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 Mariska Nanosh

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Mariska Nanosh

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Féminin ○ Messages : 4
○ Age : 97

MessageSujet: Mariska Nanosh   Mer 16 Mar - 19:47

MARISKA NANOSH« Yeeeeeee-ahhhhhh ! »
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Featuring {Fuyumine Naoto from Dogs: Bullets & Carnage}

Fiche d'identité

Nom : Mariska Nanosh.
Âge : 22 ans (âge statique) / 90 ans (28 novembre 1921).
Sexe : Femme.
Orientation Sexuelle : Bisexuelle.
Statut : Habitante de l'île.
Classe : Jibaku-rei.
Nationalité : Supposée Hongroise.



Description Physique
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Demandez à Mariska ce qu’elle pense de son corps, elle vous regardera comme si vous veniez de lui annoncer que les ananas ne se reproduisent que durant les nuits de solstices d’hiver et vous répondra : « Mon corps ? J’ai un grain de beauté à l’intérieur de la cuisse droite. » Comprenez bien qu’elle prête peu d’attention à sa silhouette en elle-même à partir du moment où son anatomie se montre solide et résistante.

Mesurant dans le mètre soixante-dix, ce petit brin de femme est pourtant loin d’avoir un corps disgracieux. Svelte et élancée, chaque parcelle de son corps est constituée de muscles fermes sans pour autant la transformer en body-building. Ses épaules restent fines et ses fesses bien rondes. D’ailleurs, ses formes sont mêmes plutôt généreuses : son bassin lui offre des courbes gracieuses et sa poitrine est tout en rondeur. Ses mains sont petites et noueuses, les dernières phalanges de ses doigts sont mêmes légèrement tordues et ses ongles restent courts, témoignant l’usage intensif qu’elle en fait. D’une souplesse extraordinaire, ses muscles semblent rouler sous sa peau lorsqu’elle se met en action, et chacun de ses gestes est en coordination avec les autres.

Elle a la peau claire, parsemée de grains de beautés aux endroits les plus improbables du corps humain. Sur la poitrine – juste entre ses deux seins pour être tout à fait précise – se dessine une cicatrice blanche en forme de X. La peau n’y est pas boursouflée et y est légèrement plus pâle qu’ailleurs, montrant que la blessure à l’origine de cette marque est ancienne.

Son visage est rond, son menton fin et ses pommettes un peu rebondies. Elle a de grands yeux sombres dont certains disent que les iris sont d’un bleu des abysses et d’autres d’un brun d’ébène. Mariska quant à elle se plait à dire qu’ils sont noirs, parce qu’elle aime bien Yevgen Grebenka et que c’est une des chansons qu’elle préfère. Ils sont ourlés d’épais cils et surplombés de sourcils légèrement plongeants. Ses cheveux aussi sont noirs, mais là il n’y a aucun doute ! Fins et coupés courts, ses mèchent ne retombent même pas jusqu’à ses épaules. Cependant, à l’avant du visage ils se font plus longs : ils lui encadrent la mâchoire et une légère frange de côté lui retombe sur le front.

Bien qu’elle fasse peu attention à son corps, Mariska choisit avec soin sa tenue vestimentaire. En temps normal, elle s’habille plutôt de façon assez pratique et confortable, elle a un léger penchant pour le cuir. Non, c’est un euphémisme de dire cela ! En fait, elle ne met QUE du cuir. Parce qu’avouez que c’est saillant, confortable en été comme en hiver et que la légère fragrance qui se dégage de ce type de vêtements est envoûtante. Mais quand elle se donne en spectacle, elle se vêt des costumes colorés et élégants dignes du cirque du soleil ou du théâtre italien. Courtes robes à dentelles, paillettes et masques sont au rendez-vous.
Description Morale
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Mariska fait partie de ces personnes pleine de joie de vivre et de gaieté. Rieuse, elle est extravertie et n’éprouve aucune difficulté à aborder les gens. D’ailleurs elle parle à tout le monde, même aux solitaires et aux gens que personne n’aime, avec ou sans leur consentement. Cela dit, ça ne veut pas dire que c’est un moulin à paroles. Pas du tout ! Elle sait très bien quand il est préférable de garder le silence et quand les gens n’ont pas envie de discuter.

Douce et généreuse, elle a une ouverture d’esprit de large envergure et se sent toujours obligée d’aider les autres. Elle a une tolérance de 99% et la seule chose qu’elle ne supporte pas, justement, c’est l’intolérance et la méchanceté gratuite. Elle a un grand sens de la justice qui fait qu’elle se met facilement en pétard face à un comportement belliqueux. Pour ainsi dire, elle distribue de l’attention et de l’affection aux gens qu’elle aime, aide ceux qui sont dans le besoin et remet à leur place les personnes foncièrement mauvaises.

Elle aime bien tout ce qui est bizarre ou original. D’ailleurs c’est certainement pour cette raison qu’elle ne peut pas s’empêcher d’aller parler aux gens qui semblent reclus dans leur coin. Elle a-do-re ça ! Trouver quelque chose de nouveau, le découvrir, l’apprécier, et se rendre compte qu’il reste encore énormément de mystère à élucider. C’est pourquoi elle adore les romans policiers ou les livres à suspens. Découvrir le dénouement d’une histoire, c’est comme vivre une autre vie à l’intérieur de sa vie (même si elle n’est pas vivante). Hum, on ne va pas s’attarder sur les théories douteuses de l’imagination.

Ce qu’il faut savoir sur Mariska, c’est que c’est une musicienne hors-paire. Possédant ce qu’on appelle l’oreille parfaite, elle est capable de jouer un morceau de musique après l’avoir entendu une seule fois et apprend très vite à jouer d’un instrument. Elle excelle notamment au violon et à l’accordéon. De plus, elle a une grande maîtrise de son corps. Souple et sportive, elle pratique autant la danse et la gym que les numéros d’équilibristes et les combats au corps à corps.


Histoire
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Ouverture: danse enfantine.
Debout entre un homme adulte au costume élégant et un adolescent au visage boutonneux, Mariska observait d’un œil brillant Paprika qui jouait de son accordéon. Une petite foule s’était amassée autour du groupe de musiciens aux vêtements colorés, sur la place des héros de Budapest. Le regard de la petite fille de neuf ans voguait des colonnes fraîchement construites à Zirka, qui était assis sur la caisse d’une guitare. Vers les dernières notes que Paprika, il lui fit un signe pour lui faire comprendre que ça allait être à son tour. Sous son châle gris, Mariska sourit.

Lorsque les applaudissements cessèrent après la prestation de Parpika, Zirka empoigna sa guitare et fit un clin d’œil à la petite fille. Mêlée ainsi à la foule de spectateurs, personne ne se doutait qu’en réalité elle faisait partie du spectacle. Les premiers accords des Yeux Noirs retentirent, mélancoliques et languissants. Mariska ferma ses mains sur la couverture qui lui tombait des épaules et attendit. Une exclamation s’éleva des musiciens et le rythme du morceau devînt effréné. Mariska laissa tomber son châle à ses pieds et elle se lança au milieu du cercle sous les yeux étonnés des spectateurs.

Elle dansait. Ou plutôt, elle se fondait aux notes de musique. Bondissant, tournoyant, ses poignets s’enroulaient au-dessus de sa tête et sa crinière sauvage lui fouettait le visage. Sa longue jupe voltigeait autour de ses jambes et ses mocassins claquaient contre les dalles de pierre. Quand le public se mit à frapper des mains en même temps que la pulsation endiablée du morceau, elle eut envie de rire de bonheur. C’était son moment ; pendant ces quelques minutes elle n’était plus une insignifiante souillonne mendiant dans les rues de Budapest, elle devenait une petite fille qui dansait talentueusement et avec fougue.

Le soir, elle fut invitée au camp des Tziganes. Assise près du feu, Mariska écoutait en riant les histoires farfelues d’un vieil homme quand Zirka vint s’asseoir près d’elle. Il lui tendit un làngos avec une épaisse couche de fromage et elle croqua dedans à pleines dents. Il ne dit rien tant qu’elle n’eut pas terminé son beignet ; elle se léchait le bout des doigts lorsque qu’il lui annonça derechef :

« Nous quittons Budapest demain, Mariska. »

Elle leva la tête, un air déçue sur le visage.

« Si tôt ?
-Malheureusement oui, nous voulons rejoindre Saint-Pétersbourg avant qu’il ne gèle. »

Elle soupira. Elle s’y était attendue : l’été touchait à sa fin et le refroidissement annonçait toujours le départ de ses amis de la capitale Hongroise. Chaque année, c’était la même chose. Malgré tout, elle ne pouvait pas s’empêcher d’être triste. Levant les yeux vers le ciel étoilé, elle déclara :

« Alors je vais rentrer chez moi. »

Elle se leva de son tabouret et dit joyeusement au reste de la troupe :

« Je vous dis à l’année prochaine, tout le monde ! »

Plusieurs se levèrent pour la serrer dans leurs bras, et lorsqu’elle s’éloigna du campement, elle écouta avec regret les clameurs qui la saluaient.

Elle allait redevenir cette vagabonde anonyme jusqu’à l’été prochain.



Premier numéro: mazurka du changement.
Mariska ne possédait pas grand chose. À vrai dire, c’était les Tziganes qui lui avaient offert tous ses biens. Soit un violon, un accordéon, deux jupes, trois chemises, deux tricots, une paire de mocassins et une couverture. Elle s’était même fabriqué un bracelet avec des grelots. Et elle estimait que cela lui suffisait largement pour vivre.

Sur un quai de métro, ses affaires posées près d’elle et son violon en main, elle attendait que le prochain train desserve les passants pressés. C’était la fin de l’hiver et il faisait encore froid, ses extrémités étaient engourdies et rosées. Lorsqu’un train arriva enfin, elle plaça son violon sur sa clavicule gauche et commença à jouer. En fait, elle faisait plus que ça. En même temps que l’archet glissait sur les cordes de son instruments, elle dansait, son bracelet à grelots accroché à sa cheville accompagnant la mélodie joyeuse du violon.

Certains passants jetaient quelques forints dans l’étui de son violon ouvert au sol sans même la regarder. Seul un homme s’arrêta pour écouter sa chanson. Lorsqu’elle eut finit de jouer, il applaudit même.

« Bravo, vraiment c’était très bien ! Peux-tu jouer de l’accordéon, mademoiselle ? »

Intriguée mais néanmoins flattée, Mariska lui sourit et hocha la tête. Elle rangea rapidement son violon et sortit son accordéon, enfournant au passage ses quelques pièces dans sa poche. L’homme la regardait avec une lueur amusée dans le regard. Mariska prit une grande inspiration, posa ses doigts sur les touches de l’instrument et commença à jouer une mazurka. Malgré le fait que ce soit une danse en couple, elle ne pouvait pas s’empêcher de remuer au fil de la musique.

Lorsqu’elle termina son morceau à bout de souffle tant elle y avait mis de l’émotion, l’homme applaudit à nouveau. Il lui serra même la main !

« Eh bien mademoiselle, où est-ce que tu as appris à jouer comme ça ?
-Comme ça comment ? demanda-t-elle.
-Ton doigté, je n’avais jamais vu une technique pareille ! Qui t’a enseigné ça ?
-Personne monsieur. J’ai appris toute seule. »

L’homme en face d’elle parut à la fois déconcerté et émerveillé.

« Vraiment ?
-Si j’vous l’dis ! J’écoute les chansons et je refais pareil, c’est pas si compliqué. »

L’homme se figea un instant. Il secoua la tête et déclara d’une voix neutre :

« Prends tes affaires et viens avec moi, mademoiselle. Et appelle-moi Monsieur Székely. »

Déboussolée, Mariska obtempéra. Elle savait bien qu’il ne fallait pas faire confiance aux inconnus, mais le fait que cet homme se soit intéressé à sa musique l’intriguait. Elle était curieuse de savoir ce qu’il lui voulait.

Il l’emmena jusqu’à un cirque, à sa plus grande surprise. Pendant tout le trajet, il ne lui avait pas adressé un mot et il l’avait laissé porter ses affaires toute seule. Il la fit entrer sous une tente dont l’intérieur était éclairé à l’aide d’une lampe à pétrole. Un homme était assis à un bureau. Il releva la tête et parut étonné.

« Monsieur Székely ? Je vous croyais parti en ville !
-Je l’étais quand je suis tombé sur cette gamine. »

Mariska se sentit rougir lorsque le regard de l’homme au bureau se posa sur elle. Il la dévisagea un instant et s’adressa à Monsieur Székely.

« Et ? Pourquoi l’emmener ici sans me prévenir à l’avance ? Vous préparez quelque chose, je présume.
-Bingo ! s’exclama Monsieur Székely avec un sourire. Cette gamine, elle a l’oreille parfaite. J’en mets ma main au feu !
-L’oreille parfaite ? intervint Mariska pour la première fois depuis son entrée. C’est quoi ? »

Székely sourit. Il empoigna l’étui à violon de la petite fille et en sortit l’instrument. Il joua quelques notes et tendit le violon à Mariska.

« Joue ce que je viens de faire. »

Mariska haussa les épaules et obtempéra. Elle réfléchit quelques secondes, positionnant ses doigts sans bouger son archer. Lorsqu’elle fut sûre des notes à jouer, elle se lança. L’homme derrière le bureau la scrutait d’un regard calculateur, comme s’il jaugeait ses capacités. En fait, c’était exactement ce qu’il faisait. Mariska leva les yeux vers Székely.

« C’est ça l’oreille parfaite ! Peut-être que pour toi c’est normal, mais peu de gens peuvent rejouer un morceau dès la première écoute. »

Elle plissa le nez. Alors quoi, elle avait une espèce de don pour la musique ? Ça lui faisait une belle jambe, tiens ! Du moins jusqu’à ce que l’homme derrière le bureau se leva et s’approcha d’elle.

« Est-ce que tu fais quelque chose d’autre ? Un autre instrument, de la gymnastique ?
-Je joue de l’accordéon, aussi… Et de la guitare, mais j’en ai pas. Et il paraît que je danse bien ! éluda-t-elle.
-Fais un poirier. »

Mariska soupira. Elle se pencha et posa ses paumes contre la terre froide. Elle releva souplement ses jambes au-dessus d’elle et attendit que l’homme lui dise de se redresser pour remettre pied à terre. Elle frotta ses mains contre sa jupe.

« Quel est ton nom ? demanda Székely.
-Jm’appelle Mariska.
-Alors Mariska, commença l’homme au nom inconnu avec un sourire en coin, qu’est-ce que tu dirais de rejoindre notre cirque ? »



Clou du spectacle: danseuse de feu.
Ce jour là, elle jouait avec le feu. Vêtue d’un body bleu pailleté aux volutes argentées, elle s’avança sur la piste du chapiteau d’une démarche féline. Deux rubans étaient enroulés autour de ses poignets, fixant deux petites flasques d’alcool à brûler et les cachant du regard des spectateurs. Ses cheveux étaient attachés en chignon pour éviter les accidents.

Elle salua gracieusement la salle et dès qu’elle fut redressée, Monsieur Székely lui envoya trois quilles de jonglage enflammées. Les musiciens de chaque côté des rideaux menant aux coulisses, commencèrent à jouer. Mariska lança les quilles dans un manège effréné, alternant entre hauteur lorsque la musique se faisait lente et en faisant passer les quilles sous ses jambes aux moments les plus rapides. Elle sentait la chaleur frôler dangereusement sa peau, rendant sa peau moite et brillante. Lorsque la fin du morceau approcha, elle porta son poignet à sa bouche et aspira le contenu d’une des flasques. Au dernier crissement des violoncelles, elle porta les quilles à son visage et souffla le liquide huileux dans sa bouche, provoquant une gerbe de flammes qui firent sursauter quelques spectateurs.

Un tonnerre d’applaudissements accompagna sa sortie. Elle allait retourner dans les loges, une bouteille à la main, quand Monsieur Székely l’attrapa en chemin.

« Mariska, tu y retournes après le numéro d’Esteban. Wendy s’est blessée pendant l’échauffement, tu la remplaces avec le numéro du ruban. »

Mariska bût une gorgée d’eau et hocha la tête.

« Et avec le feu, s’il te plait. Le public de ce soir est réceptif, c’est un bon moyen pour ramener des gens au prochain spectacle.
-Quoi ?!! Mais je ne suis pas prête, c’est trop dangereux ! s’exclama-t-elle.
-Bien sûre que si, t’es prête depuis longtemps Mari, soupira Esteban, le lanceur de couteaux assis sur un tabouret. Ai confiance et toi et tout ira bien ! »

Elle lui lança un regard noir.

« J’aimerais éviter mourir brûlée à 17 ans, tu vois ? »

L’Espagnol éclata de rire et passa les rideaux menant vers la piste. Mariska s’adressa à nouveau à Monsieur Székely :

« Je suis obligée de le faire ? demanda-t-elle.
-J’ai bien peur que oui, mademoiselle. »

Elle soupira.

« Alors je vais y aller. Mais s’il m’arrive quelque chose, vous le regretterez.
-Bien sûr qu’on le regrettera. Tu fais partie de nos membres les plus doués. »

Mariska lui adressa un sourire morne et attendit son tour. Lorsque Esteban apparut par le rideau, elle trempa son ruban dans un tonneau d’alcool et Monsieur Székely y mit le feu.

« Bonne chance, Mariska ! » s’exclama-t-il.

Elle retourna sur scène. Jetant un regard derrière elle, elle constata que la troupe s’était assemblée derrière le rideau pour la regardait. C’était la première fois qu’on présentait ce genre de numéro : de la gymnastique rythmique avec un ruban enflammé. Du grand n’importe quoi, songea-t-elle.

Elle salua brièvement le public et la musique commença. Autant elle était à l’aise avec le jonglage, autant elle ne sentait pas du tout ce numéro là. Le ruban tournoyait gracieusement autour d’elle, on n’aurait jamais cru qu’intérieurement elle stressait de tout son être. Chaque parcelle de son cœur était tendue tant elle avait peur que la langue de feu se dépose sur sa peau ou dans ses cheveux. Et pourtant, elle continuait à se plier, s’étendre et bondir. Plus le temps passait, plus elle se détendait. À la fin de son numéro, elle crut qu’elle allait s’effondrer de fatigue. Elle avait réussi ! Autour d’elle, les spectateurs s’étaient levés dans les gradins pour l’applaudir. Heureuse comme jamais, elle essuya quelques larmes du revers de la main rejoint le reste de la troupe. Eux aussi, ils applaudissaient.



Numéro n°3: tailleur de chaire.
Ça faisait 10 ans qu’elle avait rejoint le cirque, et elle approchait de ses 22 ans. Elle était partie de Budapest et avait vu Prague, Vienne, Venise, Paris, Berlin et même Londres. Elle avait fait toutes sortes de numéro, avait fréquenté toutes sortes de personnalités. La troupe était devenue sa famille.

Il y avait Monsieur Székely, l’intendant qui s’occupait d’eux comme une mère poule ; Esteban, le bel Espagnol lanceur de couteaux pour qui allait avait un léger faible ; Wendy, voltigeuse équestre avec qui elle partageait sa roulotte et quelques aventures au lit ; et Dorian, cet autiste recueilli par Monsieur Székely et qui s’avérait être un géni des chiffres.

Mais maintenant, il y avait la guerre. Durant le Troisième Reich, les représentations se faisaient au compte-gouttes et certains membres étaient obligés de se cacher. Ils ne restaient jamais longtemps dans la même ville, ils évitaient les capitales. Ce stratagème avait miraculeusement tenu pendant plusieurs années, jusqu’en 1943.

Ils étaient réunis dans le chapiteau principal pour le repas lorsque les SS de la Gestapo arrivèrent. Ils ne résistèrent même pas. La plupart des membres de la troupe fut emmenée par les SS, dont Mariska. On l’enferma dans une cellule avec Dorian, qui ne comprenait même pas ce qui lui arrivait.

« On est où, Mari ? Pourquoi il fait tout noir, Mari ? »

La jeune femme passa un bras par-dessus son épaule et le serra contre elle pour le rassurer. Elle appréciait beaucoup cet enfant enfermé dans un corps d’homme adulte, même si sa maladie la rendait triste.

« Ne t’inquiète pas, Dorian. Tout va bien se passer, tu verras. »

Bien sûr, elle savait qu’elle mentait. Mais pouvait-elle lui dire qu’on allait les emmener on ne savait où, un endroit dont personne ne revenait ? Dorian se mit à sangloter contre son épaule, et elle le berça doucement en chantant. Au fond, elle était terrorisée.

Le lendemain, on les entassa dans un wagon de train glacial qui puait l’urine. Mariska avait été séparée de Dorian. Elle l’avait vu monter dans un train sur lequel était écrit à la peinture blanche ‘Auschwitz’. Sur le sien il n’y avait rien, mais elle avait entendu un des SS supervisant leur embarquement parler de Ravensbrück. Elle n’avait aucun idée du temps qu’elle avait passé dans ce wagon, écrasée comme dans une boîte de sardines. Il y avait des gens qui pleuraient, d’autres qui criaient. Certains restaient au sol, trop faibles pour pouvoir bouger et parfois l’un d’eux cessait de respirer.

À leur arrivée, deux files se départageaient. Au bout de l’une d’elle des hommes jaugeaient les arrivants, alors que dans l’autre ils ne faisaient que les regarder d’un air froid. Méfiante, elle se dirigea vers celle avec les ‘examinateurs’. Lorsque vint son tour, on l’obligea à se déshabiller et à se présenter ainsi dévêtue. Puis ils la poussèrent vers le groupe de ceux qui avaient été choisis pour aller dans ce qu’ils appelaient ‘camp de travail’. Quant à l’autre groupe, elle ne sut que bien plus tard qu’ils avaient été emmenés aux douches pour être gazés.

Elle tint deux mois. Au début du troisième, trois SS vinrent dans son block à la recherche de ‘lapins’. Mariska faisait partie des femmes désignées. Elle l’emmena dans un bâtiment à l’écart, et lorsqu’elle entra dedans elle frissonna. Il y avait du chauffage, ici ! Durant quelques minutes, elle eut l’ultime espoir que sa condition s’améliorerait. Un homme en blouse demanda aux trois femmes choisies de se déshabiller, et il pointa du doigt Mariska pour qu’il la suive.

Il la fit s’allonger sur une table, où il sanglant ses bras, ses jambes, son bassin et son front. Elle était terrorisée. D’autres hommes en blouse entrèrent, l’un deux était muni d’une mallette qui n’annonçait rien de bon.

« Aujourd’hui, on va tester la régénérescence des tissus graisseux chez un spécimen féminin, déclara un homme. Linges, apportez-moi un cutter, du lard, du fil et une aiguille. »

Présentant ce qui allait lui arriver, Mariska ferma les yeux. Supplier ne servirait à rien, elle en était consciente. Lorsqu’elle sentit le métal froid se poser sur sa peau, elle frissonna. Lorsqu’il s’enfonça dans sa chair, elle hurla. Elle sentait la lame glacée couper sa chaire brûlante en une croix nette entre ses seins. Elle criait du plus fort qu’elle pouvait, se disant que plus elle aurait mal à la gorge, moins elle sentirait la plaie brûlante que le médecin gravait dans sa chaire. Il étala la graisse sur la chaire rougeoyante et referma grossièrement la plaie avec un sourire satisfait.

« Parfait. Nous observerons les premiers résultats dans trois jour ! Ramenez-la au block. »

Mariska ne tint que cinq jours. La plaie s’était inévitablement infectée, et son corps était devenu trop faible et trop maigre pour continuer à fonctionner. Elle s’éteignit sur une table d’opération de Ravensbrück.



Entracte.
Elle se sentait bien, mieux que ces dernières semaines en tout cas. Il ne faisait ni chaud ni froid, le silence était agréable et elle n’avait pas faim, n’était pas fatiguée. Cependant, elle regrettait. Oh, des tas de choses ! Ne plus pouvoir danser et jouer de la musique. Ne plus entendre les applaudissements chaleureux des spectateurs. Ne pas avoir dit à Esteban qu’elle tenait à lui. Et par-dessus tout, les rêves de grandeur qui s’étaient envolés depuis qu’elle avait posé le pied dans ce camp de la mort. Si seulement elle pouvait revenir en arrière et continuer sa vie…


Final: diseuse de bonne vérité.
La première chose qui la frappa lorsqu’elle ouvrit les yeux fut la luminosité de la ville au milieu de la nuit. Il y avait les bruits, aussi, ceux des voitures et des motos. Dans le ciel, elle vit des fusées s’élever et exploser en formant les chiffres ‘2011’. Elle entendit quelqu’un crier en hongrois dans un mégaphone : « Joyeuse année 2011 !!! »

Année 2011 ? Elle était partie depuis si longtemps ? Quelqu’un la bouscula sur le trottoir, maugréant contre elle. Elle regarda d’un air hébété tout autour d’elle.

« Un problème, madame ? Vous avez perdu quelque chose ? Votre téléphone portable, peut-être ?
-Téléphone portable ? dit-elle en fronçant les sourcils. Qu’est-ce que c’est ? »

L’homme qui l’avait abordé éclata de rire.

« Enfin ! Vous ne savez vraiment pas ce qu’est un téléphone portable ?
-Non, et je ne vois pas ce que ça a de drôle, répliqua-t-elle.
-Mais d’où est-ce que vous sortez pour ignorer des trucs pareils ? »

Aïe. Mauvaise question ! Si elle lui racontait la vérité, il ne la croirait sûrement pas et la prendrait pour une folle. Et être pris pour un fou, c’était un bon moyen d’être renvoyé dans les camps ! Elle déglutit et chercha une excuse.

« Je suis morte en 1943 suite à des opérations dans un camp nazi. »

Mariska plaqua une main sur sa bouche. Mais qu’est-ce qu’il lui avait pris de dire ça ?!! L’homme la regarda d’un air incrédule et se mit à rire.

« Ahah ! Madame je crois que vous avez abusé sur l’alcool durant les fêtes ! »

Mariska déglutit et s’enfuit brusquement en courant. Il était hors de question qu’elle reste une seconde de plus avec cet homme ! Elle attendit le lever du jour allongé sur un banc dans un parc de Budapest. Dormir ainsi dans cette ville lui rappelait les premières années de sa vie. Au matin, une femme sur une mobylette s’arrêta devant elle.

« Les cyclomoteurs sont interdits ici, lui fit remarquer Mariska. »

La femme sourit et fouilla dans la sacoche accrochée à sa taille.

« Une lettre pour vous, mademoiselle. »

Intriguée, Mariska saisit le papier et observa l’adresse du destinataire. Soit ‘Mariska Nanosh, banc du bois Varosliget, Budapest’. La concernée fronça les sourcils en se demandant si c’était une blague. Lorsqu’elle leva la tête, la femme qui lui avait livré la missive était partie.

Elle ouvrit l’enveloppe et en sortit une lettre. Elle était invitée à se rendre sur une île. Une île où vivaient des gens ‘comme elle’. Des gens qui n’étaient pas de banals humains. Sa curiosité piquée au vif, elle suivit toutes les instructions écrites dans la lettre et se rendit jusqu’au Japon. Durant le trajet, un couple assis derrière elle dans l’avion se sépara. Lorsque l’homme avait demandé à sa femme si elle l’aimait elle avait répondu que « Non, je préfère largement ton patron. » Mariska se sentit affreusement gênée que son nouveau pouvoir soit la cause de cette rupture, mais elle était trop excitée à l’idée de se rendre sur une ‘île magique’ comme elle aimait le dire pour s’apitoyer plus d’une minute sur le pauvre ex-mari.
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Pouvoirs
Description

Classe : Jibaku-rei.
Atouts : Vive, obstinée, à l'écoute de ses coéquipiers.
Faiblesses : Résistance physique quasi-nulle, ne peut attaquer qu'en étant au front, peu tactique (elle ne prévoit rien à l'avance) et légèrement kamikaze.
Alignement : Shiro.

Description du pouvoir :
Vérité obligatoire.
De son vivant, Mariska était d’une honnêteté incroyable. Désormais elle possède comme qui dirait un contrôle sur la vérité. Enfin, contrôle est un bien grand mot étant donné qu’elle ne maîtrise pas du tout son pouvoir ! D’ailleurs ce pouvoir est à double tranchant : il est vrai qu’obliger ses ennemis à ne dire que la vérité est bien pratique, mais en contre partie Mariska ne peut jamais mentir ! Ainsi, les personnes se trouvant dans un rayon de 5 mètres autour d’elle sont obligées de dire la vérité, même contre leur gré ; et elle est obligée de dire vrai à toute heure de la journée. Le seul moyen pour elle de ne pas trahir un secret est de ne pas prendre la parole, mais c’est bien plus compliqué qu’il n’y paraît…

Capacités physiques renforcées.
Bien qu’elle n’atteigne pas les performances des classes spécialisées, Mariska possède une force, une dextérité et une endurance assez développées pour une femme de sa corpulence.
Statistiques et Techniques
Type : vent, lumière, cristal.
Anomalies : poison, paralysie, inversion, décadence.
Force : 90
Défense : 70
Magie : 0
Résistance : 0
Vitalité : 70
Dextérité : 70
Dommages physiques : 540 - 630
Dommages magiques : 0 - 0
Défense physique : 280
Défense magique : 0
Points de vie : 4900



Bonus
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Veuillez écrire votre texte ici.
Jn'ai rien à dire~ :D



Hors-Jeu
Parle moi de toi !

Cf. Yasu & Sulli.
Mais encore ?

Que pensez-vous du forum ? : Tadam.

Comment avez-vous connu le forum ? : Bidam.

Si je vous dis "Code de présentation"... ? : Oh my sweet love ! [iku]



Dernière édition par Mariska Nanosh le Dim 20 Mar - 17:57, édité 15 fois
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Kino Kohaku

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Féminin ○ Messages : 53
○ Age : 26
○ Localisation : Devant mon ordi , dans la lune ..

MessageSujet: Re: Mariska Nanosh   Mer 16 Mar - 23:04

La muuuusiiiique ♥
Bref , Bienvenuuuue à toi .
Bonne continuation pour ta fiche
Et surtout amuses - toi bien sur Mahora ;-)
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Invité



MessageSujet: Re: Mariska Nanosh   Jeu 17 Mar - 11:11

Alors là...
J'ai comme l'impression que cette persotte va être intéressante... Me fait pas trop attendre!
Bon courage pour ta fiche <3
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Ami F. Satô

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Féminin ○ Messages : 84
○ Localisation : Dans une jolie maison.
○ Emploi/loisirs : En train de rêver d'un Ookami ♥.
○ Situation amoureuse : Elles sont rarement longues...

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Classe: Lilith
Situation: Collégien, Lycéen (+fillière), Civil (+métier), Vagabond, ...
Informations pratiques:

MessageSujet: Re: Mariska Nanosh   Jeu 17 Mar - 11:20

La musique est trop fasheun *-*.
Bref, bienvenue, j'ai vraiment hâte de lire cette présentation.
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Heart Sü. Heguth

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○ Emploi/loisirs : ... *no comment*
○ Situation amoureuse : ...

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Situation: Diplomé du HPC. Explorateur.
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MessageSujet: Re: Mariska Nanosh   Jeu 17 Mar - 17:37

Bienvenue \o/

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Heart. Le nom du coeur soigne en chantant. ♫
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MessageSujet: Re: Mariska Nanosh   Jeu 17 Mar - 18:27

Bienvenue toi ! :D

J'attends avec impatience la suite de ta fiche !

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MessageSujet: Re: Mariska Nanosh   Jeu 17 Mar - 20:43

Mince, je connais cette musique >< C'est pas genre Persepolis ôo ? Bref, vive DOG'S <3

Bon courage pour la fiche :3
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MessageSujet: Re: Mariska Nanosh   Ven 18 Mar - 17:41

Bienvenue à toi. :)
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MessageSujet: Re: Mariska Nanosh   Sam 19 Mar - 23:04

Merci beaucoup à tous !!!! :D♥

Et sinon, la musique c'est I never woke up in handcuffs before de Hans Zimmer. C'est un OST du film Sherlock Holmes. :)
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MessageSujet: Re: Mariska Nanosh   Dim 20 Mar - 10:00

Putain, j'étais sûre que je connaissais ! J'adore ce film
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MessageSujet: Re: Mariska Nanosh   Dim 20 Mar - 13:39

Anh ouais, jl'adore moi aussi même si ça n'a plus rien à voir avec le Sherlock de Conan Doyle. ;w;

Et sinon je voulais dire que j'avais terminé d'écrire ma fiche~ :D
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MessageSujet: Re: Mariska Nanosh   Dim 20 Mar - 17:47

MOUAHAHA, je le savais x).
Je vais lire donc °-°.
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MessageSujet: Re: Mariska Nanosh   Lun 21 Mar - 18:23

Je m'en occupe dans la soirée ! :D
Rebienvenue ma Crouille ♥

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