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 Mugetsu Nakahara [VALIDE : mettre couleur ~]

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Mugetsu Nakahara

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Masculin ○ Messages : 25
○ Age : 33
○ Localisation : De l'autre côté du miroir...
○ Emploi/loisirs : Principalement jouer de la guitare !
○ Situation amoureuse : Que... Que... VOUS INSINUEZ QUOI LÀ ? >///<

Carte d'Identité
Classe: Hôte-Miroir
Situation: Collégien, Lycéen (+fillière), Civil (+métier), Vagabond, ...
Informations pratiques:

MessageSujet: Mugetsu Nakahara [VALIDE : mettre couleur ~]   Sam 20 Nov - 21:55


Mugetsu Nakahara

« Tous les mots de la vie sont des sanglots. »





Feat Cloud Strife de Final Fantasy

Fiche d'identité


○ Nom : Mugetsu Nakahara (Mumu/Saké)
○ Âge : 25 ans (23/12/1984)
○ Sexe : Masculin
○ Orientation Sexuelle : Homosexuel (refoulé)
○ Statut : Habitant de l'île
○ Classe : Hôte-Miroir
○ Nationalité : Japonais et Autrichien


--Description du Personnage

    Portrait moral :

« Mugetsu ? Il est comme son prénom, doux et rêveur ! D’ailleurs, Mugetsu signifie « Lune rêveuse » je crois… »

Je n’arrive plus à me souvenir de la personne qui a dit cette phrase… Yasu, ou Shiki ? En tout cas, c’est quelqu’un qui me connaît très bien ! Quelqu’un qui me connaît mieux que moi, sûrement… Vous comprendrez pourquoi après. J’ai un moral très compliqué, en dresser un portrait me semble impossible. Mais pour m’aider à vous faire une description potable, j’ai séparé ma personnalité en quatre personnalités distinctes, à savoir le Doux, l’Énergique, le Menteur et le Négatif. Comme vous voyez, j’ai essayé d’équilibrer les bons et les mauvais côtés… Ça n’a pas été facile. Enfin…

Commençons par le Doux. « Doux » est un mot que j’apprécie. Il est rond en bouche, léger, évoquant une couette bien chaude ou un gros nuage de crème fouettée… Ouais, nan, ça fait débile. Mais j’aime la sonorité de cet adjectif, qui s’applique bien à mon caractère. Came et patient, toujours prêt à rire et à m’amuser, je fais très attention à mes amis, constamment à l’écoute de leurs sentiments pour pouvoir m’adapter à leur humeur du moment et les aider du mieux que je peux ; c’est peut-être mon don d’empathie qui fait ça, mais j’ai un esprit et des émotions flexibles, l’idéal pour être toujours sur la même longueur d’onde que mes potes. Je ne compte plus le nombre de confidences que j’ai reçu, le nombre de larmes que j’ai séché, le nombre de fou rires que j’ai eu avec Iku, Yasu, Shiki… Je pense que j’ai une nature très sociable, les gens viennent naturellement vers moi et c’est tant mieux, car j’aime les relations humaines et j’aime rendre service… Sauf quand je suis crevé et que j’ai la flemme. Et je vous parle pas des lendemains de cuites !

Bon, le petit problème avec tout ça, mon esprit malléable, mon caractère serviable, c’est que je me fais facilement manipuler. Enfin, c’est ce qu’il paraît… Comme les manipulés ne se rendent jamais compte qu’ils le sont (manipulés), je peux pas vraiment donner mon avis. C’est arrivé par le passé, mais maintenant que mes amis veillent à ce qu’une telle chose ne se reproduise plus, ça va mieux. Enfin, je dis ça, mais quand t’es devenu indépendant à 17 ans, c’est un peu gonflant d’avoir quelqu’un qui te surveille presque constamment. Je dois bien avouer que ça a un côté rassurant aussi, j’ai l’impression de retrouver une nouvelle famille. En plus d’être manipulable, je suis tête en l’air, je passe mon temps à oublier ce que je devais faire. Toujours à réfléchir à quelque chose, il m’arrive de me prendre un mur ou un poteau, après j’ai bien l’air débile… C’est exaspérant et pour moi et pour les autres, mais bon, qu’est-ce que j’y peux…

Pour revenir à des choses plus agréables, on peut citer mon honnêteté. De manière générale (je précise bien), je dis toujours la vérité. Parce que le mensonge n’a aucun intérêt et parce que j’en suis presque incapable. Ça doit être l’empathie qui, encore une fois, influe sur ma personnalité. Les seules exceptions, les deux plus gros mensonges que j’ai fait et que je continue à faire : ma maladie et mon amour. Nous aurons l’occasion d’y revenir, hélas, parce qu’apparemment il faut que je dise tout sur moi… Sachez que ce ne sont pas de véritables mensonges, ce sont des omissions, des choses que j’oublie volontairement de dire. Mais bon, avant de basculer du côté Obscur de la Force (comme le dit si bien mon ami Yasu), je passe à l’Énergique. Je suis comme une pile électrique, presque toujours en forme, prêt à déconner, à tenter et à découvrir de nouvelles choses, à faire la fête.

Et justement, en parlant de ça. J’aime TROP faire la fête et tout ce qui s’y rapporte. La lumière, les gens, la musique, la danse…. C’est mon élément, je m’y sens à l’aise. Même si je ne peux pas fumer (toujours à cause de ma maladie et puis c’est pas trop mon trip, la nicotine), je me rattrape sur l’alcool, ce qui fait hurler mes médecins. Qu’ils se calment… C’est pas comme si j’étais alcolo non plus, je bois toujours avec modération. Ou presque. L’ambiance d’une fiesta suffit à me droguer plus efficacement que n’importe quel hallucinogène ou n’importe quel cocktail. Et depuis ma rencontre avec Yasu, je fais d’autant plus attention à ce que j’ingurgite. Pour en revenir au sujet : je suis un fêtard indécrottable, prêt à m’amuser toute la nuit et ça a beaucoup de mauvais côtés.

Bon, je pense qu’il est temps de venir au plus important : le Menteur. Je n’aime pas parler de ça, mais je pense avoir assez tourné autour du pot. Sachez que les gens s’étonnent de mon énergie et de ma bonne humeur. Pourquoi ? Parce que je suis très malade. Mais ils sont persuadés que c’est de l’asthme, alors s’ils savaient la vérité… En réalité, j’ai la mucoviscidose. Vous savez, cette maladie génétique dégueulasse qui détruit vos poumons et votre appareil digestif en les encombrant de mucus ; autrement dit de morve visqueuse et répugnante. Une saloperie qui réduit mon temps de vie à 50 ans grand maximum. Pas vraiment le genre de truc qui rend la vie rose hein ? Je peux vous dire que j’ai eu une grosse période de déprime et sans les médecins de l’hôpital je pense pas que je serais là pour vous parler. C’est surtout ces derniers temps que je vais mieux, grâce à une aide-soigante très sympathique nommée Itami Yumeko.

Donc oui, je cache ma maladie. Pourquoi ? Parce que les gens éprouveraient de la compassion. Et la compassion, c’est un sentiment dont j’ai horreur. Et puis… Je sais pas… Je refuse d’en parler. Les médecins ne sont pas trop d’accord, mais ils se la ferment, au moins. Le seul avantage des toubibs, c’est leur secret professionnel… Et puis aussi, j’ai envie de profiter de la vie au maximum, déjà qu’avec l’asthme tout le monde me couve… Alors imaginez, s’ils connaissaient ma vraie maladie… Bref. Je cache ma maladie, mais je cache aussi mes sentiments. C’est idiot, hein… Un empathe qui cache ses sentiments. Un empathe qui ne raconte rien sur lui, sur ce qu’il éprouve. Mais si je le fais, c’est aussi parce que mon pouvoir ne marche pas sur moi. Mes sentiments me sont totalement fermés, alors que je lis à livre ouvert dans ceux des autres. Mais moi… Que dalle. Après tout… J’ai mis plusieurs années à me rendre compte de mon amour pour mon meilleur ami, Yasu.

Là nous entrons dans le domaine du Négatif ; la partie la plus sombre de mon esprit qui me reste la plus fermée, la plus incompréhensible. Déjà, cet amour pour un garçon, alors que je ne suis pas gay. Où plutôt, je REFUSE d’être gay. Je ne suis pas spécialement homophobe. J’accepte l’homosexualité chez les autres. Pas chez moi. Je m’efforce d’être hétéro, j’aime les filles… Mais pas leur corps. Je suis attiré, bien malgré moi, par les corps masculins. Pfff… Je sais que c’est pas naturel, de refouler son homosexualité ainsi. Mais… Mais… Je sais pas comment dire. Voilà. Et je suis fou amoureux de Yasu, mon meilleur pote. Ça et ma maladie, ce sont mes deux secrets. ÉNOOOOORMES secrets hein ? De quoi miner le plus solide des moral. Sans Itami, sans les médecins, sans la musique, sans mes potes… Même avec ça, j’ai tendance à déprimer.

Parce que c’est pas fini. Je vais vous expliquer pourquoi je déprime si facilement. Il y a des raisons, certes. Mais je manque cruellement de confiance en moi. Pourtant je suis pas trop mal foutu physiquement, je m’adapte à toutes les situations et à tous les caractères, j’ai du succès avec mon groupe… Mais voilà, c’est plus fort que moi. Comme l’homosexualité. Je me pose toujours des tas de questions, je doute de moi, et si je me trompais, et si ma musique ne plaisait pas, et si Yasu découvrait la vérité… Les DEUX vérités… Vous voyez le genre. Et, couplé à ça, je suis défaitiste. S’il n’y a qu’une seule chose qui bloque, je baisse les bras. Mon Dieu, le nombre de fois où j’ai voulu dissoudre le groupe… Je n’ai pas le courage d’aller au bout des choses. Encore une fois, ce sont mes amis qui m’aident. Je leur doit… Waw ! Un nombre incroyable de choses.

Pour résumer ? Pour résumer… Et bien. J’ai un caractère doux et serviable, je fais toujours attention aux autres, je fais preuve d’honnêteté et d’énergie presque inépuisable. Mais en contrepartie, je me fais facilement manipuler, je suis un incorrigible distrait… J’aime trop faire la fiesta, je cache ma maladie et mes sentiments, je refoule cette putain d’homosexualité, je baisse les bras facilement et je n’ai pas confiance en moi.

Au niveau des goûts… J’aime la lecture. Terriblement. La lecture me permet de m’évader. J’ai quitté l’école à 15 ans et les bouquins m’offrent la culture que je n’ai jamais eue. Et puis je lis parce que ça ne sert à rien ! C’est un goût que je partage avec Yasu, comme pour le cinéma, même si je fréquente plus régulièrement les salles obscures que lui. Mes auteurs préférés sont Stephen King, Kazuo Ishiguro, Miyuki Miyabe… Et la musique… La musique ! Si j’ai fondé un groupe avec mes amis, c’est pas pour rien. Je gratte depuis plus de dix ans et je goûte tous les genres musicaux. Les Beatles, les Rolling Stones, Artic Monkeys, U2, Green Day, Queen, AC/DC, Red Hot Chili Peppers, Sonata Artica, Black Grape, Coldplay, The Cranberries, Scorpions, Laruku… La musique m’a sauvé, et c’est le cas de la majorité des membres du groupe ! Je lis pas mal de mangas, comme par exemple Soul Eater, Bleach, Black Butler, One Piece, D-Gray Man, 666 Satan ou Fullmetal Alchemist. Niveau jeux vidéos, j’aime bien les jeux dans le genre de Professeur Layton, Mario, les jeux tirés de mangas… Et, je l’avoue, j’aime bien la série des Pokémons !

Dans ce que je n’aime vraiment pas… Les médecins et mes parents. Parce qu’ils n’ont pas su prévoir ma maladie. Rien ne les a alertés dans l’échographie, quand j’étais môme, non. Ils sont tous tombés des nues en apprenant que j’avais la mucoviscidose. J’ai quitté ma famille rapidement, donc de ce côté je suis tranquille. Mais pour les médecins, j’ai pas le choix. Je ne veux pas spécialement mourir tout de suite, alors je suis bien obligé de subir les quatre heures de soins quotidiens. Et pour ça, hop, direction l’hôpital. Je commence à apprécier un tout petit peu plus cet endroit grâce à des personnes que j’apprécie et qui y travaillent, mais bon… J’avoue sécher ses visites de temps à autres. Je peux me le permettre grâce à un pentacle à fonction purifiante appliqué sur mon torse, mais vous verrez ça dans la description qui suit…


    Portrait physique :

C’est quoi cette obsession pour les blonds aux yeux bleus ? Y a des canons de toutes les teintes de cheveux et d’iris possibles (non, je ne parle PAS d’un homme aux cheveux rouges et aux yeux indigo ! NON !)… Moi, je suis blondin aux yeux couleur ciel, et je ne suis pas spécialement séduisant. Je ne suis pas un thon non plus… En fait, je pense que si je n’avais pas de problèmes de santé, je serais presque aussi canon que Yasu (désolé pour ce manque de modestie). Mais cette saloperie de maladie m’a non seulement affectée mentalement, mais aussi physiquement…

Parlons rapidement de ce dont je souffre. La mucoviscidose est une maladie génétique causée par un gène au nom bizarre qui a foutu le bordel dans mon corps en mutant. Oui, c’est flippant de se dire « Wouhou, mes chromosomes mutent, je suis un alien ! »… Remarquez, Mahora est une île de mutants, alors… Passons. Le résultat, c’est que j’ai les poumons et l’appareil digestif encombrés de mucus, ce qui détruit mes organes petit à petit. Bien entendu, c’est une maladie mortelle, et j’ai grosso modo une espérance de vie de 47 ans. Ouais, j’ai atteint la moitié de ma vie. C’est génial hein ? Bref. À part pourrir ma digestion et ma respiration, la mucoviscidose m’a rendu stérile et a bloqué ma croissance ; de plus, je me déshydrate très vite. Pas de quoi me transformer en grand beau gosse de deux mètres aux muscles saillants et au teint éclatant…

À vingt-cinq ans, je suis petit. Très petit. Trop petit, surtout pour mon âge. Bon sang, j’approche de la trentaine et je stagne à un mètre soixante ! Oui, un mètre soixante, pour quarante-sept kilos environ. Vous voyez le tableau ? Mon IMC (Indice de Masse Corporelle) est pile à la moyenne entre la maigreur et la corpulence normale. Je suis plutôt du genre frêle et chétif, très pâle, les yeux facilement marqués par la fatigue. Mes problèmes respiratoires m’empêchent de pratiquer du sport et ma musculature est donc peu importante ; mes épaules sont carrées, certes, mais mon torse n’a aucun relief, mes jambes sont… Normales. La guitare m’a un peu musclé les bras et les mains, donc de ce côté ça va. De plus, à force de subir des crises de toux violentes, mon corps a fini par adopter naturellement une posture voûtée, cassée en deux. Pas très séduisant, n’est-ce pas ?... Bénissont tout de même mon absence totale d’acné tardif, et mes rougeurs. Rougeurs qui en font rager certains mais que j’aime, parce qu’elles me donnent des couleurs qui donnent un aspect plus chaleureux à mon visage, mes joues, mon nez, mes mains.

Maintenant que vous avez cette silhouette de gamin qui aurait vieilli prématurément en tête, passons au visage. Ovale et fin, avec des traits enfantins qui m’adoucissent et me féminisent, tout en tendant vers un air masculin et déterminé, la mâchoire légèrement carrée, les pommettes hautes. J’aime mon visage. Aussi pâle que le reste de mon corps mais facilement rougissant (je me répète, mais j’adore ça), il est illuminé par mes yeux, seul héritage de ma mère que je chéris. De beaux iris bleu vif qui prennent des teintes de ciel d’orage à l’ombre, emprunts de compréhension, de patience et de malice (c’est pas de moi, c’est Iku qui m’a dit ça un jour je crois). Mes cils ne sont pas innombrables et n’ont pas cet effet volumineux si apprécié, mais ajoutent quand même comme un voile doux et mystérieux à mon regard, accentuant l’impression que je lis dans votre cœur, au plus profond de votre âme. Et c’est le cas, hahaha. Mes sourcils sont fins, pas franchement expressifs, mais décorent joliment mon front. Mon nez européen, droit et légèrement en trompette, laisse ensuite place à ma bouche. Bon, pas vraiment le genre de bouche qu’on a envie d’embrasser au premier regard. Mes lèvres sont fines et pâles, gercent facilement et non pas cette moue aguicheuse de certaines personnes. La dentition qu’elles cachent est droite, bien alignée et blanche, un peu irrégulière. Du côté droit, j’ai deux canines côte à côte, l’autre dent a fait la grève du poussage. Tant pis, j’aime bien !

Maintenant, mes cheveux. Ils sont blonds clair avec des reflets cendrés, et varient du blond gris au blanc en passant par le doré, selon l’éclairage. Je les coiffe en piques dressés sur le haut de mon crâne, avec une frange qui me tombe sur l’œil gauche. Merci le gel ! En fait, c’est plus ma coiffure de scène, il y a des matins où j’ai la flemme de dresser toute une architecture capillaire. Dans ces cas-là, je laisse ma chevelure tomber sur ma nuque. On s’aperçoit alors que mes cheveux sont d’un naturel je-m’en-foutiste, avec des mèches qui partent un peu dans tous les sens : il y a des matins où elles m’arrivent sous le menton, d’autres où elles rebiquent vers l’extérieur, bref, le bordel complet. Doux et vaporeux, jamais gras à moins de verser du beurre dessus, ils encadrent joliment ma figure.

Quand à l’habillage, je ne fais pas dans l’originalité. Ce sont des vêtements chauds, pas ou peu moulants, et noirs. Toujours. Je ne suis pas gothique, hein ! C’est juste que le noir met en valeur le blanc peau, le bleu piscine de mes yeux et le blond changeant de mes cheveux, les seuls éléments qui me mettent un peu en valeur. Je porte souvent un marcel ou un T-shirt épais sous une veste, un jean, des gants et aux pieds, des Doc Martens. Vous connaissez la couleur de l’ensemble. Pour les sous-vêtements, je m’en tiens aux caleçons simples, le genre de ceux que portent les mannequins Photoshopisés dans les pubs de Calvin Klein. Pour les concerts, c’est un marcel à haut col, un pantalon type jogging très large, des bottes et des gants en cuir. Sur mon bras gauche, je me suis autorisé une petite fantaisie : une manche détachée très bouffante qui va de mon épaule jusqu’au milieu de ma paume, avec une agrafe d’argent qui m’a coûté les yeux de la tête et qui représente une tête de félin, panthère ou tigre.

Hop, direction les détails. Mes mains sont calleuses, les doigts couverts de corne à force de pratiquer la guitare de manière intensive, mais restent étroites, les doigts fins terminés par des ongles dépourvus de cuticule. Je ne porte pas ou peu de bijoux, de temps en temps une chaînette ou un anneau discret ; les seules exceptions sont mes petites boucles d’oreille rondes, standard, que je porte de temps à autre. Je ne suis pas un amateur de chapeaux, que je remplace souvent par une capuche de sweat, bien chaude et confortable. Dès que le temps fraîchi, je me met aux manches longues et aux écharpes remontées sur le nez ; attraper un rhume serait la pire chose à faire. Ensuite, mon pentacle. Je vous en ai déjà parlé beaucoup plus haut. C’est une sorte de tatouage permanent au milieu du torse, appliqué et maintenu en marche par les médecins de l’hosto. Il a une fonction nettoyante, il évacue le mucus de mes poumons et de mes intestins quand il s’accumule trop. Allié aux soins intensif, il est très efficace, mais son but premier est de me maintenir en vie si je ne vais plus aux séances. Je l’aime bien, il est classe et me donne un petit quelque chose en plus. Peu de mes amis savent qu’il existe, et je leur ment en disant que c’est un tatouage normal.


    Relations :
cf. fiche Relationships


--Pouvoir du Personnage

    Description du pouvoir :

Vous connaissez les Hôtes-Miroirs ? Ces personnes qui peuvent pénétrer dans une surface réfléchissante, y vivre, s’y déplacer ? Ces personnes qui connaissent le véritable « monde de l’autre côté de la glace » ? Ces personnes… Qui dévorent les reflets des gens pour en faire des marionnettes sans volonté, qui finissent par se dissoudre… J’en suis un. Tout celà, je le connaît. C’est effrayant de se savoir en possession d’un pouvoir si dangereux, si pervers et si cruel… La seule et unique fois où j’ai mangé un reflet, c’est pendant la guerre de 2009… Je peux vous dire que ça me hante encore… Non, vraiment, je n’aime pas ce pouvoir. Seul le monde onirique et étrange qui se trouve à l’envers d’une glace présente de l’intérêt, et je m’y réfugie souvent.

Mais j’ai un deuxième don : je suis doué d’empathie. Oui, je sais que l’empathie n’est pas considérée comme un pouvoir magique… Mais moi, je suis empathe à un niveau exceptionnellement pointu. Par « empathie », on désigne la capacité d’une personne à comprendre les sentiments de quelqu’un. Je peut donc interpréter à la perfection ce que ressent une personne, et ce de manière très précise (j’ai explosé tous le scores aux tests d’empathie). Mais je peut aller jusqu’à modifier ces sentiments, et à partir de peu de choses, en créer. Ce don passif a donc une certaine dimension offensive car je suis capable de perturber un adversaire. J’affectionne énormément ce pouvoir, même si je ne le maîtrise pas parfaitement : certains sentiments me restent fermés, je peut juste les ressentir. Pour m’aider à interpréter mon empathie, j’utilise le diagramme des émotions primaires et secondaires de Robert Plutchik. C’est très insctructif !


○ Classe : Hôte-Miroir
○ Atouts : Je maîtrise parfaitement mes deux pouvoirs, et je garde mon sang-froid le plus possible. Tant que mes alliés ne sont pas en grand danger, je suis très prudent. Et je résiste à pas mal d’Anomalies de Statut !
○ Faiblesses : Je ne les compte plus… Pas très rapide, je m’épuise vite et ma maladie me fragilise beaucoup. Mon empathie me rend sensible à ce que ressentent les autres, ce qui me déstabilise et m’incite à voler à leur secours sans penser à ma propre sécurité…
○ Alignement : Shiro

    Stats et Techniques :

: Type : Cristal / Anomalies : Poison, Tétanie, Charme, Inversion / Force : 10 / Défense : 60 / Magie : 60 / Résistance : 50 / Vitalité : 80 / Dextérité : 40 / Dommages physiques : 10 - 20 / Dommages magiques : 330 - 390 / Défense physique : 270 / Défense magique : 200 / Points de vie : 6400
Spoiler:
 


--Hors-Jeu ; Personnel
    Parlez-moi de vous ! :
Triple compte de Samaël Asimov xD OUI JE SAIS J'ÉTAIS CENSÉ RÉGULER MON TEMPS INTERNET ET ALORS ? D8

○ Que pensez-vous du forum ? : Rien de nouveau x3
○ Comment avez-vous connu le forum ? : Mystère mystère !

○ Si je vous dis "Code de présentation"... ? : Je crois qu'au bout de trois comptes je connaît assez bien le Règlement non ? xD { Mouais, bon, on va dire que je valide quand même par ce que c'est toi Samychou et que je traîne avec Nevh donc... ._. }


Dernière édition par Mugetsu Nakahara le Sam 20 Nov - 22:01, édité 1 fois
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Mugetsu Nakahara

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○ Age : 33
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○ Emploi/loisirs : Principalement jouer de la guitare !
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MessageSujet: Re: Mugetsu Nakahara [VALIDE : mettre couleur ~]   Sam 20 Nov - 21:59

    Histoire, raison de l'arrivée sur Mahora :


-PROLOGUE-
La vie est un oxymore : on naît pour mourir.

Je vais bientôt avoir 26 ans. Ça fait 312 mois. Environ 1 248 semaines, soit 8 736 jours, soit 524 160 heures, soit 31 449 600 minutes, soit 1 886 976 000 secondes ! Il me reste un peu moins que la même période avant de mourir. La première partie a été bien remplie. La deuxième la sera d’autant plus, j’espère… Mon temps de vie est trop précieux pour que je le gâche bêtement comme je l’ai fait par le passé…

-L’OMBRE AU TABLEAU-
L’enfant mourra bientôt dont le front embrassé est salé.

Je suis né le 23 décembre 1984 à Mahora, dans le quartier du Den Rei Occidental. Naître un 23 décembre n’a pas d’avantages. Je n’ai pas plus de cadeaux, tout le monde est en vacance donc pas de fête d’anniversaire, il fait froid… Pour moi ça n’a plus aucune importance, mais quand j’étais gamin, si. En plus, je suis issu d’une famille assez pauvre. Mon père et ma mère sont tous deux des japonais dont les familles ont émigrées en Autriche il y a des générations. Après leur mariage, ils sont revenus à Mahora, l’île de leurs ancêtres, avec un gosse (moi) et pas beaucoup d’argent, un mois avant ma naissance. Parlons rapidement de mes parents. Mon père, Krystov Nakahara, était accordeur de pianos. C’était un homme effacé, qui n’a jamais fait très attention à moi, occupé par son grand rêve : écrire une symphonie. La bonne blague. Si j’avais Béla Bartók en père, ça se saurait. Ma mère, Sakura Wenzel Nakahara, était secrétaire dans un petit bureau. Elle aussi peu présente, toujours à pester contre son patron et ses collègues. Mais bon, je serais injuste de dire qu’ils ont été mauvais parents. Oh, ils l’étaient ! Mais pas autant que je voudrais m’en persuader… Nous habitions dans un vilain petit appartement, au deuxième étage d’un immeuble très moche ; mais avec les salaires de mes parents, ont ne pouvait pas espérer mieux.

Dès ma plus petite enfance j’ai été malade, très sujet à toutes ces infections des voies respiratoires qui courent l’hiver. De santé fragile (tu m’étonne…), j’étais plus souvent cloîtré chez moi qu’à vagabonder dehors. Et de toute manière, ce n’est qu’à sept ans que j’ai vraiment commencer à jouer avec mes amis à l’extérieur. De un à neuf ans, j’ai été constamment enrhumé et malade, ce qui ne m’a pas empêché d’avoir une vie sociale et une scolarisation satisfaisantes. J’avais une petit bande d’amis que j’aimais beaucoup et on faisait les quatre cent coups. J’avais des amours, et bien sûr, des emmerdes. Amours timides et jaloux, emmerdes emmerdantes, les problèmes classiques de cette période. Et à neuf ans, tout a basculé. Tout a commencé un soir d'octobre, avec une simple bronchite qui a failli causer ma mort. Vous savez, quand on a pas eu de soins adéquats pendant une dizaine d'années, la mucoviscidose rend le moindre rhume mortel. Cette bronchite-ci manqua de peu de m'emporter. J'avais 40 de fièvre, je toussais à en cracher mes poumon, je vomissais, j'avais mal à la poitrine, je suffoquait, bref, je crevais lentement mais sûrement. On m'enmena en urgence à l'hôpital alors que je frisais le pneumothorax (pour ceux qui ne savent, la pneumothorax est un dégonflement d'un poumon et est, bien entendu, fatal).

Je restais une semaine à l'hôpital. Je ne comprenais pas tous ces aérosols, ces médicaments, ces séances de kinésithérapie, ces sortilèges de soin et ces potions drainantes qui se succédaient toute la journée et toute la nuit. Les médecins réalisèrent des miracles. Après cette semaine de soins intensifs, j'étais guéri. Guéri mais pas sauvé. Je n'avais plus de bronchite, certes, mais j'avais la mucoviscidose. J'étais condamné. On m'appliqua le fameux pentacle à cette époque. Au début, j'en avais une bonne dizaine qui fonctionnaient jour et nuit mais au fur et à mesure on m'en enleva, ne laissant au final que le plus puissant, celui que j'ai aujourd'hui. Toute cette magie appliquée à même mon corps réveillèrent mon don d'Hôte-Miroir, inconnu jusqu'alors, contrairement à l'empathie que je pratiquais de naissance. Quand on a neuf ans, comprend-on tout ceci ? Maladie mortelle ? Condamnation ? Temps de vie limité ?... Je ne sais pas. Je ne sais plus. Je préfère oublier la peur que j'ai pu ressentir à ce moment. Je crois que j'étais prêt à ma laisser mourir, pour aller plus vite. Des pensées suicidaires chez un môme qui atteint tout juste sa première dizaine, ça fait peur. Mes parents, mes médecins, tous se demandèrent comment me sauver. Ils n'y arrivèrent pas. La musique, elle, si.

-CHANSONS D’AMOUR-
La musique seule peut parler de la mort.

Dix ans. Premier âge à deux chiffres. Un an après la découverte de ma maladie. Un an que j'étais scolarisé à l'hôpital et que, tous les matins, je suivais des soins pendant quatres heures pour tenir ma mucoviscidose en respect. Un an que je commençais à m'aventurer de plus en plus loin dans ce monde fascinant qui se trouve de l'autre côté du miroir. Ma vie de famille était devenue tendue. Mes parents me regardaient avec des yeux larmoyants, poussant des soupirs. De toute manière je passait tout mon temps à l'hôpital, j'avais quelques amis parmi les autres enfants malades et ne m'ennuyait pas trop. Mes pensées noirs s'allégeaient grâce à un psychologue, mais j'avais des rechutes où je refusais soins et nourriture, je tentais de me suicider. On ne savait pas quoi faire. Puis, pour mon anniversaire, je reçu une guitare. Mon père aurait préféré un piano, mais c'était cher et pas très facile à installer dans une chambre d'hôpital…. Donc, une guitare. Un simple bout de bois creusé avec des cordes, quoi. J'effleurais ces dernières des doigts. Musique.

Je retirais vivement mes mains de l'instrument, surpris par le joli son qui s'était produit. C'était la première fois que je touchais une guitare, mais pas la dernière. Je levais vers mes parents un visage souriant, enfin, et demandait des cours de guitare. Il y en avait à l'hôpital, j'y allais. Quelle merveille ! Ce bête instrument me sorti de la dépression en me sortant du quotidien de ma vie de malade. Au début, j'avais un peu de mal, mais j'avais des notions de musique grâce à mon père. À 11 ans, j'étais presque un pro de la gratte. Mon état s'était tellement amélioré qu'on me permit de revenir vivre chez moi et un an pus tard, j'entrais en première année de collège à la Pension. Toujours aussi dingue de guitare, je composais maintenant des petits morceaux et inventait des paroles pour aller avec. Je suis dans les annales de la Pension en tant qu' «Ancien leader du Club de Musique – 1996/1998», allez jeter un coup d'oeil à l'occasion.

Mes notes n'étaient pas mauvaises, j'avais une super bande de potes, je flirtais avec des filles sans jamais rien concrétiser, je suivais mes soins régulièrement, je m'entendais plutôt bien avec mes parents, bref, la belle vie de pré-ado. Il fallait bien que ça finisse un jour… J'avais 14 ans. Depuis une ou deux années déjà, j'avais tout le corps et l'esprit chamboulés par l'adolescence. Le corps se transforme, et le regard que l'on pose sur les autres aussi. L'amour, le vrai amour, et la sexualité s'éveillent. Ce sont des choses merveilleuses… Sauf quand ça dégénère. J'étais en deuxième année de collège quand je croisais pour la première cette personne que les romanesques qualifient de «premier amour». Il s'appelait Yuzuru. Grand, sportif, les cheveux noirs, les yeux bruns et délicieusement bridés, un sourire à fondre, bref, un canon. Moi, j'étais petit, chétif, blond, les yeux bleu et pas bridés du tout, un sourire pâle et tordu, bref, pas vraiment un canon. Nous étions fait pour devenir des rivaux, moi jaloux de lui, lui me méprisant. Nous somme devenus de très bons amis. De trop bons amis.

Par le passé, j'avais déjà ressenti des petits quelques choses à l'estomac pour des garçons, et jamais pour des filles. Ça ne m'inquiétait pas plus que ça. Mais avec Yuzuru… Très rapidement, je ne pouvais plus me passer de lui. Quand il me parlait, me touchait, me regardait, mon ventre se tordait et mon coeur se mettait à battre plus vite. Je voulais lui plaire et adoptait la plupart de ses passions ; en même temps, je fis des efforts d'apparence à son attention. Je lui jouait des morceaux que j'inventais. Je m'asseyais près de lui en cours. Je l'appelais souvent et l'inondait de SMS. Lui, loin d'être effrayé par tout ça, faisait la même chose pour moi. Je n'osais pas mettre un nom sur cette relation. Je me persuadais que c'était normal, qu'on était juste super potes. Je refusais de l'aimer. Je refusais d'être gay. Inconsciemment, je me battais contre ça, car je lisais en lui une simple amitié. Hélas, mon pouvoir n'était pas assez entraîné. Je ne vis rien venir… Ce fameux jour où Yuzuru vint dormir chez moi, il était trop tard.

Je me souviens de sa déclaration, de ses lèvres sur les miennes, de ce baiser si doux qu'il m'avait donné, de sa main qui caressait doucement mes cheveux, de son odeur. Je me souviens de lui penché sur moi, éclairé par les réverbères du dehors. Je me souviens de son boxer, seul vêtement qu'il avait gardé pour dormir, distendu par son érection. Je me souviens des délicieuses secondes où mon cerveau avait grillé, incapable de la moindre pensée, drogué par mon amour et ma surprise, savourant chacun de ses gestes. Je me souviens de mon désir naissant en réponse au sien, de l'envie confuse qu'il me prenne dans ses bras et qu'il aille beaucoup plus loin.

Et puis… Ma réaction brutale, quand je l'avais brusquement repoussé loin de moi, loin de mon plaisir et de mon amour coupable. Ce soir là, Yuzuru ne resta pas dormir. Après ma réaction et mes injures, il s'était rhabillé, avait pris ses affaires et était retourné chez lui. Les mots qu'il me cria me résonnent toujours dans les oreilles. Des mots durs, blessants, haineux. Nous étions à la fin de l'année scolaire. Dans deux mois, c'était les grandes vacances. Nous nous étions jurés de tout faire pour être dans la même classe. Sauf que jamais je n'entrais en troisième année. Jamais je ne revis Yuzuru.

-DES RACINES ET DES AILES-
Le sort fait les parents, le choix fait les amis.

À 15 ans, je n’étais plus scolarisé. Au début, je séchais les journées de cours. J’explorais le monde du miroir encore et encore et développait mes pouvoirs d’Hôte-Miroir tout seul. Je découvris la technique pour voyager d’une surface réfléchissante à une autre, de reconnaître les Hôtes des simples reflets, de faire peur aux possesseurs de ceux-ci… Ce monde onirique me réconfortait. Mes parents reçurent vite une lettre de la Pension demandant pourquoi j’étais absent depuis un mois. En rentrant chez moi ce soir là, on me passa un savon. Ma mère gueulait, menaçait ; mon père tentait de me demander ce qui n’allait pas. Quand ils se calmèrent, je haussais les épaules et annonçait :

« Ça sert à rien d’étudier alors que je ne vais pas faire long feu. »

Ensuite, rien d’intéréssant à raconter. On me força à retourner en cours mais je retournais me ballader dans les mirroirs ou sur l’île. Je finis par me rendre malade exprès pour rester à l’hôpital. De quinze à seize ans, ce fût cette vie. Rechutes, mutilation, maladie, crise d’ado, refus de m’alimenter, d’aller en cours, de parler. La guitare était ma planche de salut. Une année de brouillard. Une année de gaspillée. À seize ans, paf, je refuse de me faire soigner. Mon pentacle m’a sauvé, mais à l’époque je le détestait, je voulais le voir partir, je m’arrachais la peau à force de frotter, mais il restait là, à évacuer le mucus. Je voulais mourir mais je ne pouvais pas. Deuxième année perdue… Je ne me souviens presque de rien concernant cette période très sombre. Au final, ce n’est pas une partie de ma vie que je qualifierais d’importante ou de passionnante.

J’approchais de mes dix-sept ans quand je sortis enfin de ces deux longues années de déprime. J’achetais un appartement et alors ma vie d’indépendance commença. Je coupais les ponts avec mes parents, leur cachant que je n’habitais pas très loin de chez eux. Vivant de petits boulots, me soignant grâce à mon pentacle et aux quelques soins où je daignait me rendre. Je découvris l’univers des bars et des fêtes, l’alcool, la danse, la lumière, la vie de jeune adulte. Je passais heureusement à côté des cigarettes, de la drogue et des IST ; la cigarette à cause de mon état (je ne suis pas suicidaire au point de me pourrir les poumons encore plus), la drogue parce que ça me dégoûtait, les IST parce que j’étais chaste. Je refoulais mon homosexualité et le corps féminin ne m’attirait pas. Je couchais avec quelques nanas mais c’était rare. Le danger résidait dans l’alcool, que je modérais le plus possible, et les fêtes elles-même. J’adorais ça, et mon temps de sommeil en prit un coup. Je devînt ami avec Shiki, que je rencontrais dans un bar, et très vite, nous avons décidé de former un groupe, car il jouait de la basse.

L’année de mes dix-huit ans est la plus importante de ma vie. C’est l’année où je rencontrais Yasu. Je le croisais pour la première fois dans un bar. J’étais avec Shiki et d’autres amis et je l’avais déjà repéré, avachi sur le bar, entouré de verres vides. Je me levais un moment pour aller aux toilettes ; quand je sortis, Yasu était là : son estomac torturé par la drogue et l’alcool s’était vidé de toutes ces merdes. Ses émotions formaient un canevas de désespoir, de surprise quand il me vit, embrumés par le bourbon. Et puis… Une sorte de cœur qui palpitait, comme un oisillon mourant. Cette flammèche sentimentale me prit à la gorge et je résolut de sauver ce dernier espoir de survie.

Quand je lui demandais s’il voulait de l’aide, il secoua la tête. Pourtant il n’avait vraiment pas l’air en forme, transpireux et tremblant. Pour détendre l’atmosphère, il se mit à chantonner les paroles de la musique diffusée dans les WC, « Run run run » de The Who. Mais quand il marcha vers la porte, son sens de l’équilibre lui fit défaut et il se rétama contre le carrelage. Non, décidément, il n’allait pas bien. Son rire, ses refus n’y changeraient rien ; je le raccompagait chez lui. Soutenir un type comme Yasu, qui mesure une tête de plus que moi et qui pèse fichtrement plus lourd, je peux vous dire que c’est pas la tarte, mais il n’habitait pas trop loin. Quand je pris congé, il voulut savoir mon prénom : je lui donnait. C’est ce soir-là qu’il me surnomma Saké pour la première fois. En rentrant, le cœur léger, je me rendis compte que j’aimais bien ce petit nom. Un petit sourire aux lèvres, je repensais aux émotions que j’avais légèrement modifiées chez ce type. Moins de désespoir, plus d’espérance. Moins d’amour pour l’alcool, plus de courage. La petite flamme palpitante avait grossi. Si seulement je pouvais le voir régulièrement pour l’aider plus efficacemment… Une semaine après, à la supérette, les Dieux exaucèrent mon vœu secret. À la caisse, je retombais sur Yasu.

« Yasu ?
- Euh oui ? Saké, c’est bien ça ?
- Non, Mugetsu !
- Ah oui, désolé… J’étais pas trop moi-même quand on s’est rencontré.
- Oui, j’ai vu ça. Tu tiens pas l’alcool ?
- Non… C’est plutôt que j’ai du mal à m’arrêter de boire…
- Bon, alors il te faut quelqu’un pour réguler tout ça mon gars ! Ça te dirait de venir boire un coup au même bar que l’autre soir avec mes potes ? On t’arrêtera avant que ça recommence comme la dernière fois. »

C’est clair, c’est net, copyright Mugetsu Nakahara. Je n’avais pas eu le temps de me censurer mais… Je voulais aider ce type. Vraiment. Il accepta, un peu surpris, et c’est ainsi que Yasu devint mon meilleur ami. Trois mois plus tard, il devint le chanteur du groupe. Je lui avait proposé car il avait une belle voix et que son répertoire musical me semblait très étendu. Je me souvient de sa surprise puis de l’intérêt qu’il manifesta ensuite. À la première répétition, on était tous un peu tendus. Et puis… Ça a été génial. Moi à la guitare, Shiki à la basse et Yasu au micro. C’était décidé, il restait. Il ne nous fallait plus qu’un batteur. Et là encore, Yasu fut formidable. Il nous trouva un batteur, Mion Kawani. L’héritier de Mahora.

Le groupe était complet, on s’entendait tous merveilleusement bien, la musique qu’on jouait était (sans me vanter) de bonne qualité, bref, tous les ingrédients nécéssaires à un premier concert. C’était dans un petit bar dont le patron était un pote, le public nous connaissait, aucune raison de flipper quoi. On a TOUS flippés. C’était terrible et amusant à la fois. La prestation, pourtant importante symboliquement, a disparue de nos mémoires, mais faut croire qu’on s’est pas trop mal débrouillés. Et pour fêter ça… On a tous finis bourrés. J’en ai eu des douleurs stomacales terribles, mais bon, tant pis ! On est vite remonté sur scène, sans trop se prendre au sérieux tout d’abord, et puis, petit à petit…


-PRENDRE SON ENVOL-
Le succès fut toujours un enfant de l’audace.

Deux ans plus tard, pour fêter ma vingtième année, j’avais le plus beau cadeau du monde. Des amis, un super appart’, et un groupe à succès. Oui, à succès. C’est venu tout seul, grâce à YouTube et autres réseaux Internets, au bouche-à-oreille… C’est venu très vite, à peine un an après notre première prestation. Yasu et moi avions commencé depuis quelques mois à écrire nos propres chansons, en accord avec Mion et Shiki, et elles étaient populaires parmi les jeunes de l’île. Ce qui me ravissait le plus, c’était l’état de Yasuki… La musique avait un effet formidablement bénéfique sur lui, et sans le lui dire j’utilisais mon don d’empathie pour accélérer les effets. Il buvait très raisonnablement, ne se droguait plus… Et continuait à fumer. Le seul point négatif dans notre amitié, car j’étais obligé de m’éloigner pour ne pas suffoquer. Lui, et les autres aussi, croyaient que j’avais de l’asthme, et je leur cachait ma vrai maladie.

Pour en revenir au principal. On était populaires. Dans la rue, des gens nous reconnaissiaent et on recevait autant de félicitatons que d’injures. Les mecs en profitaient pour cumuler les conquêtes. Moi… Pas vraiment. Quelques filles de-ci de-là, mais rien de sérieux… Et les garçons, je refusais toujours de les envisager comme des compagnons possibles. De toute manière, je ne tombe pas facilement amoureux, donc pas trop de problèmes. Je me faisait charrier pour ça mais j’en riais plus que je m’en énervait. Et puis, à 21 ans, premier problème. Mion, notre batteur, nous quitta. Rappellez-vous, c’est quand même le Prince héritier… Et ses parents ne nous voyaient pas d’un très bon œil. Donc, plus de batteur. Or la batterie est un instrument indispensable à tout bon groupe qui se respecte. Nous fûmes forcés d’annuler tous les concerts en attendant de trouver quelqu’un d’autre. Et, ENCORE une fois, Yasu nous sauva.

Il nous présenta sa nouvelle recrue quelques mois plus tard : Iku Samuro. La manière dont ils se sont rencontrés reste un peu obscure à mes yeux, je sais juste qu’en bon mâle qu’il est notre ami aux cheveux rouges l’avait dragué un soir et elle l’avait très, très mal pris. Drôle de première rencontre, hein ? C’est pour ça que j’adore Yasu… Iku, quand elle arriva dans le groupe, jouait de tout sauf de la batterie. C’est sûrement pour ça qu’au début, j’étais très sceptique vis-à-vis de la jeune fille. Mais Mion prit Iku comme élève. Et, après une pause d’un an, le groupe redémarra ; Iku était de ces personnes qui apprennent à la vitesse de l’éclair. Elle et Mion eurent une petite aventure ensemble, ça ne dura pas longtemps, mais Yasu, Shiki et moi, ça nous faisait bien marrer, et on les taquinait sans cesse. Puis mon cœur fit un caprice et je tombais amoureux. Comme pour Yuzuru, c’était le cas depuis longtemps et quand je m’en rendit compte, il était là aussi trop tard. J’étais fou amoureux de Yasuki Nihichimaru, chanteur du groupe et meilleur ami.

-GUERRE ET GUÉRISON-
Pour parler de la guerre il n'y a que des larmes

2009. Trois ans que notre groupe, avec Iku en batteuse, était au summum de sa gloire. Trois ans que je cachais mon amour à Yasu. Trois ans d’une vie tranquille. Et puis les WH débarquèrent. Séparé de tous ceux que j’aimais, je me résolut à une chose lâche : je disparus dans le monde des miroirs. J’en ressortais pour sauver des gens, intervenir dans les missions WH et demander des informations sur le sort de mes amis. Une époque sombre, reflétée dans le monde des miroirs sous forme d’une tempête ténébreuse. Je mangeais mon premier reflet et n’en concevit que du dégoût de moi-même. Les ennemis furent rapidement éliminés et je repris contact avec Iku, qui m’annonça la pire chose de ma vie.

Yasu était mort. Mort sans que lui dise au revoir. Mort sans qu’on puisse le sauver. Il avait sauvé Lloyd, le petit copain d’Iku, mais il était quand même mort. Sans que je puisse lui dire que je l’aimais. Iku aurait voulu me tuer, elle n’aurait pas fait autrement. Elle ne se rendit pas compte de l’effet que cette nouvelle prosuisit sur moi. Je tombais dans une sombre dépression et retournai vivre dans cet hôpital que je haïssait tant. Tout en dehors me rappellait Yasu. Je me repliais sur moi-même, refusant encore une fois tout soin, toute nourriture, me coupant les bras à coup de rasoir, pris de crises de larmes interminables. Itami arriva quand j’allais au plus mal. Je la connaissait de vue, comme Pensionnaire et aide-soignante. Maintenant que je (sur)vivais à l’hôpital, je la voyais très souvent. Au début, je la haïssait, elle ne semblait pas être affectée par la guerre, elle était toujours souriante, à écouter les autres avec sa tête d’enfant modèle… Je croyais qu’elle n’avait aucun sentiments, qu’elle ne ressentait rien face à la boucherie des Witch Hunters. Je ne cherchais même pas à connaître ses sentiments, dégoûté d’avance parce que je pensais y décerner. Bien sûr, je me trompais. Je m’en rendit compte quand Itami vint me voir.

C’étais son boulot, de s’occuper des blessés, certes. Mais je n’étais pas considéré comme une victime physique de la guerre. Mais mes troubles étaient d’ordre psychologique et la Shinigami ne s’occupait pas vraiment de cette section. Toujours est-il qu’elle me salua et me demanda si tout allait bien. Quelle question… Rien n’allait. Bref, je me souvient que le soir tombait et que j’étais assis dans le foyer de l’hôpital, attendant la prochaine crise de larmes. Mon empathie se déclencha subitement. Je ressentais chez cette jeune fille un dégoût profond pour la guerre, un mélange de haine, de tristesse et de colère, les mêmes sentiments que tout le monde éprouvait en cette période. Mais au milieu de cette tourmente… Un soleil. Un concentré d’énergie, de refus face à la dépression, de joie de vivre désespérée qui luttait pour chasser les nuages noirs de la guerre. Itami avait assistée à des choses que toute adolescente ne devrait jamais voir, elle avait tué, elle avait vu des morts, elle était aussi affectée que tous les autres Mahoriens. Mais elle refusait mon état : la dépression. Mon mépris disparu aussitôt et peu à peu, on finit par bien s’entendre. Un jour, je lui posais LA question :

« Itami-chan… Comment fais-tu pour oublier… ça ?
- Je n’oublie pas, senpai. Il ne faut pas oublier cette bataille. Mais pour éviter de me détruire avec ces mauvaises pensées, je m’occupe l’esprit. Je parle aux autres et les autres me parlent. J’aide. Aider les gens me fait du bien… Parler est la meilleure thérapie. »

Je suivis son conseil. Ce fût une révélation. Deux semaines après, j’allais mieux. Oh, je continuais à avoir de violentes crises de larmes et des phases de dépréssion profonde, mais plus espacées, de moins en moins grave. Peu à peu, je remontais la pente. Je m’étais rendu compte grâce à Itami que je gâchais mon pouvoir d’empathie, qui pouvait alléger la tristesse, le désespoir et la colère chez les gens. Je comptais bien rattrapper cet égoïsme. Je me mis à parler de Yasu. Ce fût dur au début, mais ça me fit vraiment du bien. Ça le faisait revivre dans mon cœur. Je me remis à la guitare aussi. Quelques semaines plus tard, Itami vint me voir dans ma chambre pour m’annoncer que les médecins m’autorisaient à quitter l’hôpital. Je faillis lui sauter au cou et la remerciait chaleureusement pour tout ce qu’elle avait fait. Je la fit s’asseoir sur une chaise et j’attrappai la guitare qui traînait sur mon lit.

« Itami-chan… Je t’ai composé un petit quelque chose. Instrumental, bien sûr, je ne chante pas… Bon, allez. Prête pour « Blue Shinigami » ? »

Oui, c’est pas original comme titre, mais on s’en fout. C’était un morceau plutôt simple, mélodieux et enjoué avec un côté sombre et mystérieux. Je l’aimais beaucoup. Itami aussi, je crois. Elle souriait avec ravissement à la fin du morceau et me remercia à son tour. Quand elle partit, je lui promis des places gratuites pour les futurs concerts de mon groupe. Car il y en aurait. Ce serait dur sans Yasu, mais il y en aurait. Et il y en eut.

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Iku L. Samuro
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Situation: 4ème année de lycée en fillière HTAA ; directrice du CEDEM.
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MessageSujet: Re: Mugetsu Nakahara [VALIDE : mettre couleur ~]   Dim 21 Nov - 0:12

Je
Me
Suis
Régalée.

En quatre mots, voici mon avis sur ta fiche, et si je le pouvais, je la validerais tout de suite.
Mais c'est au boulot de Yasu de voir si elle est parfaite, c'est lui (elle mdr) qui a crée le PP, je lui laisse donc le reste du boulot :D
Pour la peine je t'ai fait une signa !
L'avatar viendra plus tard, là je dors xD Bonne nuit.


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MessageSujet: Re: Mugetsu Nakahara [VALIDE : mettre couleur ~]   Dim 21 Nov - 1:34

    Après moult plantages de mon PC et une multitude de reboot, j'ai réussi à tout lire en entier !! \o/

Gzomgawona !! m(_ _)m
C'est pareil pour moi, je me suis trop régalée en lisant ta fiche. Elle est plus que parfaite ! Mugetsu est encore mieux que ce que je l'imaginais !! \o/ J'pourrais écrire toute une dissertation si il n'était pas aussi tard et si je n'étais pas flemmarde. xD
Bref, Iku ou quelqu'un d'autre, vous pouvez valider. *émue*

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MessageSujet: Re: Mugetsu Nakahara [VALIDE : mettre couleur ~]   Dim 21 Nov - 9:09

Bon tu es validé alors ! Par mes pouvoirs de modos vu l'accord d'Iku et de Yasu xD.

Désolé j'ai pas eu le temps de lire ;; une autre fois... ? (j'te promet de faire Nevh rapidement, RAPIDEMENT ; j'me grouille de finir Sanzo D: !)

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MessageSujet: Re: Mugetsu Nakahara [VALIDE : mettre couleur ~]   Dim 21 Nov - 11:26

Allez hop hop hop, validé !
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MessageSujet: Re: Mugetsu Nakahara [VALIDE : mettre couleur ~]   

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Mugetsu Nakahara [VALIDE : mettre couleur ~]

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