans aucun doute. Je m'approchai d'elle, m'inclinai légèrement, un grand sourire aux lèvres.

"Tu es Zoë-san, c'est ça ? Nous sommes dans la même chambre, je vais vous aider pour porter tes affaires. Tu vas voir, la pension c'est vraiment bien, tu devrais t'y plaire. Je m'appelle Sakura Kaori, et comme tu as du le deviner, je suis Kunoichi. On est tous un peu spécial, par ici."

J’agrandis un peu plus mon sourire, attrape une valise à deux mains, et me met en marche derrière Mugestu-san sans attendre la réponse de la jeune fille. La pension était loin, on aura le temps de parler en chemin. Le soleil descendait doucement, l'air était doux, tout allait bien, jusqu'à ce que le jeune garçon se plia en deux, toussant d'une façon assez... Inquiétante. Je m’arrêtai et plaçai une main sur son épaule, inquiète.

"Ca va aller ? Tu as pas l'air bien ?"
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