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 "Premieres armes" (PV : Morgan )

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Keiji Takahira

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MessageSujet: "Premieres armes" (PV : Morgan )   Dim 20 Mar - 21:53

Sanayel tira une dernière bouffée de sa cigarette avant de rentrer dans le local.

Et quel local.... Un vieux bâtiment désaffecté qu'on avait remis en êtat peu avant son arrivée. Son matériel venait d'être livré, à une vitesse impressionnante. Livré ET installé. Incroyable comme l'argent semble accélérer le temps et plus particulièrement la vitesse de travail. Mais il avait besoin de tout son matériel au plus vite pour se sentir vraiment chez lui.

Il poussa la porte, dérangeant une araginée au passage. De nombreux présentoirs vides tapissaient les murs, et au dessus du comptoir se tenait le blason des Ahluin, conformément à sa demande. L'ouvrage était grossier, mais sa présence familière, dans tous les sens du terme, rassurait Sanayel. Maintenant, sa vie se déroulerait ici, et ces armoiries en était la preuve.

Quelques armes étaient déja posées au sol. Sanayel les avait commandé pour avoir un aperçu de la puissance de feu actuelle. Chaque arme était étiquettée avec le nom, le fabricant, et de nombreuses informations semblables. L'industrie de l'armurerie avait gardé son sérieux et son professionalisme, il devait bien le recconnaitre. Il nota rapidement le nombre important d'armes de poing, et l'absence quasi complête d'autre matériaux que le métal.

Il explora le reste de la batisse, qui comportait une salle de tir, où de longs et êtroits corridors se succédaient,
un débaras, dont le désodre contrastait avec la pièce précédente. La troisième salle était entièrement vide, et Sanayel ne savait pas quelle utilité lui trouver. Ca viendra surement avec le temps.

Il retourna ensuite récuperer les armes, dans le but de les tester. Il alluma une seconde cigarette, et alla essayer les armes.

Il avait fini de tirer avec les armes de poing et testai maintenant un Steyr AUG en réfléchissant à l'indescriptible sentiment de bien être qu'il ressentait. C'est dans les détonations et le bruit des douilles tintant sur le sol qu'il entendit la porte se refermer.

Il retourna sur ses pas, un sourire béat aux lèvres. Un jeune garçon se tenait devant lui, l'air neutre et assez passif.

" 'Voulez qu'êke chose, 'têt ? "

Il machonnai toujours sa cigarette, et remarqua alors l'insaisissable impression de... Non, mépris n'était pas le terme, d'indifférence profonde, qui ressortait du personnage. Il abaissa son arme, et révisa sa façon de s'exprimer.

"J'ai pas que ça à faire, donc si vous désirez quelquechose, vous le dites maintenant."

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Morgan S. Thornwood

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MessageSujet: Re: "Premieres armes" (PV : Morgan )   Mer 23 Mar - 20:49

Cela faisait 2 semaines que Morgan avait commencé les cours, et l'hystérie collective de début d'année, avec tous les papiers à remplir, les inscriptions aux clubs, la reconnaissance des lieux, les cours de japonais dès qu'il avait un peu de temps libre, tout commençait seulement à se calmer et à se mettre en place doucement. Maintenant qu'il s'était suffisamment perdu dans les bâtiments de l'école pour finir par les connaître, qu'il avait intégré le fait qu'on était sur une île pour mutants et qu'il était _théoriquement_ doué de pouvoirs magiques, le brun avait pensé qu'il était temps de prendre un peu de temps libre, ou en tous cas de sortir pour la première fois de l'école.
En réalité, ce n'était pas exactement du pur temps libre. Les membres de l'administration, puis les professeurs d'art magique et de combat, l'avaient tous prévenus qu'ici les combats contre les bêtes vraiment étranges et franchement dangereuses étaient fréquents, que ses pouvoirs magiques n'étaient quasiment pas développés et qu'il avait donc tout intérêt à se trouver une arme et à apprendre à combattre rapidement.
Son frère n'ayant pas encore réapparut dans sa vie, encore heureux, et il voulait être suffisamment prêt pour survivre à leur prochaine entrevue.
Il avait donc traîné un peu partout durant le week-end aux endroits où on lui avait indiqué qu'il pourrait trouver des armes et les professeurs qui vont avec. Pour le moment, ses recherches avaient été infructueuses.
Le combat à mains nues ? Réservé à ceux qui ont une très grande force physique, et même si son agilité et sa vitesse, données par la danse, lui auraient promis un certain avenir dans le domaine, c'est justement les heures d'entraînement de la danse et du combat qui étaient contradictoires. Au pire, il savait déjà se servir de ses poings.
Les armes magiques ?! Et puis quoi, encore ?! Il venait à peine d'intégrer que le concept existait et l'entourait, alors l'utiliser.....
Les diverses armes blanches étaient à l'honneur, sous une multitude de formes et de techniques, et occupaient une dizaine de boutiques et plusieurs lieux d'entraînement. Mais même si, sur le présentoir, certaines lui avaient parues attirantes, dès lors qu'il les voyait manipulées par quelqu'un, le fantôme de sa sœur le hantait. Définitivement, il devrait abandonner cette idée.
Le combat à distance ? Pourquoi faire, il évitait les combats autant que possible, il n’avait aucune raison d’apprendre des techniques qui ne lui seraient jamais utiles…. Et puis, il trouvait les explosifs trop bourrins et les arcs pas suffisamment réactifs en cas d’urgence, il le savait il en avait déjà fait. En plus, il n’appréciait pas suffisamment bien les longues distances pour s’en servir correctement en combat réel.
Mais il ne pouvait pas décemment abandonner les recherches, non ? Il ne lui restait pas des milliers de solutions, on lui avait parlé d’un armurier qui venait de s’installer, mais qui était un peu difficile à trouver, et comme il était nouveau on ne savait pas ce qu’il valait, c’était aussi pour cela qu’il avait voulu regarder tout le reste.
Tout en se dirigeant suivant les indications qu’on lui avait données, Morgan réfléchissait. Les armes ne l’avaient jamais attirées. Il en avait bien touché une ou deux durant son adolescence, ses parents lui avaient fait touché à peu près à tout de toutes façons, mais il n’était pas allé plus loin. Au départ, il n’avait pas du tout envisagé la possibilité de se battre avec es armes à feu, quelles qu’elles soient, pour tout dire.
Et puis, et bien, si ça ne convenait vraiment pas, il n’aurait plus qu’à retourner aux armureries plus courantes et à se trouver une arme blanche la plus éloignée possible d’un couteau de cuisine. Et à affronter ses peurs en permanence. Ou a abandonner la danse et se mettre au full contact, ce qui était totalement inenvisageable.

Il arriva plus vite qu’il ne l’aurait pensé à l’armurerie. Tout était encore en chantier, il ne savait même pas si elle tait déjà ouverte. Allez Morgan, respire un grand coup, ça va aller.
Il entra d’un pas parfaitement neutre dans la première salle. Personne, juste des cartons qui contenaient un bel éventail d’armes de poings. Le brun les contempla d’un air dubitatif. En les voyant ainsi, inertes, il n’arrivait pas à penser à eux comme autre chose que des bouts de métal. Des coups de feu dans une autre pièce. Il y avait donc quelqu’un, probablement le propriétaire des lieux, à moins qu’il ne soit pas le premier client….
Il suivit les bruits jusqu’à leur source, entrouvrant silencieusement la porte pour voir ce qu’il se passait. Un homme, probablement l’armurier lui-même ou au moins un professionnel éclairé, était en train de tester une arme qu’il ne voyait pas, mais de toutes façons il était trop néophyte pour pouvoir déterminer avec précision laquelle. Alors, il se contenta de regarder. L’homme semblait plutôt jeune, à vrai dire pas beaucoup plus âgé que lui, mais il était…. Incroyable, lorsqu’il manipulait cette arme. Comme si c’était la seule chose qui le rendait vivant. Morgan se surprit à penser que ça devait être cette impression qu’il donnait aux gens qui le voyaient danser ou répéter pour une pièce de théâtre. Dans les mains de l’inconnu, l’objet perdait son statut de simple bout de métal immédiatement pour quelque chose sur laquelle le jumeau solitaire ne parvenait pas à mettre de mot.
Contrairement à toutes les armes qu’il avait vues auparavant, manipulées ou non, il ressentait quelque chose devant ce spectacle. Ce n’était en rien comparable à ce qu’il avait éprouvé la première fois qu’il avait vu une comédie musicale, totalement différent, comme si…. Comme si ce n’était pas la même partie de lui qui résonnait.
Il n’en avait que confusément conscience, mais c’était exactement ça ; pendant la danse, ou le théâtre, c’était sa partie « rebelle et séductrice », celle qui mourrait d’envie de se faire connaître, celle qui faisait toujours tout pour devenir le centre d’attention des gens, qui vibrait. Il était passionné, plus que de raison sans aucun doute, il était doué et plein d’autosuffisance, une assurance qu’il n’avait pas le reste du temps. Cette fois, c’était totalement différent, comme le feu et la glace. Quelque chose qui pouvait sembler sérieux, froid et dépassionné, mais qui cachait une détermination sans faille accompagné d’une implacable résolution, celle de faire ce qu’il devait. Quelque chose qu’il n’avait jamais, jamais ressentit auparavant .
Il n’y avait plus aucune hésitation à avoir, et c’est d’un air décidé qu’il rentra dans la pièce, en fermant la porte suffisamment fort pour être entendu.
L’occupant de la pièce s’arrêta et se retourna, et tout à coup toute la magie du moment, et toute la détermination qu’il avait pu ressentir s’évanouirent avec le bruit des dernières douilles s’échouant sur le sol, à tel point que tout à coup Morgan se demanda si c’était les armes ou leur utilisateur qui avait provoqué cela en lui. Ne restait plus qu’une indifférence profonde, un peu d’étonnement provoqué la le brusque vide de ses sentiments et pas mal d’hésitations quand à la conduite à tenir.
L’autre brun lui parla en japonais, des paroles qu’il ne parvint pas à comprendre mais dont le sens général, devinable par son regard, était clairement « qu’est-ce que tu veux, je suis occupé là ! »
Calmement, extrêmement maître de lui-même tout en ne sachant absolument pas ce qu’il allait pouvoir dire, Morgan lui répondit en anglais :
- Vous êtes très beau quand vous tenez une arme monsieur, c’est étrange et vraiment incroyable à voir. Je suppose que vous êtes le maître des lieux, n’est-ce pas ? Pouvez-vous m’apprendre l’usage des armes, s’il vous plaît ?
Wolfy écouta ses paroles se perdre dans la pièce comme si ce n’était pas les siennes. Qu’est-ce qui lui avait prit de dire ça ? Certes, c’était vrai que maintenant qu’il ne tirait plus, l’armurier semblait vraiment différent, et c’était vrai aussi qu’il voyait pour la première fois les armes à feu de cette façons et qu’il voulait apprendre à s’en servir, mais tout de même…. Il venait de se ridiculiser monstrueusement, et toute trace de crédibilité devait s’être envolée. Il doutait qu’après cela le vendeur daigne lui apprendre quoi que ce soit.
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Keiji Takahira

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MessageSujet: Re: "Premieres armes" (PV : Morgan )   Jeu 24 Mar - 18:26

Sanayel haussa un sourcil supris devant le jeune homme. Lui qui l'avait avait jugé presque... hostile il y a quelques seconde se tenait devant lui, visiblement en proie à une grande confusion intérieure.
Quel âge avait donc ce type ? Dix sept, dix huit peut être. En théorie, il n'avait même pas le droit de lui vendre une arme à feu s'il n'était pas majeur.

"Vous êtes très beau quand vous tenez une arme monsieur, c’est étrange et vraiment incroyable à voir. Je suppose que vous êtes le maître des lieux, n’est-ce pas ? Pouvez-vous m’apprendre l’usage des armes, s’il vous plaît ? "

En tout cas, il venait de s'étaler lamentablement. Il avait utilisé un anglais très simple, comme s'il prenait Sanayel pour un demeuré. L'armurier avait pourtant de bonnes notions d'anglais, sa famille tirant ses racines d'une longue lignée de gentlemen britanniques. Seul son accent, qui écorchait certains mots, sonnai êtrangement à son oreille.
Il nota quand même, à défaut d'une détermination certaine, une certaine détermination. Une lueur, d'envie, non, plus que cela semblait t'il, brillait dans ses yeux, vite remplacée par un vague air déçu. Il fixai le fusil compact du propriétaire, s'interrogeant surement sur l'architecture spécial de la mitraillette. Sanyael lui même était dérouté par cette architecture "bull-pup", qui donnait à l'arme une silhouette caractéristique, semblable à peu d'autres choses.

L'air de rien, il replaça la sécurité de l'arme, d'un geste rapide et sûr qui fit voler une ultime douille. Quand elle tinta en touchant le sol, il décela un bref instant la même lueur que précedemment. Quelquechose lui rappella ce jour où il reçu sa première arme, pour ses treize ans. Un Colt 1911 à répétion, une des meilleurs armes de l'époque. Il se rappella ses premiers tirs, sur un cible, avec la silhouette bienveillante de son père à ses cotés, corrigeant sa position. Son père... Il ne voyait qu'une ombre au dessus de lui. Il était incapable de se souvenir de son visage. Le temps avait t'il passé si vite ?
Un bruissement le ramena à la réalité. Le jeune garçon si'mpatientait devant lui. Il voulait prendre une arme ? Sanayel sourit intérieurement. On verra bien ce qu'il vaut.

"Tu as déja pris une arme ? J'imagine que non. Tu t'y connais un peu au moins ? Bon. On va commencer par là alors. Déja, tu enlèves le monsieur et tu m'appelles par mon nom, Sanayel. Je mérite pas vraiment le respect du titre" Il fit une grimace équivoque. "Ensuite, on apprend pas le tir. Le tir, c'est comme... J'en sais rien, la musique, ou la danse. C'est de la régularité, de la rigueur, du maitrise du corps et du mental. Mais c'est normal que tu n'en saches rien, si tu es un nouveau venu."

L'air du garçon devint interrogatif. Sûrement ne s'attendait t'il pas à des questions en anglais. Sanayel s'assit sur un carton, et d'un geste négligent, envoya voler son mégot dans une corbeille située non loin.

"Moi, je veux bien t'apprendre. Mais va falloir faire tes preuves."
Il se leva et regarda l'ensemble des cartons sur lequel il avait étalé les armes essayées, et notés ses impressions. Il retrouva vite l'arme qu'il cherchait, un certain Desert Eagle. L'arme était massive et lourde, et la cartouche n'était rien de moins que la seconde munition de poing la plus puissante au monde selon ses sources, le 50.AE. Le pistolet possèdait néamoins un recul doux comparé à la taille des balles et à ce que Sanayel s'attendait. Elle n'était cependant pas facile à maitriser, et il estimait quasi-nulles les chances pour un néophyte de toucher une cible avec. On verra bien combien de temps il tiendrait. Il défit la sécurité, puis tendit le lourd objet au jeune homme.

"Attends, tu vas avoir besoin de ça."

Il s'était baissé et s'échinai à tirer un volumineux carton. Il l'ouvrit d'un coup sec, et en exhiba les nombreux chargeurs dont la caisse était remplie.

"Si tu touches cette cible, je te prendrai comme apprenti. Tu as autant de chargeurs que tu veux, et tu peux revenir tant que tu en as envie. Ou tant qu'il me reste des balles. Pendant ce temps, je continuerai à tester mes nouveaux jouets. Je vais installer un silencieux, pour pas te déranger."

Il saisit une lourde mitrailleuse, dont il fit sauter la sécurité d'un geste nonchalant. Il vissa un petit tube noir en caoutchouc sur le canon de l'arme, et s'intalla devant un des corridors, en retrait, de façons à voir ce qu'allait faire le garçon, qui regardait toujours l'arme placée dans ses mains d'un air d'autoroute.
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MessageSujet: Re: "Premieres armes" (PV : Morgan )   Mar 5 Avr - 15:49

Morgan Thornwood était quelqu’un que l’on pouvait qualifier de calme. Réfléchit. Ne semblant jamais être atteint par les émotions fortes, ou en tous cas n’étant jamais submergé par celles-ci. Et à vrai dire, la plupart du temps, c’était vrai.
Sa vision de son environnement était même encore plus claire sous le joug dès que les émotions devenaient plus fortes, et ses pensées plus lucides, à croire que toutes les raisons étaient bonnes pour que son corps lâche de l’adrénaline dans son sang.
Ainsi, il n’avait jamais eu une vision aussi nette des évènements que maintenant. Pour tout dire, il percevait la scène dans ses moindres détails les plus infimes, comme si son cerveau était brusquement apte à traiter toutes les informations venant de tous ses sens. Il avait déjà eu des phases comme celles-ci, à vrai dire ça lui arrivait à chaque compétition de danse, à chaque représentation de théâtre vraiment importante, et il savait que le contrecoup à payer était une affreuse migraine le lendemain. Mais jusque-là, il profitait au maximum de tout, principalement de l’odeur entêtante de métal, d’huile et de quelque chose qui ressemblait à de la poudre, même s’il n’en était pas sûr. Plutôt pas désagréable, en fait.
De même que la voix du propriétaire de l’endroit, à vrai dire. Il semblait parler, sinon parfaitement, du moins très correctement l’anglais, même s’il le faisait avec un accent indéniable que ne parvenait pas à identifier l’américain. Il ressemblait, en plus marqué, à celui d’un de ses professeurs particuliers, mais il en avait eu plusieurs dizaines alors de là à se rappeler lequel….. Il se souvenait d’avoir entendu que le nom de l’armurier était Sanayel, quelque chose comme ça… à vrai dire rien qui pouvait le renseigner sur son origine.
En tous cas, si il pouvait l’entendre, cette voix, c’est qu’il était probablement temps de se concentrer sur ce qu’elle disait
"….. on apprend pas le tir. Le tir, c'est comme... J'en sais rien, la musique, ou la danse. C'est de la régularité, de la rigueur, du maîtrise du corps et du mental. Mais c'est normal que tu n'en saches rien, si tu es un nouveau venu."
Morgan tiqua à l’entente de sa passion première. Alors comme ça, le tir ressemblait à la danse, hein ? Il en doutait fort. Mais pour ce qui était de la régularité, de la conscience et de la maîtrise du corps, il devrait gérer. Quand au mental, c’était plus….aléatoire, mais ici rien ne semblait être en mesure de l’énerver et de le pousser dans ses derniers retranchements, alors ça devrait aller, non ?
Il écouta donc avec attention l’homme, qui ne semblait guère plus âgé que lui mais devait l’être sacrément plus (il avait apprit à se méfier des apparences, ici encore plus qu’ailleurs) tandis que ce dernier s’asseyait sur un carton en jetant négligemment son mégot à terre.
Ce n’était pas qu’il n’avait jamais touché une arme, ça faisait aussi partie de son éducation, mais ce n’était certainement pas le genre de choses qu’on pouvait trouver ici, et puis ça remontait vraiment à loin et il n’en avait fait que 2 semaines avant de passer à autre chose, puisque ça ne semblait vraiment pas lui convenir. En même temps, il venait d’entrer au collège à ce moment-là, il avait eu le temps de grandir depuis…
Ce qui n’empêchait pas ses souvenirs d’être tellement flous que c’en devenait comme s’il était parfaitement néophyte.
Bon, résumons la situation : d’un côté, on lui demandait de faire ses preuves en arrivant à toucher une cible étant parfaitement néophyte et avec une arme qui lui semblait vraiment diablement lourde, entre deux et trois kilos il aurait dit, mais estimer le poids des choses n’était pas exactement son point fort. Ceci dit, il n’avait pas de limite de temps ni de chargeur et il prenait ça comme un défi personnel. C’était extrêmement difficile, mais potentiellement jouable.
Le maître des lieux était installé un peu derrière lui, histoire qu’il se sente bien observé_ évaluer serait probablement plus juste dans cette situation_ et se préparer à s’amuser, puisqu’on pouvait raisonnablement s’exprimer ainsi, avec ce qui ressemblait fort à une mitrailleuse. Bien, il n’avait plus qu’à commencer non ?
Après coup, il ne put dire comment il s’y était prit, mais le premier coup qu’il tira lui explosa littéralement les mains. Et la douleur lui rappela le peu qu’il avait pu apprendre des années plus tôt et qu’il n’avait peut-être pas tant oublié que ça. La première chose qui lui vint à l’esprit fut « il est vraiment trop bizarre ce recul, c’est quoi ce bordel j’m’attendais limite à ce qu’il me fasse faire du speed dating avec le mur de derrière ! »
Oui, Morgan était beaucoup moins châtié et réservé quand c’était dans sa tête, et non, il ne permettrait jamais à personne de dire que c’était de la timidité.
Il se replaça, se concentra, tira et recula de plusieurs pas avant de reprendre le cours de ses pensées comme s’il ne les avait jamais interrompues.
Quoi qu’il en soit, la seule chose que les souvenirs de sa jeunesse lui avaient apprit, c’est que sa position n’allait vraiment pas du tout. Et que pour le reste rien n’était comparable donc il avait effectivement tout à apprendre. Autant pour le petit génie de la famille qui savait toujours tout faire du premier coup, son frère aurait adoré le voir comme ça.
« kisten…. » Le grommellement et le froncement de sourcils étaient tous deux presque imperceptible pour une personne extérieure, mais le tumulte intérieur difficilement contrôlable de Morgan, renforcé par l’idée que son jumeau se trouvait quelque part sur l’île, suffit à le faire se relâcher et changer de position. Nouvel essai.
Ah ! Attends ! C’était pas encore ça, mais c’était mieux comme ça !
Wolfy tira, tira et tira encore, cherchant à chaque fois son équilibre pour trouver la position où il serait « bien ».
Après tout, le dénommé Sanayel avait peut-être raison, le tir n’était pas si différent de la musique et de la danse, en tous cas c’était la même démarche ; On partait avec une vague idée du résultat qu’on voulait obtenir, et on cherchait pendant des heures l’enchaînement parfait pour trouver comment arriver sur les bons appuis avec le bon timing, puis on répétait encore et encore les mêmes mouvements pour les imprimer au fer rouge dans sa cervelle tendre, jusqu’à le faire instinctivement et pouvoir débrancher le cerveau.
Même si débrancher le cerveau avec une arme dans la main était potentiellement une mauvaise idée.
Arrivé au troisième chargeur, Morgan arrêta simplement de penser. Comme lorsqu’il s’agissait de paroles intelligibles, le brun s’arrêtait simplement lorsqu’il n’avait plus rien à dire.
Seules existaient encore dans son esprit la conscience aiguë du monde extérieur, le sol, la cible, le regard de l’armurier dans son dos qui pesait sur sa nuque, le contact lourd, massif, presque rassurant du métal réchauffé par ses paumes, et, surtout, l’estimation douloureusement précise du temps qui passait et du nombre de chargeurs qu’il lui restait.

Et puis, tout à coup, un bruit différent.
Le shiku souseiji regarda, interdit, le trou dans la cible, et laissa un juron de pure surprise en chinois, un de ceux que son prof réservait aux miracles inespérés, comme par exemple lorsque Kisten prenait la peine d’assister aux cours particuliers.
Un son derrière lui, celui d’une sécurité que l’on remet, l’averti que le brun l’avait aussi remarqué. Il semblerait que, même si c’était par pur coup de chance, il ait gagné son ticket pour l’armurerie.
Au moins pour le moment.
En réalité, sa « performance » devait beaucoup moins au hasard que ce qu’il pensait, mais il est difficile d’avoir un regard objectif sur ses propres compétences non ?

Avec appréhension, Morgan attendit la remarque de Sanayel, qui logiquement ne devait plus tarder à arriver, quelle qu’elle soit.
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MessageSujet: Re: "Premieres armes" (PV : Morgan )   Mar 5 Avr - 20:14

Il l'avait touché. Fait incroyable parmi les faits.

Sanayel l'avait regardé d'un oeil discret. Le jeune garçon avait tiré, changé sa position après chaque tir, pour trouver sa stabilité. Son dernier tir devait un peu à la chance, mais il était prometteur. Très. Seul un idiot ne l'aurai pas vu.

Et Sanayel se considérait comme tout, sauf idiot.
Et ce petit, d'un certain coté, lui rappellait son passé.
Il se remmémoirait les heures passées, dans l'odeur de la poudre et le bruit des détonations. Des heures de travails, d'entrainement, tirer plus vite, plus précisément, quelque soit la distance. A maitriser ses réactions, tirer, encore et encore, apprendre à connaître une arme, la soupeser, la voir.
"Les armes distinguent les forts des faibles."
Il avait fini par aimer l'odeur de la poudre, cette odeur puissante, qui vous prenait le nez. Rien ne lui semblait plus familier maintenant. Il s'était habitué aux détonations, sons monotones, rassurants, qui indiquait qu'il était bien à la maison.
"Les samourais et autres joyeusetés moyennageuse, ça ne marche plus. Demain, mon fils, tu devras pouvoir survivre."
Il revoyait sa première arme, il revoyait ses premiers tirs. Il revoyait son père, sa tige en roseau qu'il utilisait pour corriger son fils, le remmettant droit. Tirer, plus vite, plus fort. Jusqu'à ce que sa main soit calleuse, adaptée à la crosse de l'arme. On avait éloigné la cible, tiré de nuit, dans le vent. Dégainer plus vite. Viser plus vite. Seul. Avec toujours la baguette, prête à frapper à la moindre erreur, avant de corriger la position avec des gestes calmes et lents.
On a rarement une seconde chance dans la vie. Le mieux est de ne pas la rater. Et si tu en as une deuxième, et que tu la laisses passer, tu n'étais pas fait pour cette tâche.
Il y a soixante dix ans. Soixante dix ans qu'il avait passé dans la forêt. Soixante dix ans qu'il avait raté sa chance. Et si... Pour une fois, il songeait à lui à travers les autres ? Il s'était souvent considéré comme un samourai moderne, protégeant la veuve et l'orphelin. Ce petit pouvait être une seconde chance. A travers lui, il se revoyait. Lui à qui il avait manqué un tuteur, un guide. Lui qui avait commis les pires erreurs, trop libre pour sentir les murs. Les murs aident t'ils à se sentir libre ?

Second chargeur.

Il remontait le cours de ses souvenirs. Il avait grandi, pris ses premières armes. Thompson, mp allemands... Toujours la même rigueur, même quand ses parents moururent. L'ombre parentale avait disparu, mais il manquait toujours un guide. Et comme le disait sa mère, timide et réservée, quand elle parlait de l'Europe : "Passé les bornes, y'a plus de limite." Il avait sombré, petit à petit.

Trosième chargeur.

Sanayel revient au présent. La cartouchière de son arme était vide depuis longtemps. Le petit à coté vidait ses chargeurs, méthodiquement, sans empressement. Il avait presque atteint une position correcte, et ses yeux étaient fixes, plaqués sur la cible. Ce petit était têtu, c'était le cas de le dire.
Le jeune homme s'éloigna, cherchant dans les cartons une recharge pour son arme.

*Tink*
Le léger bruit fit tiquer Sanayel. Il avait touché la cible. Si vite ? Il se retourna lentement.
Le garçon attendait, droit comme un piquet, la suite.

"Continue."

Le ton était froid, dur, involontairement. Il voulait voir s'il avait compris comment il avait fait, ou si c'était juste un coup de chance.
L'autre le regarda, surpris, avant de se retourner vers la cible et de reprendre ses tirs.
Sanayel le jugea rapidement. Pieds trop serrés, bras trop bas. Il posa son arme, s'approcha de son nouvel apprenti, plaça ses mains sur celles du jeune homme, et se colla à lui. Il était plus grand que l'autre, ce qu'il l'arrangeait, il pouvait mieux le corriger.

"Colle toi à moi, et calque ta respiration sur la mienne. J'ai dit qu'on apprennait pas à tirer ? Y'a que les abrutis qui changent pas d'avis."

Il attendit que l'inconnu ( il n'avait toujours pas dit son nom, le petit salopiaud...) ai aligné sa respiration et ses membres sur les siens. Il le maintenait à chaque tir, limitant le recul. Il aurai aussi pu lui donner une arme plus légère, un USP par exemple. Mais il voulait, lui aussi, à sa manière, supporter un peu de la difficulté du jeune homme. Porter un fardeau de plus, jusqu'au bout.
Une dizaine d'autres chargeur allèrent rejoindre ceux déja au sol. Sanayel se détacha, passa sa main dans ses cheveux.

"Fuuuuuuy, bon boulot. Je crois que j'ai des trucs à boire, dans l'autre salle, si tu veux. Bon, maintenant que je t'ai comme apprenti, faudrai peut être que tu me dises qui tu es ? On reprendra ensuite."
Et pour la première fois depuis un bon bout de temps, assis au milieu de ces armes, devant cette personne qu'il ne connaissait pas, il sourit sincérement. Comme si un poids avait quitté ses épaules. Demain s'annonçait différent, pour une fois.
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MessageSujet: Re: "Premieres armes" (PV : Morgan )   Lun 25 Avr - 21:07

Nan mais qu'est-ce-qui se passait exactement ?
Pour qui il se prenait exactement, ce Sanayel, à se coller comme ça contre lui ?
Pas que le contact soit gênant fondamentalement, enfin, Morgan avait eu des contacts beaucoup plus...intimes avec d'autres garçons sans être gêné, mais c'était pas la question...
Il l'avait prit totalement par surprise, sans le prévenir ni rien, genre il y avait marqué "incruste-toi dans mon espace vital je dirais rien" sur son front...

Totalement crispé et une expression pour le moins ridicule sur le visage, Morgan luttait contre ses instincts naturels qui lui disaient d'envoyer valser le maître d'arme et de s'enfuir le plus loin et le plus vite possible de l'armurerie.

L'idée que Sanayel pouvait le tuer d'une bonne dizaine de façons différentes dans la seconde qui suivait et uniquement avec ce qui se trouvait à sa portée aidait un peu.

"Colle toi à moi, et calque ta respiration sur la mienne. J'ai dit qu'on apprenait pas à tirer ? Y'a que les abrutis qui changent pas d'avis."

Ah ouais, ça aussi ça aidait. Calme-toi Morgan. Il veut t'aider à progresser, pas empiéter sur ton espace vital ni t'agresser. Tu savais à quoi t'attendre quand tu as décidé d'entrer dans cette armurerie non ?

Après quelques secondes de désarroi supplémentaires, Morgan réussit à se laisser aller un peu, et à calquer ses mouvements dur ceux de son maître.

Ils tirèrent longtemps comme ça, Morgan ne pensant plus à rien d'autre qu'à graver dans sa mémoire toutes ses sensations, perdant même la notion du temps, ce qui était rare chez lui. Tout ce qu'il pouvait savoir était que ça faisait "longtemps".

Et puis, un courant d'air dans son dos. L'autre brun avait visiblement décidé que c'en était assez, du moins pour le moment, et se passait la main dans les cheveux d'un air vaguement ennuyé.

"Fuuuuuuy, bon boulot. Je crois que j'ai des trucs à boire, dans l'autre salle, si tu veux. Bon, maintenant que je t'ai comme apprenti, faudrait peut être que tu me dises qui tu es ? On reprendra ensuite."

C'était un sourire sur son visage, ou il avait mal vu ?

En tous cas, des boissons ne seraient pas de refus, il suivit donc avec un certain enthousiasme son maître dans la salle suivante.

Il sortit son paquet de clopes et son briquet, demandant d'un regard l'assentiment du maître des lieux avant de l'allumer. La nicotine lui fit un bien fou.

Il s'assit sur un carton pas encore déballé et prit la bouteille que lui tendait son maître.

Du sake. Il savait ce que c'était, mais n'en avait jamais bu. Bah, il s'endormirait moins idiot cette nuit, s'il dormait....

Il se servit, attendit que Sanayel ait fait de même, et prit la parole. En anglais, toujours.

"Je m'appelle Morgan Thornwood. J'ai 19 ans et je suis ici depuis deux semaines. Je prends des cours de japonais en accéléré mais je suis arrivé sur cette île sans parler un mot de la langue. Je suis venu ici pour retrouver mon frère jumeau, ça fait trois ans qu'on s'est pas vu. Je crois qu'il n'y a pas grand-chose à rajouter, à part que tout ici est totalement dingue et que je sais pas pourquoi je suis là, en fait. Tout le monde est d'accord pour dire que mon potentiel magique est quasi-nul, apparemment Kisten a tout raflé. Ah, et puis je préviens, je fais de la danse et du théâtre et j'aime pas trop qu'on se foute de ma gueule pour ça, j'ai suffisamment prit déjà en termes de remarques vaseuses. Voilà."

Pas vraiment à l'aise, le brun, hein ?
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Keiji Takahira

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MessageSujet: Re: "Premieres armes" (PV : Morgan )   Mar 3 Mai - 17:57

Sanayel s'assit en face du brun et le fixa d'un air d'autoroute. C'était lui ou le petit venait de le menacer ?
Comme si les activités qu'il citait étaient honteuses. Aux dernières nouvelles, le théâtre n'était pas un lieu rassemblant les parias. C'était impressionnant ce que le monde changeait en soixante dix ans, quand même... Quoiqu'il avait entendu des rumeurs péjoratives sur les danseurs.
L'armurier baissa le regard sur la bouteille de saké qu'il tenait, après la longue tirade du jeune homme. Il sentait que le garçon avait fournit de grands efforts pour parler autant. Il en but une petite gorgée, fit tourner un peu le liquide pour en apprécier la saveur, avant de s'envoyer d'un trait le reste de l'alcool.

"Tu sais que je m'en fous ? Complètement ? J'en ai rien à fiche que tu aimes danser, faire du théâtre. D'ailleurs, j'aime beaucoup Shakespeare. J'en ai absolument rien à faire non plus, que tu ais pas de pouvoir magique. Moi non plus, j'ai rien. Juste ma longévité pour expier mes actes passés. C'est pas la gloire en vérité."

Il sortit une deuxième bouteille, en prit une rasade.Il écarta les bras, et désigna l'ensemble du bâtiment.

"Ho, et moi non plus, je sais absolument pas ce que je fous là. Mais bon, j'ai ouvert un petit truc et ça me suffit pour l'instant. Bien sûr, c'est pas la fabrique Ahnluin, mais bon, on a déjà le blason, c'est un premier pas."

Il rigole doucement en repensant à son ancienne usine, reprend une goulée de la liqueur. Il se laisse aller en arrière, sur une des caisses fermées. Il sort son paquet de cigarettes, en sors une et l'allume. Il souffle doucement, avant de regarder le jeune homme qui paraissait un peu.. Blasé ? Perdu ?

"Ca fait quelque chose, de tirer, hein ? C'est différent. J'ai toujours vécu avec une arme à la main presque. J'ai jamais retrouvé les mêmes sensations. Voila ce que je te propose. Tu viens ici quand tu veux, pour t'entrainer. Je veux bien te donner un pistolet. En échange, je t'apprends un peu le métier. Le reste de ton matériel, par contre, tu devras l'acheter. Bien sûr, je te propose un travail ici, si tu trouves rien ailleurs. J'imagine que tu veux que je te parle de mon histoire, aussi ? "



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Morgan S. Thornwood

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MessageSujet: Re: "Premieres armes" (PV : Morgan )   Mer 4 Mai - 20:04

Morgan but lentement le contenu de sa bouteille. C'était pas mauvais. Différent de ce qu'il avait imaginé, mais n'étant pas un grand amateur d'alcool et en consommant assez rarement, ce n'était pas étonnant.

Tout en écoutant attentivement les paroles de Sanayel, le shiku souseiji récapitulait en esprit les infos importantes qu'il avait sur lui. Pas qu'il soit d'un naturel très curieux à la base, mais bon, il y avait certaines choses importantes à savoir quand on allait passer pas mal de temps avec une personne....

Déjà, il était aussi accro à la nicotine que lui, et semblait pas mal apprécier le sake.
Il s'en foutait pas mal des passions du plus jeune, ce qui était un bon point. Morgan détestait vraiment les remarques mal placées sur le fait qu'il soit "une tapette dans un tutu", pour reprendre l'expression favorite de son bien-aimé frère jumeau.
Et puis, il ne semblait pas avoir eu un passé facile, non plus. Dans le style "je dois vivre avec des trucs dont je suis vraiment pas fiers sur la conscience".
Sans parler du fait que la puissance de leur magie devait être à peu près équivalente.
Sa petite remarque concernant sa propre longévité confirmait ce que Morgan pensait déjà, à savoir qu'il était bien plus âgé qu'il n'en avait l'air. Quel âge pouvait-il avoir, en définitive ?

Le blason, quand à lui, suggérait une origine noble et européenne. Tiens, tiens, ça rappelait quelque chose à Morgan, là aussi.....

Définitivement, ça leur faisait beaucoup, beaucoup de points communs. Mais Sanayel n'était pas une bête sauvage enfermée risquant d'exploser à tout moment, lui, non ?

Morgan releva brusquement la tête lors de la dernière tirade du maître d'armes, se désintéressant totalement des dernières gouttes de sake qui tournaient au fond de sa bouteille.

"Ca fait quelque chose, de tirer, hein ? C'est différent. J'ai toujours vécu avec une arme à la main presque. J'ai jamais retrouvé les mêmes sensations. Voila ce que je te propose. Tu viens ici quand tu veux, pour t'entrainer. Je veux bien te donner un pistolet. En échange, je t'apprends un peu le métier. Le reste de ton matériel, par contre, tu devras l'acheter. Bien sûr, je te propose un travail ici, si tu trouves rien ailleurs. J'imagine que tu veux que je te parle de mon histoire, aussi ? "

La proposition était alléchante. En vérité, elle tentait même énormément le brun, si d'aventure il n'avait pas d'ors et déjà décidé de ce qu'il allait faire de son temps libre à partir de maintenant....

Doucement, avec la voix profonde et légèrement rauque qui le caractérisait, Morgan prit la parole, après une inspiration et un long soupir qui en disaient beaucoup sur ce que lui coûtait en matière d'efforts la tirade qu'il allait débiter.

"Marché conclu, Master Sanayel, à partir d'aujourd'hui je suis ton humble disciple, demande-moi ce que tu veux., j'obéirais. Enfin si tout se passe bien, c'est comme ça que ça se déroulera.

Si y a du boulot à l'armurerie, je suis preneur, déjà parce-que ce serait idiot de pas venir filer un coup de main et ensuite parce-que j'ai pas le temps pour un boulot et que la danse ça rapporte de façon totalement aléatoire. Après, je trouverais bien un moyen de me débrouiller sans, hein....

Quand à ton histoire, Master, si tu pense qu'il faut que je sois au courant, vas-y, je t'écoute, mais dans le cas contraire.... et bien, par ici, pas grand-monde n'a eu un passé super joyeux, alors un des premiers trucs que j'ai appris c'est à ne pas questionner les gens sur leur passé. Et puis je suis pas super curieux de base, je survivrais sans, au pire."


Le shiku souseiji reposa sa bouteille entre ses pieds et appuya ses coudes sur ses genoux, se préparant à écouter ce que Sanayel avait à lui dire, qu'il s'agisse de son histoire personelle ou de l'ordre de retourner à l'entraînement.
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"Premieres armes" (PV : Morgan )

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