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 Kinsue Shishida ;

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Heart Sü. Heguth

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MessageSujet: Kinsue Shishida ;   Dim 31 Oct - 10:35


Bienvenue sur la fiche + de Kinsue Shishida ;

    Note de l'auteur ;
    Pour des informations complémentaires, demande de rp hors section, veuillez utiliser les mp merci.
    Je suis modératrice du forum et Kinsue est pour moi mon meilleur personnage, le mieux établi, le plus recherché et le plus approfondie de tous. C'est le grand frère de tous les autres, et mon tout premier à moi. J'en suis fier alors je vous prie de respecter mon travail, mes écrits ainsi que mon personnage, il me tient énormément à coeur ; sans lui, je n'aurais jamais pu connaître des personnes chères à mon coeur aujourd'hui comme Nion, Ségolène, Haru', Nady, Fully, et pleins d'autres. Alors merci de votre lecture, même si parfois, c'est loin (surtout la base du personnage : caractère/physique/histoire).


■■■ Sommaire ■■■



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Heart. Le nom du coeur soigne en chantant. ♫


Dernière édition par Kinsue Shishida le Ven 12 Nov - 19:26, édité 12 fois
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Heart Sü. Heguth

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MessageSujet: Re: Kinsue Shishida ;   Dim 31 Oct - 10:35

    KINSUE SHISHIDA -- 18 ans ; ♂ ; Bad angel
Nom : Shishida
Prénom : Kinsue
Surnom : Kiki, Kin, Lapin, Connard, Grand con, etc
Âge : 18 ans - 05/04/1992
Sexe : Masculin
Orientation Sexuelle : Hétérosexuelle
Statut : Étudiant, CEDEM.
Classe : Artemisian
Nationalité : Japonaise, Anglaise
Origines : Autrichienne, Belge, Allemande, Française.
Cheveux : Blonds
Yeux : Bleu azur
Taille : 1m93
Poids : 72kg
    Personnalité
Kinsue est quelqu’un qui s’est un peu construis au fur et à mesure, en l’absence de ses parents il a dû, encadrer de Toboe, se faire une éducation seul. Son caractère a varier en fonction des passages de sa vie ; autrefois il était un enfant très souriant et enjouée, pour arriver à une longue dépression, puis un caractère froid et solitaire pour finir par une demi dépression profonde pour en arriver à ce qu’il est aujourd’hui. Le temps répare bien des choses mais pas les cicatrices les plus profondes dont la perte de ses parents et d’Aya.

En résumé, Kinsue est quelqu’un d’aimable et gentil qui aime faire plaisir à ceux qu’il aime en savourant chaque instant avec eux ; cependant Kinsue est bien trop compliqué pour se résumé qu’à cela. En effet de l’autre côté, on trouve un idiot qui essaie vainement de faire ses preuves dans quoique ce soit et d’un autre côté encore, on en trouve une personne froide et arrogante qui aime plutôt se faire respecter.
Kinsue est doté d’un attrait pour les filles relativement important sans autant en faire de lui un pervers puisque finalement, il serait plutôt un collectionneur de conquêtes, c’est à dire que sans qu’il fasse d’efforts, des filles viennent dans ses bras. Cependant il n’aime pas cela mais il est si traumatisé par la perte de son ex petite amie qu’il se refuse de se donner à une autre relation sérieuse de peur de reperdre un être cher et puis de toute évidence, il n’ai jamais retombé amoureux ; une sorte de deuil à sa manière.

Dès maintenant que je vous en est fait le résumé, je vais maintenant entrer en détail de les trois facettes de Kinsue que vous pourriez rencontrer au cours de votre vie Mahorienne. Non, non il n’est pas schizophrène, j’appelle cela de l’adaptation de situation.
Je vous avais aborder le fait que Kinsue pouvait être adorable quand il ravalait sa fierté – chose rare. Oui, Kinsue peut être vraiment mignon plein à craquer quand une émotion gai l’envahit de toute part. Kinsue aimera alors rendre service, faire sourire les autres, partager des moments intimes avec ceux qu’il aime. Il aime particulièrement les sorties entre amis. On découvre alors un jeune homme plein de vie, très souriant, ouvert, compréhensif, amoureux de la vie, prêt à s’amuser jusqu’à en crever.

On en voit le pétillement dans ses yeux comme un oubli de sa vie passée, un oubli des soucis, une entrée vers l’insouciance, vers l’ignorance d’un passé triste, de la perte de plusieurs êtres chers. On le comparera à un adolescent qui n’a pas vraiment envie de perdre son statut d’enfant, envie de perdre toutes ces choses que seuls les enfants peuvent posséder.
Comme si ses souvenirs le hantaient et qu’il ne voulait pas quitter la bulle qu’il s’était faite avec ses parents dont il commence à oublier les visages ce qui lui créé une peur terrible ; il n’a aucun souvenir autre qu’eux que sa mémoire visuelle, il n’arrive déjà plus à se rappeler exactement de leur voix ni de la sensation de leur peau contre la sienne, de leurs souffles chaud, disparus dans le néant.

Peut être que cette joie est elle à la fois véritable et fausse, une sorte de moyen de cacher une âme sensible et seule. Oui parce que Kinsue est finalement quelqu’un de très seul qui se cache sous des airs supérieurs et arrogant comme pour se donner une assurance quotidienne. En effet Kinsue peut être aussi bien quelqu’un d’aimable qu’il peut être quelqu’un de terriblement froid et effrayant.
En effet, Kinsue ne se laisse pas marcher sur les pieds pour autant puisqu’il a un côté obscur de son cœur qui est d’acier face à la détresse d’autrui parfois ; quand il s’agit de vengeance, il faut savoir qu’il est sans pitié. Kinsue n’aime pas souffrir et encore moins voir ses proches souffrir c’est pourquoi il détruira la source de la souffrance, quitte à se sacrifier lui même.

Il peut être un fin manipulateur et séducteur s’il le désire, en effet ce n’est pas son physique qui risquerait de tout gâcher. Il peut se servir donc de ses charmes ou de corrompre une personne facilement pour parvenir à ses fins si c’est une question de vengeance personnelle.
Son arrogance est dû à son passé douloureux qu’il tente de cacher désespérément, et même devant ses amis parfois il arrive encore à l’être. Il n’aime pas qu’on fouille dans ses affaires c’est pourquoi il se met constamment sur ses gardes, méfiant de nature.
A cause de cela, Kinsue a dû mal à se faire de véritables amis ; en effet qui ne s’arrête pas juste aux apparences ? Les plus idiots c’est pourquoi on respecte Kinsue mais jamais on ne voudrait trop de lui en amitié.

De plus, pour enfoncer encore plus le clou, Kinsue adore diriger, il adore dominer dans tous domaines. Ce n’est pas qu’il n’aime pas être soumis c’est qu’il aime donner des ordres et se sentir respecter, obéis, c’est instinctif chez lui alors ne vous méprenez pas s’il a des airs de tyrannique parfois.
Malgré ses sourires, ses exclamations, sa prestance, son arrogance… Kinsue n’est pas quelqu’un de très sociable dans le sens où il n’arrive pas à aller vers les autres normalement sans en être timide pour autant ; bien qu’il s’adapte facilement à toutes situations, il se trouve mal à l’aise devant les inconnus et peut en toute évidence se montrer impulsif. S’emportant très vite il peut malheureusement dire de grosses bêtises. Sa pensée allant plus vite que la raison.

Il peut donc en effet se montrer très idiot. Impulsivité, colère, fierté. Toutes ses choses le rendent idiot. Idiot alors que d’ordinaire il ne l’est pas vraiment ; c’est surtout devant ses amis qu’il l’est. Malgré lui il fait souvent des erreurs mais l’erreur est humaine n’est-ce pas ?
C’est pourquoi, il ne faut prendre à la légère ce qu’il dit en principe (si vous n’êtes pas détesté de lui), il ne pense pas, en principe, ce qu’il dit quand il se trouve dans un état colérique et parfois, cela le mène dans des situations critiques…
Pour finir sur notre cher spécimen ; Kinsue est aussi fragile mentalement – c’est lié donc à son impulsivité que j’ai décrite juste au dessus - qu’une vitre, il lui suffit de quelques mots pour le toucher réellement malgré les apparences et donc de le briser. Quand l’émotion est trop forte, on peut le retrouver dans un coin reculé évacuer ses émotions par des larmes. Il est un peu instables et il faut savoir que des paroles trop dures peut vous coûter très chères.

Désormais vous saurez qui est Kinsue, ce qu’il cache au fond de lui sans forcément le montrer. Son fonctionnement complexe et intéressant – on dirait que je parle d’une machine ça fait très scientifique sur le coup xD- en fonction des situations auxquelles il se trouve confronté. Sur ce, enjoy, je vous laisse d’autres petites choses infimes encore à découvrir par vous même en le découvrant lui-même et j’espère que vous l’apprécierez !
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    Je cherche :
FICHE EN COURS !!

© Pung Kikite





Dernière édition par Kinsue Shishida le Ven 22 Avr - 11:44, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Kinsue Shishida ;   Dim 31 Oct - 11:17

■ ■ ■ Kinsue Shishida ;


Histoire ■■■

    Kinsue entra dans le hall de Mahora, posant son regard sur les rideaux pourpres en velours ; il se souvînt à ce moment qu’à son arrivée dans la pension c’était la première chose qu’il avait regardé. Son regard se posa ensuite sur le piano majestueux qui triomphait avec grâce au milieu de l’allée. Il était interdit d’y toucher sauf membre du club de musique ou autre autorisation nécessaire, de toute manière bien qu’il aimé l’instrument, le jeune homme n’avait jamais posé un doigt dessus ni ressentit la seule pensée de vouloir en jouer, il ne savait pas jouer du piano. Le jeune homme s’assit sur l’un des banc présent dans la large pièce et observa chaque nouveau venu. Un jeune homme aussi blond que lui bien que plus petit semblait égaré, alors qu’il se levait pour l’aider, un autre CEDEM s’en chargea à sa place. Désormais debout, observant le jeune blond il se remit à repenser à son entrée en ces lieux magiques, à Mahora, de comment il avait pu en arriver là, si le destin avait déjà tracé toute sa vie et ce depuis le début.

    Il retînt son souffle à la seule pensée de replonger dans sa mémoire qui gardait en elle, une histoire surprenante, triste et déchirante. Ses pas le guidèrent jusque l’une des portes de l’entrée qu’il effleura du bout des doigts en se mordant légèrement la lèvre ; oh oui, il se souvenait parfaitement de tout, de tout depuis toujours.


    # 1990, pluie battante, vent glacial, temps pourri.

    Des pas marchaient de façon précipitée dans les larges rues de Londres, bien que la rue fut large, elle en fut rétrécie de vue par le nombre inimaginable d’habitants présents dans l’allée ; se poussant légèrement entre eux pour se procurer un fin passage, s’excusant, conversant, s’ignorant, Londres à l’état pur. On voyait de temps en temps ces bus rouges vif doté d’un étage trop haut pour les in habitués passer en klaxonnant pour que l’axe routier se dégage, s’arrêtant à l’arrêt pour reprendre et laisser des personnes faire leur choix. Faire leur choix… La seule chose dont la famille Shishida ne pu jamais faire. La liberté illusionniste.

    La pluie battait sur les centaines de parapluies dans un bruit assourdissant, les gens parlaient fort pour s’entendre entre eux, et s’exprimaient même en geste parfois. La vie des humains, la vie banale, la vie innocente, loin de ce que le monde aurait pu s’imaginer en tremblant d’horreur devant tant d’histoires non naturelles qui se déchiraient entre elles peu à peu. Mais une lumière fut l’espoir de tous ces exclus de la société, cet espoir fut appelé Mahora, île située à côté du Japon. …

    Monsieur Yujihara commandant en chef de RABEM, société nationale classé secrète WH, marchait d’une allure assurée, son regard rouge vif et froid se balada d’une cage à l’autre sans prêter attentions aux plaintes des détenus qui proclamaient tous leur liberté. Il s’arrêta néanmoins et de façon si directe que Yasuo Yujihara, premier fils de l’homme faillit le percuter. La cage silencieuse devant laquelle il venait de s’arrêter portait le numéro de matricule n°42058. Il plaça sa main sur les fers neufs de la cage et la caressa d’un geste distrait :

    - Bientôt numéro 42058… Bientôt.

    Yasuo qui observait son père d’un œil amical n’ouvrit aucunement sa bouche, il était si fasciné par ce paternel si droit, si puissant dont le génie dépassait les limites de la logique. Il s’avança néanmoins vers la cage vide et se permit d’y jeter un coup d’œil rapide, la sombre cage ne présentait rien de spécial mise à part son silence reposant contrairement à ses gorilles qui s’égosillaient à hurler comme des sauvages. Il poussa un soupir avec un haussement d’épaules, père et fils reprenant la route dans les sombres couloirs du RABEM.
    Il allait rendre visite à une personne que Monsieur Yujihara avait renié depuis toute son enfance, son second fils : Sanzo Yujihara.
    Quand le père ouvrit la porte, son regard perçant se posa sur une masse qui semblait inerte par terre.

    - Sanzo, pourquoi n’es-tu pas dans ton lit ?

    La seule chose ironique c’est que la chambre en elle-même contredisait tout ce que pouvait signifier une chambre, seul le lit permettait à la pièce de prendre ce statut si intime. La pièce était froide, glaciale, non seulement en manque de chaleur, mais en manque de sentiment. Au son de la voix de son paternel, la masse bougea légèrement mais ne répondit pas, il semblait effrayé de recevoir les foudres, ainsi Yasuo mit sa main sur sa bouche pour éviter de montrer son sourire satisfait quand deux hommes du RABEM prirent Sanzo par les bras et le traînèrent dans une salle blanche, si blanche qu’elle en était aveuglante pour Sanzo qui, habitué à la lumière plaqua sa main sur ses yeux pour ne plus être trop gêné. Monsieur Yujihara et Yasuo prirent place dans une pièce adjacente à la grande salle planche dont seule une grande vitre semblait séparer les deux salles. On fit rentrer deux détenus, qui étaient en pire état que l’enfant. L’un avait les cheveux poisseux de sang, ses cheveux avaient tant grandit qu’ils préservaient un œil sous cette grande masse de cheveux. Le premier détenu se mit à courir vers le jeune pour l’abattre, seule chose qu’ils pouvaient faire pour soulager leur souffrance, stade qui était l’introduction d’une maladie commune, cependant le jeune Sanzo, élevé dans cette injustice en avait déjà l’habitude et était intouchable face à cette maladie qui attaquait les détenus : la folie.

    Ce n’était plus vraiment des humains mais bel et bien des bêtes qui se livraient un combat terrible et sans merci. Le détenu mit le faible Sanzo à terre qui poussa un gémissement de plainte. Malheureusement pour le détenu, il venait de faire la dernière chose qu’il aurait dû faire : toucher Sanzo. L’enfant se leva aussi facilement que s’il n’avait jamais rien eu sur le dos, portant l’homme d’un seul bras, il l’envoya valser contre le mur d’en face. L’homme ne se déstabilisa pas et se rua sur lui, Sanzo éclata sa tête d’un seul coup de poing, explosant son crâne, s’exposant au sang comme toujours. Son regard vermeille se posa dans des orbes azur.

    Un homme brun, le deuxième détenu qui n’avait toujours pas bouger venait d’esquisser un mouvement sur la droite, à l’opposé de Sanzo ; l’enfant le toisa du regard, tandis que son père incitait son soit-disant fils à abattre l’homme. Serrant le poing comme une arme, Sanzo se mit à courir, écoutant naïvement son père, essayant de se persuader qu’ainsi il gagnera son estime ; il sauta prêt à porter son coup alors que l’homme face à lui le fixa droit dans les yeux, levant simplement la main.

    Sanzo eut le temps de voir qu’un scintillement bleuté et il fut stopper en plein élan, dans les airs, au dessus de l’homme qui avait toujours la main tendue vers lui. Sanzo semblait paniqué à l’idée de ne plus bouger, de na pas porter son coup destructeur, de ne pas plaire à son père ; un regard aurait suffit à Sanzo pour voir la tête de son paternel déconfite, de son frère moqueur. Il baissa la tête tendit qu’au fur et à mesure que la main de l’homme s’abaissait, il regagnait le sol en douceur.

    L’un fut perturbé, l’autre semblait statufié, seul son fin sourire fut trompeur pour Sanzo qui avait les yeux écarquillés sous la surprise. Il leva un poing, hésitant, tremblotant, profondément perturbé alors que son père lui ordonnait de continuer. Mais le sourire l’homme, la main qu’il posa sur sa tête lentement, si lentement qu’il cru recevoir une gifle alors que ce ne fut qu’une simple caresse protectrice de l’inconnu. Sanzo n’avait jamais connu la simple notion d’amour ou de tendresse et il en avait peur, si peur que d’un coup de main rapide, il ‘empara du bras dont la main était posé sur sa chevelure poisseuse de sang, lui fit une prise et dans un craquement, mit l’homme sur le dos si brutalement que sa bouche s’ouvrit mais aucun son ne sortit. L’enfant recula en tremblant, la bouche ouvert de stupeur alors que l’homme se relevait avec difficulté. Sanzo regarda autour de lui et enfin il vit son père qui paraissait satisfait de l’issus du combat. Le détenu qui portait le numéro 2015 sur son matricule avec en dessous dans une écriture si minuscule que Sanzo dû plisser les yeux pour lire un autre nombre.

    - N°42058 ?

    La voix du petit garçon était hachuré d’essoufflement, maladroite, mal assurée, il recula d’un pas alors que l’autre avançait. Sanzo avait reçu la plus stricte des éducation : lire & écrire. Il ne pensait et n’agissait que par son père.
    Il ne reçut pas de réponse immédiate mais elle vînt tout de même au bout d’un certain moment qui lui sembla être des heures tellement il sentait son corps s’engourdir. Le pouvoir en lui désirer s’échapper.

    - Je ne sais pas ce que cela signifie.

    Sanzo baissa les yeux ; il ne comprenait pas. Mais avant que son pouvoir ne décide de fuir, il se devait de porter son coup fatal et de triompher. Il sautilla sur ses jambes comme pour se donner l’énergie nécessaire à sa volonté, serrant les poings comme on aurait vu des boxers le faire, il se mit à courir bêtement, poing levé. L’homme n’eut aucun mal à l’éviter alors que Sanzo s’écrasait à terre. Il était épuisé, fatigué de se batte, il était si jeune, mais si maltraité. Sanzo n’avait que neuf-dix ans à cette époque, il était bien trop jeune face à un homme d’une vingtaine d’année. Il ferma douloureusement les yeux et mit sa main à plat sur le sol froid qui l’apaisait d’une certaine manière.

    - Comment faites-vous ?

    L’homme rajusta sa tenue avec une élégance qui lui était propre en posant son regard sur l’enfant à terre :

    - Quoi donc ?

    - Votre pouvoir, comment faites-vous ? C’est moi le plus… le plus…

    - … Bête.

    Sanzo hoqueta mais ses yeux se refermèrent contre son gré, par épuisement, le petit tomba dans les vapes, des vapes douloureuses. Le détenu fut ramené dans sa cellule :

    - Numéro de matricule… 2015, Kyô Shishida, vainqueur.

    L’homme retourna dans sa cellule et s’assit sur son lit La rage l’habitait, quand il revoyait cet enfant qui ressemblait trait pour trait à ce salop, il avait senti le lien entre les deux. Il se leva et donna un coup de pied brutal dans son lit :

    - Comment peut-il utiliser son fils comme ça ?!

    Il s’appuya au mur, lui même épuisé. Il respira lentement et ravala sa salive. Chaque fois, il revoyait la détermination de ce petit garçon, il avait lu ses pensées, il savait qu’il ferait tout pour l’estime de son père. Il ne pu continuer sa réflexion quand il entendit un bruit familier, le bruit du plateau repas. Il se leva précipitamment, affamé. Il s’avança lentement, humant l’odeur de purée qui s’élevait dans ses narines ; la seule chose que Kyô ne pouvait pas supporter c’est de se comporter en animal comme autrui. Il prit son repas avec toute la dignité d’homme qui lui restait et entama calmement son repas bien que son estomac lui criait de se jeter dans la nourriture. Il se mordit les lèvres, fixant la nourriture présente sur ses genoux dans une assiette blanche simple. Il se détestait.

    Quand il eut finit, il essuya rageusement sa bouche, même son visage plein de nourriture, il trembla légèrement, se sentant soudainement bizarre. Il fronça les sourcils et inspecta le restant de l’assiette, et suspecta tout le RABEM d’avoir manigancer quelque chose contre lui, encore. Il posa l’assiette en face de la porte comme habituellement et s’allongea dans son lit tenter de se calmer. Il ressentait des poussées d’hormones sans forcément en avoir envie, il grinçait des dents ; ils l’avaient piégé, vicieusement piégé.

    Il fit appel à tout son talent d’Artemisian pour contrôler l’instinct qui s’emparait de plus en plus de lui avec peine. Il serra les poings, les dents, se tourna de tous les côtés mais chacune de ses positions étaient inconfortables. Il entendit soudainement la grille de sa cellule s’ouvrir, ses yeux méfiants se ruèrent vers la seule entrée et il aperçut la dernière chose qu’il aurait souhaité à cet instant. Elle s’appelait Juliet Tower, et tout deux c’était fait piégé un jour de pluie à Londres, enlevé à la vie banale qu’il avait eu temps de mal à bâtir. En effet leur connaissance remontait à leur année lycée et ils s’étaient toujours détestés ; maintenant c’était les plus grand amis puisqu’ils partageaient les même peines contre leur volonté. Elle déboutonna le premier bouton de sa chemisette, il fronça les sourcils en se redressant sur son lit, plissant les yeux d’un air amer bien qu’à l’intérieur s’était l’extase complète de voir le sexe opposé :

    - Juliet, qu’est-ce que tu fais ?

    Étant humaine, il comprenait bien qu’elle n’arrivait pas à échapper aux effets d’un aphrodisiaque. Lui, mutant de naissance mais renié, il devait avoir un peu plus de résistance qu’un simple humaine mais cette résistance allait bientôt franchir la ligne. Devant le corps de cette femme, comment ne pas résister ? Même mutant qu’il était, il avait du mal. Il se serrait rué dessus comme une bête et l’aurait talonné toute la nuit s’il avait été humain. Cependant, Kyô était conscient qu’il y avait anguille sous roche, que c’était un piège extrêmement bien établi, il se devait d’être raisonnable, de na pas se jeter dans la gueule du loup. Il devait être responsable, responsable d’une seconde vie. Juliet ne semblait plus être elle-même et au fur et à mesure de ses pas, il reculait en cherchant un quelconque échappatoire, inutile, la prison était aussi vide que son assiette. A présent contre le mur, la jeune femme vînt se mettre contre lui, c’est là qu’il sentit son cœur faire un tour dans sa poitrine. Il devait la repousser même s’il devait en mourir pour ça.

    - JULIET, TU… - !

    - Kyô, faisons le. Je ne tiens plus.

    Ses yeux suppliants se posèrent dans les siens, alors qu’il avait ses mains sur ses épaules prêt à la repousser, près du but ; il le frôla de peu, il céda. Sa dernière pensée fut pour l’enfant qu’il avait combattu quelques heures auparavant dans la salle blanche, c’est ainsi qu’on la surnommée, la salle des batailles. Puis il se sentit s’évanouir dans le bonheur et l’extase tout au long des effets de l’aphrodisiaque.

    Il ne revit pas Juliet le lendemain, il était tellement épuisé par l’échange, qu’il avait dormit comme un loir toute le restant de la nuit. Même si le lit, étant d’ordinaire peu douillet, avec la nuit qu’il venait de passer, avait été comme un lit de sultan. Cependant, les remords vinrent vite le ronger quand il se remémora toute la scène. Si seulement il n’avait pas manger, si seulement il l’avait repoussé avec suffisance pour qu’elle comprenne, au lieu de cela…

    - On a fait l’amour.

    Kyô eut la mine blafarde rien qu’en prononçant ces mots. Faire l’amour n’était pas le terme exact à vrai dire, c’était plutôt : on a été obligé de faire l’amour. Là il fut satisfait de cette pensée, satisfait… ou pas. Il s’en voulait d’avoir cédé, mais il n’eut guère le temps de continuer son monologue intérieur que de nouveau la grille s’ouvrit pour qu’on l’escorte. Au passage, il se souvenait qu’il passait chaque jour devant celle de Juliet, numéro 689, 689, 689… Ses yeux défilaient passivement devant les matricules des prisons et il tomba sur le numéro, de suite, il pencha la tête pour regarder mais n’aperçut personne, la cage était vide. On frappa sa tête pour le rappeler à l’ordre, il se redressa pour suivre là où on le mènerait. Ce fut un autre combat qui l’attendit et il ne cessait de penser à ce gamin perdu dans la froideur et l’irresponsabilité de son père ainsi que dans la haine de son frère.

    Les jours défilèrent et bientôt il apprit avec joie -malgré lui- qu’il était le futur père d’une expérience. C’était donc cela leur plan ? Leur faire faire un enfant. Mais pourquoi ? Il détourna les yeux en fronçant les sourcils, Juliet était en face de lui, le ventre rond. Kyô se permit de combler le ventre d’amour par peur de se voir retirer le bonheur de cette vue fantastique au jour suivant. C’était un homme aimant et malgré son désespoir, comblé. Il avait finalement réalisé après toutes ces épreuves, qu’il était amoureux de Juliet depuis le début ; c’est pourquoi ce jour là, il avait si facilement cédé devant elle.

    Le couple avait une plan pour tenter de s’en sortir et se plan se dénommé : Sanzo Yujihara. Kyô allait bientôt retourner dans la salle blanche et il espérait de tout son cœur d’affronter une fois de plus l’enfant, ce qui fut le cas et avant même de commencer le combat, Kyô lui envoya des signaux mentaux pour tout d’abord le calmer.

    *Calme toi, personne ne t’entend ici. Rassure toi, je ne te veux aucun mal mais … J’ai besoin de ton aide… *

    Sanzo se contenta de le fixer avec inquiétude comme s’il était sur le point de hurler ou de devenir complètement dingue.

    *Que, qu’est-ce que cela signifie ? Je peux entendre votre voix dans ma tête !! Je-je deviens fous c’est ça ? *

    *Non… Comment te nommes-tu ?*

    *San… Sanzo.*

    *Bien Sanzo. Le fait que tu m’entendes est un peu étrange n’est-ce pas ? Ceci fait partit de mon pouvoir et je sais quel est le tien et je voudrais ton aide.*

    L’enfant recula comme paniqué, le père se leva et les toisa comme s’il suspectait quelque chose. Kyô le remarqua.

    *Fait semblant de te battre, je t’expliquerais au fur et à mesure d’accord ?*

    *O-oui…*

    Ainsi s’en suivit un combat qui semblait vrai mais qui était totalement faux.

    *J’arrive à gauche, prépare toi.*

    *Que … Que voulez-vous ?*

    *Vois-tu, ma compagne est enceinte et je ne veux plus qu’elle souffre, mon enfant va arriver dans quelques mois mais je voudrais sortir d’ici… Aide moi. Il faut que tu fasses diversion…*

    Il y eut un silence pesant ; l’enfant se battait comme un chef. Kyô priait pour que la réponse soit positive. Mais…

    *N-non, je ne peux pas faire ça, je regrette… Je, JE NE PEUX PAS !*

    Il plaqua Kyô contre un mur et l’homme le repoussa avec ses pouvoirs en fronçant les sourcils, il soupira.

    (color=darkblue]*Je t’en prie… Sauve nous Sanzo, tu es un gentil garçon, je le sais… Tu peux le faire, tu en a le pouvoir... Et qui sait ? Tu nous reverras un jour et tu seras, le parrain de mon enfant pour te remercier ?*


    *… Le parrain ? Je peux, vraiment ?*

    *Bien sûr mais il faudrait que l’on soit libre, et un jour tu pourras veiller sur notre enfant à Juliet et moi, mais aide nous pour le moment…*

    Sanzo se retourna lentement comme s'il hésitait encore ; il tendit la main vers la vitre d’où se tenait son père et son frère à l’instant. Il inspira alors que les larmes lui venait aux yeux. Il serra la main. La vitre se fissura légèrement, puis explosa alors qu’une alarme se déclencha.

    *Merci pour le pouvoir monsieur mais dépêchez-vous, il ne restera pas longtemps…*

    *Merci à toi Sanzo, tu es gentil au fond. Et au fait....*

    "... Mon nom est Kyô Shishida, tâche de t'en souvenir petit !"


    Kyô s’offrit l’occasion d’écrabouiller ceux qu’il détestait, profitant de l’agitation qu’avait causé Sanzo pour rejoindre Juliet en sens inverse. Comme il n’avait pas reçut la ceinture qui lui bloquait ses pouvoirs, il fit sortir les autres de prisons pour causer plus d’agitation. Il sauva Juliet et ils se ruèrent vers la sortie.

    - Je n’oublierais jamais ce que tu as fait pour nous Sanzo, et cela se transmettra à mon enfant, je l’espère, ma dette envers toi.

    C’est ainsi que Juliet et Kyô s’échappèrent de RABEM. Des mois passèrent et ils se cachèrent dans toute l’Angleterre, craignant chaque jour pour leur vies. Sanzo fut sanctionné très lourdement pour trahison envers son père, si lourdement qu’il me serait terrible de prononcer son châtiment. … L’accouchement se déroula merveilleusement et c’est un héritier Artemisian qui prit vie en ce jour de pluie fine, Kinsue Shishida venait de crier, ses toutes premières respirations.

    Les premières années de vie du petits furent tendres, aimantes et adorables. Les amants avaient finir par se marier et ils vivaient dans leur bulle. Ils arrivaient même parfois à oublier que l’enfant n’avait été fait par volontariat, mais avec le temps la vie s’écoulait lentement ; mais c’était le calme avant la tempête.

    Nuit étoilée, avril 2000.

    Kinsue venait d’avoir ses sept ans quand un soir ses parents d’un pas précipités bouclèrent quelques valises, prétextant à leur fils une croisière sympathique pendant une semaine ; en vérité que les parents voulaient s’exiler sur les îles nippones à l’opposé de leur bourreaux.
    La nuit, des pas discrets se faisaient dans les rues sombres de la ville, se dirigeant vers le port le plus proche, s’embarquant dans la croisière supposée.

    Kinsue découvrait pour la première fois la mer, chose qu’il n’avait jamais eu le loisir de voir depuis sa tendre enfance. Il réalisait à quel point ses parents ne voulaient pas l’emmener dans des lieux publiques et sa mère s’était dévouée pour lui fait l’école à la maison. Il se sentait un peu seul sans l’être – ses parents ne le laissait jamais trop longtemps mais Kinsue n’avait jamais eu le loisir de se faire un ami.

    Les jours passèrent et dans le bateau régnait une bonne ambiance. Kinsue ne présenta aucun signe de pouvoir ce qui a eu le don de soulager son père qui voyant son petit revoyait l’enfant qui un jour s’était retourné contre son père et tout RABEM pour sauver leur famille. Kyô pensait encore à Sanzo même après toutes ces années. Soudain il sentit un grand froid dans son dos quand une personne passa derrière lui, un grand vide déjà ressenti auparavant, mais avant qu’il puisse voir le visage de la personne, celle-ci venait de disparaître. Il fronça les sourcils et rentra dans la cabine, tenant fermement la main de son fils.

    - Tu fais mal papa.

    Kyô posa son regard sur son fils, puis sur sa main qui tenait la sienne. Ses jointures étaient blanches, Juliet accourut et prit son fils dans ses bras tandis que Kyô tentait de se calmer intérieurement, il ne devait rien dire à Juliet, encore moins à Kinsue. Les voir si heureux en cet instant lui dessina un sourire sur les lèvres, il se promit d’arrêter de suspecter qui que ce soit à chaque fois qu’il avait ce genre d’appréhension, mais malgré lui il restait méfiant et septique.

    Le soir suivant, Kinsue courait partout dans le bateau en riant, son père était censé le poursuivre en râlant quand il se rendit compte qu’il courait seul depuis un petit moment, le jeune garçon revînt sur ses pas, douteux. Quand il se rendit sur le pont, il vit ses parents qui faisaient face à quatre hommes.

    - Maman, maman ! J’ai faim !

    Toutes les têtes se tournèrent vers lui, et Kyô trembla de stupeur un moment, jetant un regard en biais vers les inconnus, il se rua en même temps que l’un des leur pour tenter de prendre Kinsue alors que sa mère criait :

    - Kinsue sauve toi !! Sauve toi !

    Kyô utilisa son pouvoir et ramena son fils à lui tout en courant, Juliet prit une direction différente et Kinsue se blottit contre son père en suçant son pouce, il savait que son père râlait toujours quand il le faisait ; Kyô n’eut aucune réaction, continuant de courir, son fils dans les bras. Kinsue baissa les yeux, déçu. Ils firent le tour du bateau et ils croisèrent, Juliet qui se joignit à eux, elle était blême.

    - Numéro 2015 et numéro 689 retrouvés avec l’expérience n°42058. … Inutile d’essayer de trouver de l’aide, ce bateau m'appartiens.

    Kyô regarde sa femme en plissant les yeux et lui donna Kinsue dans les bras en prononçant lentement :

    - Je le savais… Je le savais mais je me disais que… Mais non, c’est un véritable piège.

    - Oh ? Tu l’avais pressenti n° 2015 ? Je suis si fier que mon père est eu la possibilité de te manipuler, cependant, c’est à mon tour aujourd’hui.

    L’homme qui s’avança portait un long manteau à capuche qui cachait bien son visage, pourtant Kyô savait pertinemment qui se cachait derrière tout ça. Il s’attarda sur l’objet qu’il tenait, un katana. Il leva son regard bleu océan vers son pire ennemi :

    - Ainsi donc ton père serait mort ? Me laisserais-tu éclater de joie ou tu préfères m’achever maintenant… Yasuo ?

    L’homme retira sa capuche lentement faisant apparaître au grand jour ses cheveux d’un rouge pétant, ses yeux vicieux se posèrent sur le père de Kinsue :

    - Tu as donc deviné que c’était moi.

    - Où est ton frère ? Le jeune Sanzo ?

    Kyô s'inquiétait pour la pauvre âme qu'il avait laissé sept ans auparavant ; le petite garçon qui malgré son jeune âge avait fait preuve de détermination et de bravoure en les sauvant tous les deux. Yasuo joua avec la katana en riant mielleusement en regardant Kinsue en biais :

    - Pourquoi donc voudrais-tu le savoir n°2015, se serait une donnée inutile à te confier, surtout qu’il a reçu ce qu’il méritait ce faux-frère, ce traître, ce misérable microbe doté de pouvoir se croyant supérieur à la race humaine. Cependant vous autres, mutants, vous êtes nés que pour nous servir.

    Kyô serra les poings en grinçant des dents, il caressa la tête de son fils qui ne comprenait plus rien à rien alors que Juliet le tenait fermement dans ses bras. Kyô s’avança d’un pas menaçant.

    - Donc c’est ce que tu crois. Tu crois que nous l’avons choisit ? Mais toi, ne joues-tu pas trop avec le feu ? Tu joues avec ta propre espèce, tu es aussi immoral que ton propre père, tu n’as pas de cœur, tu n’en a jamais eu et j’espère que le destin pourras bien te jouer des tours mais je pense que je serais déjà mort pour avoir le loisir de constater que la roue tourne.

    - Exactement, la roue tourne. Quoique tu fasses, n°2015, tu es impuissant face à moi.

    - Ça c’est ce que tu crois.

    Il tendit la main et tenta d’utiliser son pouvoir contre Yasuo mais un bruit assourdissant lui fit perdre ses moyens. Il plaqua ses mains sur ses oreilles et se plia en deux de douleur tout en hurlant de peine.

    - Ce petit bijou que je porte me protège de ton pouvoir, après tout tu es peut-être parti mais conservant toutes ces informations sur toi, je me suis procuré une protection pour qui sait ?… Avoir le dessus sur toi. Maintenant rends nous n°42058.

    - Alors là tu peux toujours courir !!

    Juliet avait reculé tout en prononçant ces mots, serrant son fils. Yasuo plissa les yeux de mécontentement alors que Kyô se trémoussait toujours sous le bruit assourdissant qui l’immobilisait.

    - Bon et bien, nous allons devoir agir par force. Abattez les expériences 689 et 2015.

    Les hommes de mains de Yasuo s’avancèrent en tirant des armes de leur veste. Juliet recula encore, jetant des regards à son mari qui ne semblait pas être en mesure de combattre. Juliet était apeurée, elle ne voulait pas perdre les deux hommes de sa vie. Trois coups de feux percèrent le silence qui régnait, on vit Kyô se tordre et le sang jaillir lentement de son corps. Il s’écrasa à terre en gémissant de douleur. Juliet cacha les yeux de son fils et le posa à terre, elle le précipita vers le bord :

    - Kinsue, il faut que tu sautes…

    Kinsue regarda en bas et renifla, il ne savait pas nager, il avait peur. Il faisait nuit, la mer avait l’air si terrifiante pour le jeune garçon, si redoutable pour lui. La pluie s’écrasait sur lui, plaquant ses beaux cheveux blonds, qu’il tenait de sa mère, sur son front.

    - Je… Je… Mais maman tu viens avec moi hein ? Et papa pourquoi il est …-

    Un autre coup de feu retentit et c’est Juliet qui s’appuya sur la rambarde en crachant du sang. Elle était touchée, mais en s’avançant, elle poussa Kinsue en arrière qui tomba dans l’eau tout en tendant la main. Incapable de crier, il voyait sa mère affaiblie tandis qu’elle hurlait le nom de son fils :

    - KINSUEEEEEE !!!

    Juliet se traîna légèrement tandis qu’elle sentait ses membres s’engourdirent au fur et à mesure. Les hommes cessèrent.

    - Nous avons perdu l’expérience n°42058. Repartons, c’est inutile désormais…

    Juliet prit Kyô contre elle, alors qu’il était à demi-conscient, elle se mit à pleurer en le secouant de ses dernières forces, caressant la joue de son amant.

    - Kyô, Kyô, j’ai besoin de toi, pitié, ne meurs pas… Kyô…

    L’homme papillonna des yeux et sourit malgré la douleur dans le ventre. Il se racla la gorge qui était pleine de sang avant de déclarer faiblement avec l'ombre d'un sourire triste mais tendre :

    - Et c’est toi qui dis ça Juliet ? Laisse moi rejoindre mon fils…

    Elle prit une inspiration, le prit par les épaules et traîna son mari vers le rebord, le petit hurlait toujours en se débattant dans l’eau. Kyô soupira de façon hachurée sous le manque de souffle, il aida néanmoins sa femme à le hisser vers l’eau.

    - Je voudrais remplir mon rôle de père jusqu’au bout…

    Juliet le lâcha et ne voyant rien dans l’obscurité, elle se focalisa sur son ouïe. Une fois qu’elle entendit le clapotement de l’eau au contact d’un corps étranger, elle se hissa à son tour et sauta ; l’eau était froide, elle prit la main de son mari dont les dernières forces commençaient à s’épuiser. Il lui fit un signe faible en direction des cris du petit Kinsue. Juliet nagea de toutes ses forces, et rejoint sa progéniture qui se calma en sentant sa mère, qui était sur le point de mourir. Juliet venait de quitter son mari dont le corps était inerte dans l’eau. Juliet retînt ses larmes sachant pertinemment que viendrait bientôt son tour mais elle voulait réellement revoir son fils, son ange une dernière fois, réalisant à demi le souhait de son amant qui n’avait pas eu cette chance malgré ses derniers et vains efforts. Elle jura à son fils qu’elle l’aimerait toute sa vie, qu’elle serait toujours présente dans son cœur. Mais Kinsue ne comprenait pas l’urgence de la situation.

    - Maman, que se passe t-il ? Où est papa ? Maman ? Maman !

    Sa mère embrassa son fils sur le front avant de partir elle aussi lentement rejoindre son mari. Kinsue la tenait fermement et la secouait pour la réanimer, chose impossible. Il ne voulait pas accepter cette perte, cette double perte puisqu’il venait d’apercevoir le corps de son père plus loin une fois sa mère détournée. Kinsue l’avait su depuis le début, il croyait aux pouvoirs magique depuis tout petit mais jamais il n’aurait cru que lui en posséderait ; il avait cette intuition, cette intuition qu’il avait tenté de renier face à ses parents depuis le jour où il s’en était aperçu. La télépathie. En usant son pouvoir, il ne réussit pas à capter les signaux de ses parents ce qui pouvaient signifier qu’une chose…

    Si Kinsue croyait que se serait le pire, il avait tord. Il erra ainsi plusieurs jours tenant fermement sa mère contre lui, ayant l’espoir de la revoir rouvrir les yeux. Mais à bout de force, il finit par la lâcher avant qu’une tempête ne se lève cruellement. L’enfant cru qu’ainsi il rejoindrait ses parents, cependant le destin en décida autrement. Le typhon qui se dressa face à lui l’emmena sans qu’il puisse faire quoique ce soit sur les côtes d’Hokkaïdo. Par chance, une vieille femme du nom de Toboe vînt le secourir avec gentillesse pour que plus tard elle devienne sa tutrice légale. Toboe était une femme généreuse qui aidait toujours les autres dans le besoin, cependant au fil des années, Kinsue bien qu’aimant avec elle se renfermaient sur lui même, comme en deuil depuis toujours pour ses parents. Kinsue était quelqu’un de renfermé, associable, étant d’origine anglaise, les gens était un peu admiratif mais le jeune homme n’aimait pas les regards qu’on lui portait. Il n’était pas très bon en japonais s’accrochant toujours à sa langue maternelle comme un échappatoire éventuel. Son style vestimentaire représentait réellement son état d’esprit, le noir était une couleur froide, distante, mais aussi une couleur de deuil et de lassitude. A cette époque, Kinsue ne faisait confiance à personne, c’était un véritable délinquant qui n’en faisait qu’à sa tête depuis toujours, exaspérant parfois Toboe. Kinsue n’avait plus vraiment la joie de vivre à vrai dire et souvent le corps de ses parents le hantaient lui procurant des cauchemars horribles.

    Kinsue avait une mauvaise réputation et était renié de chacune de ses écoles, il séchait les cours, répondait aux professeurs, enfin bref, tout le contraire de ce que voulait Toboe.
    L’année de ses quinze ans, Kinsue rencontra, sur une haute colline qu’il fréquentait dans ses moments de solitudes, une jeune fille aux longs cheveux de feux, il fut stupéfait mais resta froid quand elle vînt pour la première fois lui adresser la parole. Elle réussit néanmoins à le persuader de la lui faire visiter vaguement le village.

    - Oh non, c’est pas vrai !

    - … merci d’accueillir Aya Nekai qui j’espère se plaira dans notre classe. Allez vous asseoir miss Nekai.

    Kinsue se baissa légèrement pour ne pas être aperçu par pot-de-colle. Il jura tous les noms en joignant les mains, un bruit de chaise retentit à côté de lui : trop tard. Aya venait de prendre place à ses côtés avec un grand sourire qui se voulait amical mais qui procura beaucoup de frissons au garçon. Il l’ignora tout le long de la journée, alors qu’à la sortie il allait se faire agresser, c’est Aya qui vînt le défendre en prétextant que ce genre de gamineries étaient dépassés depuis la primaire et que c’était immoral d’attaquer un seul individu à plusieurs. Kinsue fut ébahis, puis fier, partit sans rien dire, pestant contre cette fille qui se mêlait de tout ce qui ne la regardait pas. Plus le temps passait, plus Kinsue acceptait Aya, du statut connaissance, elle passa par amie, puis finit par devenir le premier amour de Kinsue. Ah la jeunesse quand tu nous tiens n’est-ce pas ? Qu’est-ce que l’on ne ferait pas quand on est amoureux..

    Les amoureux s’échangèrent des cadeaux la veille de Noël, Aya reçut de la part de Kinsue, un sublime collier en cœur, tandis qu’elle lui offrit un katana bien mystérieux mais magnifique.
    Plus tard, les deux jeunes commirent le péché qui les observait depuis la déclaration de leur amour. La luxure naquit entre eux si bien que la jeune fille tomba enceinte. Au début paniqués, puis réjouit, à présent le couple se baladait en ville mains dans la mains, le ventre d’Aya déjà bien rond d’environ six mois. Kinsue était âgé de seize ans et cela aurait fait de lui un très jeune papa s’ils ne l’avaient pas finalement retrouvés. Encerclés dans une ruelle, le jeune couple était apeuré. Les hommes de Yasuo bien que ce dernier ne soit pas présent, éliminèrent Aya par trois coups de feux qui résonnèrent dans Kinsue qui se remémora la scène du meurtre de ses parents ; son traumatisme refit surface et sans le vouloir, il mit à terre tous les hommes mais arriva trop tard pour Aya.

    Le choc fut tel qu’il abandonna le corps là où il était en fuyant cette vue horrible, tout en courant, il se prit un prospectus qui sans réfléchir le mit dans sa poche, habitué de ne pas jeter des papiers à la poubelle. Il venait de reperdre son bonheur, il avait remonter la pente avec tant de mal qu’il avait du mal à réaliser sa détresse, sa peine intérieur. Pourtant c’était la réalité, il venait de tout reperdre. Il s’enferma des jours et des jours sans montrer signe de vie, puis un jour comme tout hasard, il eut le déclic de fouiller un peu et retrouva le prospectus :

    « PENSION MAHORA.
    La pension vous invite à nous rejoindre quand vous vous sentirez prêt.

    Kinsue Shishida, 16 ans, Artemisian.

    Pourquoi choisir Mahora ?

    Maîtrise des pouvoirs.
    Avoir la possibilité de faire une nouvelle vie.
    Heures de cours intéressantes.
    Orientation appuyée avec l’aide de professeurs compétents.
    Relation primordiale entre toutes races.
    Admission dans la vie courante après diplôme.

    Si vous désirez vous joindre à notre communauté magique, vous devrez vous rendre aussitôt au port le plus proche en prononçant « Ile Mahora », un bateau vous sera alors ouvert. Ne nous craignez pas Monsieur Shishida, l’île et sa pension ne sont là que pour vous aider. »

    Kinsue fronça les sourcils et retourna la feuille pour voir d’autres renseignements. Puis tout devînt soudainement clair pour lui, il devinait miraculeusement la pensée des gens, il pouvait déplacer des objets s’il le souhaitait ; il se souvenait d’avoir penser posséder des pouvoirs magiques étant plus jeune, mais est-ce que c’était vraiment réel ? Quand il regarda le prospectus dans ses mains avec toutes ces choses écrites. Que signifiait Artemisian finalement ? Que signifiait Mahora ?

    - Avoir la possibilité de faire une nouvelle vie… … Je… Peut être…

    Le jeune homme mit la feuille dans sa poche de jean et prit une valise sous son lit pour mettre rapidement ses affaires dedans. Descendant les marches précipitamment, il expliqua la situation à sa tutrice assez vaguement pour ne pas en dire trop, précisément pour ne pas qu’elle s’inquiète. Il embrassa son front comme un adieu.

    - … Ici ce n’est pas ma place, laisse moi aller là où je pourrais ne pas me sentir différent…Que je puisse ne serait-ce prouver à quelqu’un comme toi que je ne suis pas qu’un raté, que j’en vaux la peine même si ce prospectus paraît vraiment étrange et que c’est une véritable coïncidence, Toboe-san, j’en ai besoin, alors je t’en prie, laisse moi partir… Laisse moi une nouvelle chance d’être heureux car si je reste ici, je n’y arriverais pas… Jamais…

    La grand-mère fut attristé de voir partir son fils adoré. Elle le serra une dernière fois et le laissa aller vers cette île mystérieuse dont elle n’avait jamais entendu parlé. Kinsue réussit à saisir sa chance et fit tout ce qui fut nécessaire pour prendre le premier bateau.
    La première chose qu’il vit de l’île c’est son imposante masse, il aurait pensé que l’île aurait été plutôt petite voire moyenne mais ce qu’il voyait était loin de tout ce qu’il avait imaginé ; il en avait le souffle coupé.

    Mais bien sûr, une fois sur place c’était toute une autre histoire, Kinsue ne faisait qu’arpenter les lieux de ses yeux, curieux de voir qu’une telle île ne paraisse pas dans ses livres de géographie. Il marcha longuement, prit des transports en communs pour finalement arriver à la Pension Mahora…
    Kinsue entra dans le hall et son regard se posa sur les rideaux rouges en velours qui s’agitaient sous le vent dû à des fenêtres ouvertes. Son regard vagabonda un peu partout pour frôler le piano qui trônait dans la salle. Il rangea le katana offert autrefois par Aya dans son ceinturon en déglutissant et rencontra quelqu’un…

    Oui Kinsue s’en rappelait vraiment et un fin sourire naquit sur ses lèvres, il avait rencontré Yuuki en ce temps, sa toute première rencontre à Mahora. Et celle dont il se souviendrait à jamais ; une rencontre mouvementée.

    Il ignorait ce qu’était devenu la pauvre Yuuki, elle avait disparue du jour au lendemain…
    Il arpenta les couloirs de la pension, mains dans le dos, les filles se retournaient sous son passage, envieuses. Kinsue était un peu l’homme à conquête ne voulant pas s’adonner dans une relation sérieuse, de toute manière le jeune homme n’était jamais retombé amoureux alors il se fiait à ces relations nocturnes sans lendemain d’un air las. Si seulement il pouvait trouver quelqu’un qui pourrait lui correspondre amplement et simplement.


    Après la guerre, il s’était un peu plus renfermé sur lui même ; déjà il n’avait même pas mit les pieds au bal préférant s’enfermer dans sa chambre en souvenir de cette guerre contre les Witch Hunter dont Yasuo qui lui révéla la vérité tout d’une façon si choquante que Kinsue partit dans une nouvelle dépression, il avait l’impression que sa vie avait été programmé ou pire avait été un jeu dont il venait de voir à l’écran s’afficher un gros GAME OVER.

    Kinsue n’avait plus envie de rien et il s’était mit à attendre une nouvelle vie, un nouveau tournant qui pourrait le redresser. Un nouveau destin qui lui donnerait un nouveau moyen de sourire franchement ; alors il s’adonna aux conquêtes malgré les remontrances de Sanzo qui était comme un père pour lui, il continuait de plus en plus désespéré, las.

    Kinsue ignore tout de son futur et il espérait que le destin serait clément avec lui, pas comme avec ses parents. Kinsue, 18 ans, célibataire endurci depuis deux ans et homme à conquêtes de temps en temps, cherche une raison de vivre, fatigué de la solitude.





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MessageSujet: Re: Kinsue Shishida ;   Dim 31 Oct - 11:32

■ ■ ■ Kinsue Shishida ;


Pouvoirs ■■■

    Description :
    Kinsue est télépathe, c’est à dire qu’il est capable de lire dans les pensées, envoyer des signaux mentaux, se transférer dans l’esprit d’autrui. C’est une faculté qui l’aide énormément après avoir appris à maîtriser ce pouvoir. Effectivement, Kinsue n’hésite pas à l’utiliser pour se venger ou pour parvenir à ses fins. Oui, quand il y a une personne qu’il ne supporte pas, Kinsue se permet de violer l’intimité de la personne afin de se renseigner sur sa vie pour mieux le casser après. C’est mal, Kinsue le sait pertinemment, mais il est trop fier pour s’en empêcher, la colère l’aveuglant parfois. Mais, ce pouvoir a ses défauts, Kinsue n’a pas un pouvoir qu’il peut ouvrir et arrêter ainsi. Il est toujours actif, alors pour se protéger car, qui ne serait pas gêner d’apprendre les exploits sexuels de ses voisins, ou la mort d’un proche… C’est pour cela, que Kinsue dresse un mur invisible entre les personnes de son entourage pour se protéger de l’intimité des autres qui n’est toujours bon à savoir.
    Il a aussi un pouvoir de télékinésie, il peut à l’aide d’une force mentale conséquente à déplacer, faire léviter des objets divers. Plus l’objet à une masse forte, plus il est difficile d’utiliser la télékinésie sur celui-ci. Kinsue commence avec son âge à faire des matérialisations, cependant, elles sont encore moindres ce ne sont que de simples ou petits objets futiles ou utiles au contraire –ne me demandez rien par pitié.

    Classe : Artemisian.
    Atouts : agilité ; courage ; charme exquis ; colère.
    Faiblesses : Mal de têtes fréquents sous utilisation trop intenses du pouvoir ; champs de vision réduit (il ne voit que d’un œil) ; sensible ; impulsif ; têtu ; arrogance&surestime.
    Alignement : Zero

    Statistiques :

    Type : FOUDRE
    Anomalies : TÉTANIE - SILENCE
    Force : 03
    Défense : 10
    Magie : 99
    Résistance : 44
    Vitalité : 65
    Dextérité : 79
    Dommages physiques : 0_3
    Dommages magiques : 837_936
    Défense physique : 30
    Défense magique :208
    Points de vie : 4225





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MessageSujet: Re: Kinsue Shishida ;   Mer 3 Nov - 16:07

■ ■ ■ Kinsue Shishida ;


Soundtracks ■■■








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MessageSujet: Re: Kinsue Shishida ;   Sam 7 Jan - 19:10

ξ HISTOIRE KAHEI.

« Autrefois, un mythe parlait d’une flamme de la couleur de l’eau. »

Une flamme bleue sur un réceptacle brûlait de toute sa splendeur bleue, une flamme puissante à sa volonté propre laissée par les Elfes et les Shinigamis après leur départ du monde des hommes. La flamme Céleste. Devant elle, des dizaines de prêtres étaient en train de la prier pour quelle apporte bonheur et prospérité. Derrière des personnes, aux maladies incurables, se présentaient et priaient pour se faire soigner. Dans sa grande bonté, la flamme Céleste exauçait leurs vœux, en donnant nouvelle vie aux malades en les guérissant.
Les années passèrent et de nouvelles religions s’installèrent ; de peur de perdre la flamme Céleste, les prêtres l’enfermèrent dans un temple sacré sur une île cachée et enneigée. Cette source magique inépuisable était convoitée par des traîtres qui dévoilèrent une centaine d’année plus tard où elle se située. Des conquérants partirent à sa recherche et la retrouvèrent rapidement. Honoré, les valeureux s’inclinèrent devant sa puissance.

- Ô toi Flamme Céleste, toi puissante flamme azure, puisses-tu nous donner la force de combattre et de nettoyer ce monde par la sainteté pure. Déclara un porte-parole. Mais jamais la Flamme Céleste ne répondit à cet appel jugeant cette prière comme égoïste.

Les prêtres demandèrent aux conquérants de repartir mais ceux-ci déterminés continuèrent. Les ignorants insistèrent auprès d’elle et ne voyant aucune réaction se mirent à massacrer les prêtres présents un par un. Le sang pur corrompu atteignit la flamme sacrée. Ce n’est qu’à cet instant que la Flamme Céleste commençant à se corrompre dans un rouge sanglant émettait une chaleur affolante. Elle s’empara des vies des conquérants, et leur sang fut aspiré par un côté totalement sombre et inconnu des croyants. En une nuit, une ethnie complète se volatisa. Les prêtres restants mirent des mois à calmer la colère de la Flamme Céleste ; son rouge sanglant se mua finalement en bleu azur et pur, après six mois de prières.
Les mois que mirent les prêtres à la faire redevenir comme avant, les firent réfléchir.

- La Flamme Céleste est trop dangereuse pour des mortels tels que nous. La preuve est que nous ignorions que la sainteté avait un côté impur. Il faut nous en séparer immédiatement. Nous pourrions être nous aussi, à force, corrompu par ce côté noir. Érigeant la Flamme Céleste sur un trône, il l’apportèrent au bord d’une falaise enneigé. Le maître adressa des derniers mots à la flamme sacré. Ô toi Flamme Céleste qui nous a longtemps apporté prospérité, puisses-tu par la neige et les eaux glacées, être bénie à tout jamais. Gravée dans nos mémoires tu seras, puisses-tu nous encourager de là où tu seras. Adieu. Termina t-il avant de faire un signe et qu’on pousse le cortège qui se brisa sur les roches, balançant directement la Flamme Céleste dans les eaux gelées. Sa lumière pure fut peu à peu engloutie par les profondeurs noirs de l’océan. Plus jamais on en entendit jamais. L’histoire devint une légende, la légende devint un mythe, le mythe devint superstition.

Par une nuit agitée, le cœur de l’océan se mit à battre. Badoom badoom. Une ombre prit peu à peu vie, son corps se forma à partir de l’eau de l’océan. Recroquevillé sur lui même, il attendait patiemment le moment de faire surface. Un éclair traversa le ciel. Badoom badoom. Il ouvrit lentement les yeux. L’ombre tendit une main un peu crochue vers la surface. Badoom badoom. Ses jambes commencèrent à bouger lentement le faisant monter lentement vers le ciel. Badoom badoom. Sa queue ondulait lentement dans la douceur de l’eau. Badoom badoom. La silhouette ouvrit la bouche aux canines de vampire. Badoom badoom. Son visage quitta l’eau et il respira l’air pour la première fois de sa vie. Ses yeux bleus azur parcoururent l’horizon et s’arrêtèrent sur l’île. Badoom badoom. Un bruit sourd l’interpella dans son dos, un bateau de pêche motorisé lui faisait face. Il pencha la tête sur le côté ne comprenant pas trop ce que c’était. Il se cogna la tête contre le bateau. Il coula. Badoom badoom. Le filet de pêche le captura. Ses doigts crochus défirent le filet et tous les poissons s’échappèrent avec lui. Il mit un bras devant lui puis le ramena, et continua avec l’autre, et ainsi de suite, apprenant un nager sous l’eau. Il arriva au large des côtes au petit matin quand la tempête fut calmée. Une petite fille croyant que c’était un homme échoué appela les prêtres des
... (en cours)

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